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Lundqvist est en santé et prêt à entreprendre le camp d'entraînement

Le vétéran gardien des Rangers a recommencé à patiner après s'être remis de la blessure au genou qu'il a subie au Championnat du monde de la FIHG en mai

par Tom Gulitti @tomgulittinhl / Journaliste NHL.com

STOCKHOLM - De retour sur la glace après s'être remis d'une blessure au genou, le gardien des Rangers de New York Henrik Lundqvist sent l'adrénaline monter en lui alors qu'il se prépare à entreprendre le camp d'entraînement, le 15 septembre, en vue de disputer une 13e saison dans la LNH.

« J'ai patiné quelques fois et je me sens bien, a déclaré Lundqvist, jeudi, à l'occasion de la Tournée des médias européenne des joueurs. Évidemment, il me reste du travail à faire, mais la sensation est la même chaque année… Quand tu mets le pied sur la glace, tu réalises que c'est le temps de passer en deuxième vitesse et d'augmenter ta charge de travail. J'aime bien ce moment. »

Après avoir subi une entorse de niveau 1 au ligament collatéral interne du genou gauche au moment où il aidait la Suède à voguer vers la conquête de la médaille d'or au Championnat du monde 2017 de la FIHG, Lundqvist, qui a 35 ans, a dit qu'il est en santé et qu'il a recommencé à patiner au moment où il le fait habituellement chaque année durant la saison morte. Il suit présentement le même programme de préparation que d'habitude.

« Tu as besoin de quelques semaines pour te sentir à l'aise, mais ça fait partie du processus normal, a-t-il affirmé. Ça s'est passé comme pas mal chaque année. Il s'agit d'y aller étape par étape. »

Lundqvist a fait savoir qu'il s'est blessé dans les 20 dernières secondes de la victoire de 4-1 de la Suède contre la Finlande en demi-finale du Championnat du monde, le 20 mai dernier à Cologne, en Allemagne.

« Mon patin est resté pris dans la glace et quand j'ai essayé de me déplacer vers ma droite, mon genou est resté du côté gauche, et il y a une élongation du ligament », a indiqué Lundqvist.

Après avoir subi des traitements d'acuponcture et une injection visant à réduire la douleur, Lundqvist a dit avoir ressenti un peu de douleur durant la deuxième moitié du match pour la médaille d'or, le lendemain. Il a quand même réalisé 42 arrêts et résisté à chacune des quatre tentatives de tirs au but contre lui en fusillade, dans le cadre de la victoire de 2-1 signée par la Suède aux dépens du Canada.

Ayant subi une blessure semblable au genou plus tôt dans sa carrière, Lundqvist avait confiance qu'il ne s'agissait pas d'un mal plus grave. Le tout lui a été confirmé quand il est retourné à New York et qu'il s'est fait examiner par le personnel médical des Rangers.

« J'allais retourner à New York de toute manière, alors il y a eu des examens et on a conçu un plan de traitement, a-t-il déclaré. Je me sens bien. Les quelques premières semaines après, tu ne fais pas grand-chose. Tu te reposes et ensuite, tu commences la réadaptation. »

Malgré sa blessure, Lundqvist a dit avoir « absolument adoré » remporter la médaille d'or avec son frère jumeau, Joel, qui était le capitaine de la formation suédoise. Il estime que cette expérience s'est avérée un tonique pour lui sur le plan mental, après avoir connu une saison décevante avec les Rangers qui s'est terminée par une élimination en six matchs aux mains des Sénateurs d'Ottawa au deuxième tour éliminatoire dans l'Association de l'Est.

« C'était vraiment plaisant, a-t-il dit. Même si nous avons perdu à New York et que c'était vraiment décevant, le fait d'aller finir la saison comme je l'ai fait avec la Suède, je pense que ça va m'aider à bien entreprendre la prochaine saison. »

Lundqvist cherchera à rebondir après avoir connu une saison 2016-17 en deçà de ses capacités, lui qui a alors présenté une fiche de 31-20-4 tout en affichant ses pires statistiques en carrière au chapitre de la moyenne (2,74) et du pourcentage d'arrêts (,910). Il s'est par ailleurs contenté de deux blanchissages. Lundqvist estime que la constance est ce qui lui a fait le plus défaut.

« Les hauts ont été aussi hauts que les années passées. Les bas ont été un peu trop bas, a-t-il affirmé. Mais j'ai aussi eu des séquences où j'ai eu l'impression d'être à la hauteur, de jouer comme j'en suis capable, comme je devrais jouer. Mais évidemment, quand tu es le gardien partant, tu ne peux pas connaître trop de mauvaises soirées parce que cela affecte tout le reste ensuite, notamment comment tu te sens. »

Le visage des Rangers a changé durant la saison morte, l'équipe ayant échangé le joueur de centre Derek Stepan et le gardien réserviste Antti Raanta aux Coyotes de l'Arizona en plus de racheter les trois dernières saisons prévues au contrat du défenseur Dan Girardi. Ce dernier s'alignait avec les Rangers depuis la saison 2006-07, la deuxième de Lundqvist dans la LNH.

« Ça va être un sentiment étrange, a reconnu Lundqvist. J'ai côtoyé ce gars-là pendant 11 ans et c'est un joueur à qui tu pouvais te fier parce qu'il était prêt à préconiser une certaine approche devant moi. Il va évidemment me manquer sur la glace, et surtout en dehors de la patinoire. Mais ça fait partie du hockey. J'ai hâte d'apprendre à connaître les nouveaux joueurs et de voir ce qu'ils pourront nous donner, en espérant qu'ils nous aideront à atteindre un autre niveau supérieur. »

Parmi les nouveaux venus, il y a le défenseur Kevin Shattenkirk et le gardien réserviste Ondrej Pavelec, qui se sont greffés aux Rangers en tant que joueurs autonomes sans compensation. Shattenkirk, qui est originaire de New Rochelle, dans l'État de New York, devrait être jumelé à Ryan McDonagh au sein du premier duo d'arrières et patrouiller la ligne bleue au sein de la première unité du jeu de puissance.

« Je n'ai pas joué souvent contre lui, mais à en juger par les quelques matchs où je l'ai affronté, c'est assurément un défenseur qui peut bien faire circuler la rondelle, un joueur intelligent. J'ai entendu beaucoup de bonnes choses à son sujet, a dit Lundqvist. Et en plus, c'est un New-Yorkais. Il est très content qu'on lui ait donné cette chance. »

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