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L'expérience des Red Wings fera face à jeunesse des Penguins en finale

LNH.com @NHL

MONTREAL - La série qui opposera les Red Wings de Detroit aux Penguins de Pittsburgh en finale de la Coupe Stanley possède tous les ingrédients pour captiver l'intérêt de l'amateur de hockey.

Les deux équipes pratiquent un même style basé sur la rapidité, la vitesse d'exécution et le contrôle de la rondelle.

Les deux champions d'association misent aussi sur des joueurs parmi les meilleurs de la Ligue nationale: Pavel Datsyuk, Henrik Zetterberg et Nicklas Lidstrom du côté des Red Wings, Sidney Crosby, Evgeni Malkin et Marian Hossa chez les Penguins.

Les deux formations se différencient toutefois sur un point: l'expérience. Si l'expérience était le principal critère d'évaluation, les Red Wings seraient donnés favoris pour balayer la finale en quatre rencontres. On compte en effet huit joueurs ayant remporté la coupe à Detroit en 2002. Six joueurs étaient déjà là quand les Red Wings ont réussi un doublé en 1997 et 1998. Chez les jeunes Penguins, seuls Gary Roberts (1989) et Petr Sykora (2000) ont déjà gravé leur nom sur le prestigieux trophée parmi les titulaires de l'équipe. Le vétéran Darryl Sydor a remporté la coupe deux fois (1999 et 2004) mais il n'a pas disputé un seul match des présentes séries.

L'âge moyen des Red Wings s'établit à 32,3 ans contre 27,9 ans pour les Penguins.

Osgood et Fleury

L'écart de génération est très évident devant le filet. Chris Osgood, à 35 ans, compte deux coupes à son palmarès ainsi qu'un total de 100 matchs en séries éliminatoires. Marc-André Fleury, 23 ans, a disputé seulement 19 rencontes en séries. Les deux gardiens demeurent des piliers de leur équipe respective même si le trophée Conn Smythe risque d'être attribué à un attaquant ou un défenseur. Au cours des trois premiers tours, Osgood a maintenu un dossier de 10-2, y compris un jeu blanc, une moyenne de 1,60 et un taux d'arrêts de ,931 en relève à Dominik Hasek. Fleury, lui, a conservé un dossier de 12-2, une moyenne de 1,70 et un taux d'efficacité de ,938. Il a aussi enregistré trois jeux blancs.

Lidstrom et Gonchar

La ligne bleue des Red Wings profite aussi d'une vaste expérience. C'est ce qui pourrait faire la différence dans cette finale. Lidstrom, Brian Rafalski et Chris Chelios ont tous gagné la coupe au moins deux fois. Ils sont appuyés par l'étonnant Niklas Kronwall, premier pointeur (0-12-12) des séries parmi les défenseurs, Brad Stuart, Brett Lebda et Andreas Lilja. Chez les Penguins, Sergei Gonchar (1-10-11) s'impose comme le meneur, aidé du vétéran Hal Gill et des jeunes Ryan Whitney, Rob Scuderi, Brooks Orpik et Kristopher Letang.

Des trios explosifs

A l'attaque, la différence est encore une fois énorme. Mais le talent pourrait très bien compenser le manque d'expérience. Crosby, Malkin, Hossa, Ryan Malone, Jordan Staal et Sykora ont réussi à s'imposer contre Ottawa, New York et Philadelphie. Maxime Talbot, Pascal Dupuis, Tyler Kennedy, Roberts, s'il est rétabli d'une pneumonie, Jarkko Ruutu, Georges Laraque et Adam Hall peuvent aussi contribuer à l'attaque. La réplique des Red Wings viendra de Zetterberg, Datsyuk, Johan Franzen, sans doute absent lors du premier match, Jiri Hudler et Tomas Holmstrom, sans parler de Mikael Samuelsson, Valtteri Filppula, Kris Draper, Dan Cleary, Darren McCarty, Darren Helm et Kirk Maltby.

Derrière le banc, Mike Babcock a plus d'expérience, mais Michel Therrien n'a rien à lui envier.

Les mises en jeu

Les unités spécialisées des deux équipes sont également efficaces. L'attaque à cinq des Penguins tourne à 24,6 pour cent de réussite contre 21,0 pour cent pour celle des Red Wings. Pittsburgh et Detroit affichent un taux d'efficacité identique de 87,3 pour cent en infériorité numérique.

Les Red Wings ont dominé le cercle des mises en jeu contre Nashville, Colorado et Dallas. Ils pourraient en fait autant contre Pittsburgh. Les Wings ont maintenu un taux de réussite de 55,73 pour cent contre seulement 46,71 pour cent aux Penguins. Draper a remporté 63,4 pour cent de ses mises en jeu.

Les Red Wings en six.

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