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Loui Eriksson prend la direction de Vancouver

L'attaquant accepte une entente de six ans avec les Canucks

par Kevin Woodley / Correspondant NHL.com

VANCOUVER - Quand l'attaquant suédois Loui Eriksson a voulu savoir comment ce serait de vivre à Vancouver et de jouer pour les Canucks, il a communiqué avec Daniel et Henrik Sedin. Mais il n'a eu besoin de personne pour lui dire comment ce serait de jouer avec les frères jumeaux.

 

Eriksson a joué au sein du même trio que les Sedin aux Jeux olympiques et en Championnats du monde avec l'équipe nationale de la Suède, et c'est la chance de faire revivre cette chimie sur une base régulière au sein du premier trio d'une équipe de la LNH qui l'a incité en bonne partie à signer un contrat de six ans au montant de 36 millions $ avec les Canucks, vendredi. Le contrat a une valeur annuelle moyenne de 6 millions $.

« Ce sont des joueurs qui sont tellement intelligents, a souligné Eriksson. Ç'a été facile pour moi, à mes débuts avec eux, de trouver une chimie parce que nous jouons un peu de la même façon. Nous aimons donner la rondelle pour la recevoir aussitôt. Il a peut-être fallu un certain apprentissage dans les quelques premiers matchs, question de voir comment ils jouaient et comment ils pensaient, mais nous avions l'impression de vraiment bien nous entendre quand nous jouions ensemble dans ces matchs-là, surtout au Championnat du monde 2013, quand nous l'avons emporté. … J'espère que nous pourrons continuer à jouer de cette façon et ainsi connaître du succès. »

 

Eriksson, qui s'attend également à jouer aux côtés des Sedin à la Coupe du monde de hockey 2016 en septembre, a inscrit 30 buts et 63 points en 82 matchs avec les Bruins de Boston la saison dernière. Il a atteint le cap des 20 buts six fois en 10 campagnes dans la LNH, se rendant même à 30 buts à deux reprises. Cela signifie qu'il devrait être en mesure d'aider une équipe des Canucks qui n'a marqué que 182 buts en temps réglementaire et en prolongation en 2015-16, le deuxième pire total dans la Ligue.

 

Seulement deux joueurs des Canucks ont marqué au moins 20 buts l'hiver dernier, soit Daniel Sedin avec 28 et Jannik Hansen avec 22, tandis que Daniel Sedin (61 points) et Henrik Sedin (55) ont été les seuls membres de l'équipe à franchir le plateau des 50 points. Le jeu de puissance a pris le 27e rang dans la LNH avec un taux de réussite de 15,8 pour cent.

 

« Quand nous avons étudié les façons d'améliorer l'équipe cet été, nous avons conclu qu'il fallait miser sur un plus grand nombre de joueurs habiles », a indiqué le directeur général Jim Benning.

 

Benning estime que les Canucks ont atteint leur objectif, donnant en exemple Eriksson, 31 ans, et le défenseur de 26 ans Philip Larsen. Ce dernier a signé un contrat d'un an pour 1,025 million $ avec Vancouver, vendredi, après avoir totalisé 11 buts et 38 points en 52 matchs la saison dernière avec le club Jokerit Helsinki dans la KHL.

 

« Nous avons connu une bonne journée en ce qui concerne notre désir de mettre la main sur des joueurs habiles et d'améliorer notre avantage numérique », a noté Benning.

 

Les Canucks ont également conclu une entente d'un an pour 600 000 $ avec l'attaquant Jayson Megna, en plus d'accorder des contrats d'un an à deux volets aux attaquants Michael Chaput et Borna Rendulic ainsi qu'au défenseur Chad Billins. L'embauche la plus importante a toutefois été celle d'Eriksson, qui a dit avoir vu quelques autres équipes manifester « un intérêt véritable » à son endroit et avoir refusé un contrat de quatre ans offert par Boston.

 

« (La longueur du contrat) était un facteur important pour moi, je voulais une entente de cinq ou six ans », a affirmé Eriksson, qui a enregistré 212 buts et 504 points en 725 matchs du calendrier régulier avec les Bruins et les Stars de Dallas. « J'ai travaillé très fort au fil des ans dans la LNH et à Boston, ils étaient également intéressés à m'avoir, mais je ne m'étais jamais retrouvé dans une telle situation. Ma famille et moi avions le sentiment, surtout quand nous avons discuté avec Vancouver, que c'était là la meilleure pour nous. »

 

Le fait de bien connaître les Sedin a certes aidé, mais Eriksson n'est pas le premier joueur à s'entendre avec les Canucks dans le but d'avoir l'opportunité de jouer avec les talentueux jumeaux suédois. Radim Vrbata avait fait allusion à ce scénario quand il a signé un contrat de deux ans au montant de 10 millions $ en tant que joueur autonome en 2014 ; il a marqué 31 buts à sa première saison avant de voir sa production décliner à 13 filets, l'hiver dernier, alors qu'on l'a muté sur un autre trio que celui des Sedin.

 

Daniel et Henrik, qui auront 36 ans en septembre, n'ont plus que deux ans à faire à leurs contrats respectifs, mais Eriksson ne semblait pas s'inquiéter de ce qui pourrait arriver à ce moment-là. De leur côté, les Canucks semblaient confiants que leur nouvel attaquant pourra aider l'équipe de bien d'autres façons qu'en jouant avec les Sedin au sein du premier trio.

 

« Nous estimons qu'il sera un bon joueur jusqu'à la fin de son contrat », a affirmé Benning, qui était l'adjoint au directeur général à Boston quand les Bruins ont obtenu Eriksson des Stars dans le cadre de la transaction qui impliquait Tyler Seguin. « Parfois, quand certains joueurs voient leur coup de patin décliner et ne compensent pas par leur intelligence, ils ne savent pas comment s'en sortir. Nous estimons qu'il est un joueur vraiment intelligent, que son sens du hockey est vraiment excellent, qu'il est polyvalent. Il peut jouer à l'aile gauche, il peut jouer à l'aile droite, il peut écouler des pénalités. Il y a tellement de choses que j'aime chez Loui. Je pense qu'il va bien s'insérer dans notre groupe. »

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