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Lindros dévoile un talent à la période de questions

Les partisans découvrent les talents de trompettiste du nouveau membre du Temple de la renommée

par Dan Rosen @drosennhl / Journaliste principal NHL.com

TORONTO - Saviez-vous qu'Eric Lindros, intronisé cette année au Temple de la renommée du hockey, lauréat du trophée Hart, médaillé d'or et l'un des meilleurs joueurs de tous les temps dans les rangs juniors, est également trompettiste?

« J'ai joué de la trompette de l'école primaire jusqu'au secondaire, a déclaré Lindros. J'ai fait partie de l'orchestre du club Kiwanis et d'orchestres municipaux... »

Saviez-vous que Pat Quinn, gagnant à deux reprises du trophée Adams, entraîneur reconnu sur la scène internationale, figure de longue date dans la LNH et également membre intronisé au Temple de la renommée du hockey, était aussi un danseur et un chanteur hors pair?

« Il dansait souvent avec sa mère », a révélé Kalli Quinn en parlant de son père qui sera intronisé au Temple de la renommée à titre posthume dans la catégorie des bâtisseurs. « Peu importe le genre, mon père n'hésitait pas à pousser la chansonnette. En plus, il avait une assez belle voix. »

Ces faits inusités sur les membres intronisés au Temple de la renommée du hockey 2016, Lindros, Quinn, Rogation Vachon et Sergei Makarov, ont été dévoilés lors de la période de questions annuelle réservée aux partisans.

Cette tradition a commencé en 1999 lorsque Wayne Gretzky a confié aux responsables du Temple de la renommée qu'il cherchait une façon de discuter avec ses partisans durant le week-end de son intronisation.

Et cette dernière édition n'a pas déçu, Lindros s'aventurant même à lever le voile sur les pièces qu'il interprète à ses jeunes enfants, Carl Pierre, 2 ans, et les jumeaux Ryan Paul et Sophie Rose, 1 an.

« C'est assez horrible, mais disons que j'interprète assez approximativement ''Bonne fête'' et des comptines », a avoué Lindros.

Lindros s'est bien débrouillé en parlant de sa passion pour la trompette, mais a semblé perdre sa contenance lorsqu'un jeune partisan de Philadelphie lui a demandé s'il avait préféré jouer pour les Flyers ou pour les Maple Leafs.

Lindros a répondu sans vraiment répondre à la question.

« En grandissant à London et à Toronto, j'ai bien sûr été plongé dans la culture des Leafs. Les matchs des Leafs étaient toujours présentés à la télévision. Mon passage à Toronto a été fantastique. Les villes canadiennes comme Toronto et Montréal sont passionnées de hockey, contrairement à certaines villes aux États-Unis. Mais Philadelphie vibre au rythme du hockey comme les villes canadiennes. J'ai adoré mon séjour à Philadelphie. J'ai aussi eu la chance de jouer à Toronto, même si je n'ai joué que 33 matchs, ma saison ayant été écourtée par des blessures aux poignets. Je n'ai pas été aussi productif qu'à mes jours à Philadelphie, mais j'ai quand même eu la chance de vivre cette expérience excitante. Ici, le lendemain d'un match, tout le monde que je croisais savait si j'avais connu un bon match ou non. C'est assurément l'un des endroits les plus plaisants pour un joueur de hockey. »

« C'est une bonne réponse de politicien, non? a commenté Gino Reda, le maître de cérémonie. Il est fin prêt pour une carrière en politique. Chapeau, Eric. Tu sais toujours bien tricoter. »

Kalli Quinn, dont le père a dirigé les Flyers de 1979 à 1982, en a rajouté.

« Mon père vantait toujours les amateurs de sports de Philadelphie, mais il considérait les partisans des Flyers comme les meilleurs de tous parce qu'ils soutenaient leur équipe, peu importe la situation, a-t-elle révélé. Selon lui, l'amphithéâtre des Flyers était l'un des plus intimidants de la ligue à cause de l'appui inconditionnel des partisans farouches de l'équipe. »

Vachon, qui jouait dans la Ligue dans les années 70, n'a pu s'empêcher de plaisanter.

« Oh oui, tout le monde est unanime : les Flyers de Philadelphie sont adorables, a-t-il ajouté en se tournant vers Quinn et Lindros. On voit bien que vous n'avez jamais eu à vous frotter aux Flyers des années 70! »

Lindros a révélé vendredi que l'ancien directeur général et actuel président des Flyers de Philadelphie Paul Holmgren lui avait proposé d'effectuer un retour avec l'équipe après l'avoir vu jouer lors du match des anciens en préambule de la Classique hivernale Bridgestone 2012 au Citizens Bank Park.

Samedi, Reda a discuté de cette proposition avec Lindros, qui a apporté quelques précisions en riant.

« Paul Holmgren m'a appelé pour me dire qu'il avait assisté à la rencontre, quelque part dans cet immense stade de baseball. Il m'a proposé de revenir au jeu, comme l'équipe avait de la place sous le plafond salarial, me disant que je savais que je pouvais encore jouer dans la ligue. Je me suis demandé d'où il m'avait vu jouer. Du champ gauche? »

« La conversation a été de courte durée. Paul a toujours été un bon gars. À l'époque, nous avons bien ri et nous continuons d'en rire. »

Un partisan a ensuite demandé à Lindros s'il était tenté par une carrière d'entraîneur ou un rôle au sein de la direction des Flyers.

« Ouf , a lancé Lindros. J'ai trois enfants en bas âge qui me gardent fort occupé. Mais c'est une possibilité que je n'écarte pas. J'aime le hockey comme je l'ai toujours aimé. Je patine quelques fois par semaine. C'est ce que j'aime et ça ne changera jamais. »

La réaction de Vachon en apprenant son intronisation au Temple de la renommée

Chaque joueur intronisé se souvient du moment où on lui a annoncé son intronisation au Temple de la renommée.

Quinn a avoué qu'elle avait pleuré en apprenant du président du conseil du Temple la renommée Lanny McDonald que son père serait intronisé.

« Ces paroles de Lanny m'ont réjouie, a poursuivi Quinn. Les mots me manquent pour décrire ce que j'ai ressenti. J'ai toujours été fière de mon père, mais sur le moment, je n'ai pu retenir mes larmes. »

Vachon, qui en était à sa 31e année d'admissibilité, a sans aucun doute eu la meilleure histoire à raconter.

« J'étais chez moi à Venice, en Californie, et mon fils travaillait dans son bureau. J'ai répondu au téléphone dans la cuisine. J'ai entendu la voix de Lanny McDonald qui se présentait. J'ai simplement répondu OK. Je ne lui avais pas parlé depuis plusieurs années et je me demandais ce qu'il me voulait. Il m'a félicité en m'annonçant la grande nouvelle. Surpris, je n'ai pas compris tout de suite ce qui venait de se produire. Il m'a répété la nouvelle et j'ai été totalement pris de court. Je me suis dirigé vers le bureau en gardant Lanny sur la ligne et j'ai murmuré à mon fils ''Temple de la renommée''. Et là, nous avons perdu les pédales! »

Lindros pose à son tour une question

Quinn, lorsque Lindros lui a demandé si elle avait pu influer sur une transaction en dînant avec son père, a répondu par la négative, mais a toutefois précisé qu'elle avait eu son mot à dire sur une sélection au repêchage.

« Une fois, à la maison, à l'époque où les équipes pouvaient encore inviter les joueurs avant le repêchage, a-t-elle précisé. Nous avions rencontré deux joueurs. Comme mon père m'avait demandé mon avis sur ces joueurs, disons que je peux m'accorder le mérite de l'une des sélections au repêchage de l'équipe. Je ne révélerai pas l'identité du joueur. C'est la seule fois que mon père m'a demandé mon avis. »

L'affreuse carte de hockey de Vachon

Vachon, que l'on venait d'interroger sur l'effet de se voir sur une carte de hockey, a déclaré détester une carte en particulier, soit une carte à son nom de la collection O-Pee-Chee alors qu'il jouait pour les Kings de Los Angeles lors de la saison 1971-72. Sur cette carte, sa tête avait été appliquée sur le corps d'un autre joueur.

« Le résultat est tellement moche que lorsqu'on me demande de la dédicacer, je m'assure toujours d'apposer ma signature sur le visage pour le cacher le plus possible », a-t-il déclaré en déclenchant des rires.

S'ils n'avaient pas joué au hockey

On a demandé aux quatre nouveaux membres du Temple ce qu'ils auraient fait s'ils n'avaient jamais joué au hockey.

Makarov serait devenu un joueur de soccer puisqu'il pratiquait souvent ce sport en été.

Lindros aurait fort probablement poursuivi une carrière en économie axée d'une manière ou d'une autre sur le calcul.

Vachon, quant à lui, a déclaré qu'il aurait probablement travaillé à la ferme laitière familiale.

« Les vaches n'auraient probablement pas aimé vos mains rugueuses », a plaisanté Reda.

Quinn a confié que son père, qui avait déjà songé à devenir prêtre, aurait fort probablement travaillé dans une aciérie à Hamilton en Ontario.

Leurs idoles

À différents moments de la période de questions, Vachon a mentionné que ses idoles étaient les membres du Temple de la renommée Jacques Plante et Jean Béliveau. Il a même pointé vers le ciel pour remercier Plante d'avoir fait le choix de porter un masque de gardien, ce qui lui a permis à son tour d'en porter un.

« Ce geste a changé la vie des jeunes gardiens de but », a avancé Vachon.

Les idoles de Makarov étaient ses frères aînés et son compatriote Valeri Kharlamov, lui aussi intronisé au Temple de la renommée. Lindros a répondu sans hésitation que son idole était Mark Messier.

« Je vais vous nommer mes joueurs favoris qui sont tous des Flyers, a commenté Quinn. L'un de ces joueurs est Bob Daley. Mon père avait instauré un programme de conditionnement physique. À l'époque, j'étais une nageuse et j'avais à cœur mon conditionnement physique. Pat Croce avait mesuré mon taux de graisse et m'avait confié que Bob Daley et moi avions des genoux gras. Je l'ai aimé pour cette raison! Mon autre idole était T.J. Gorence, parce qu'il m'achetait une crème glacée les soirs de match où il ne jouait pas. J'imagine que c'est pour ça que mes genoux étaient gras. »

Une autre histoire remarquable

En 2002, Pat Quinn dirigeait Équipe Canada vers sa première médaille d'or olympique en 50 ans. Kalli Quinn travaillait pour Hockey Canada à l'époque comme personne-ressource auprès des familles des joueurs. Voici un extrait de sa journée lorsque le Canada a remporté l'or :

« Le match s'est déroulé comme nous l'avions espéré et l'agent de sécurité de l'équipe s'est amené dans les estrades. Il cherchait ma mère, ma sœur et moi pour nous faire traverser le cordon de sécurité. Mon père lui avait demandé de nous ramener à lui, bien que nous n'avions pas le droit de nous approcher du vestiaire des joueurs. Nous étions sur le banc des joueurs et nous nous enlacions en pleurant. Lorsque l'équipe a sauté sur la patinoire pour prendre la photo de la victoire, mon père m'a attrapé et m'a dit : "Allez, tu viens avec nous". J'ai refusé, mais il n'a rien voulu savoir. Il m'a dit que je méritais ma place sur la photo d'équipe parce que j'avais travaillé aussi fort que les joueurs aux succès de l'équipe. Je pense à ce moment chaque fois que j'entends l'hymne national canadien. C'est mon plus beau souvenir. »

 

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