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Letang était convaincu que les Penguins pouvaient gagner sans lui

Le défenseur québécois est très présent dans l'entourage de l'équipe, tout en se rétablissant de l'opération au cou subie le 13 avril

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

CRANBERRY, Penn. - Comme quelqu'un qui se pète les bretelles d'avoir vu juste, Kristopher Letang n'a pas manqué de rappeler, mardi, qu'il avait affirmé que les Penguins de Pittsburgh pouvaient se rendre loin en séries éliminatoires sans lui, au moment de l'annonce de la fin de sa saison, le 5 avril.

Plusieurs amateurs de hockey avaient roulé les yeux de perplexité en prenant connaissance des propos du défenseur étoile.

« Je ne disais pas ça parce que c'était la chose à dire. J'étais convaincu », a déclaré Letang, qui est très présent dans l'entourage des Penguins tout en poursuivant sa période de récupération à la suite de l'opération au cou qu'il a subie le 13 avril.

« Une équipe qui a des leaders de la trempe des Sidney Crosby et Evgeni Malkin a toujours des chances d'aller loin », a-t-il précisé.

Plus tard, il s'est attardé sur Crosby : « Uniquement qu'à voir l'attitude de 'Sid', son souci du détail à tous les matchs, sur la glace et à l'extérieur. Il est un modèle à suivre.

« Après que nous ayons gagné la Coupe l'an dernier, il parlait déjà de reprendre l'entraînement en vue du tournoi de la Coupe du monde. Il a aidé le Canada à gagner le tournoi en septembre et à son retour avec l'équipe il avait déjà en tête de regagner la Coupe. Il ne néglige aucun détail et il veut accomplir beaucoup. »  

Letang a indiqué que sa convalescence se déroule à merveille et qu'il a même recommencé à chausser les patins.

Quand on lui a demandé si c'était pour aller sur la glace, il a répondu en souriant : « Proche… »

Il a dit s'attendre de recevoir le feu vert des médecins afin de reprendre toutes ses activités normales dans quelques semaines.

Ce sera évidemment trop tard pour prendre part à la Finale de la Coupe Stanley.

Les Penguins avaient parlé d'une période de réadaptation d'une durée de plus de quatre mois en procédant à l'annonce, le 5 avril.

Comme l'attaquant Pascal Dupuis l'an dernier, Letang est confiné à rester sur les lignes de côté. Ça ne l'empêche pas d'être très impliqué.

« J'essaie d'aider à ma façon. Je regarde tous les matchs aux côtés de Mario (Lemieux) et de Nathalie (l'épouse de Lemieux) et on ne doit pas trop apprécier ma présence parce que je suis le plus bruyant dans la loge », a-t-il lancé.

« C'est difficile de voir ses coéquipiers être rendus en Finale et de ne pouvoir que les encourager. Je texte des informations d'en haut entre les périodes. Je parle à mes coéquipiers défenseurs, je leur donne des conseils sur des sorties de zone ou d'autres aspects. Les gars aiment ça avoir l'opinion d'un coéquipier. C'est une voix différente que celle des entraîneurs. »

L'entraîneur Mike Sullivan s'assure que le hockeyeur natif de Sainte-Julie, sur la rive-sud de Montréal, demeure proche de ses coéquipiers. Il lui fait annoncer la formation de départ de l'équipe dans le vestiaire avant les matchs.

« Je lui en ai parlé, a précisé Sullivan. Il est une partie importante de l'équipe. Je sais tout le respect que ses coéquipiers lui vouent et je juge que c'est important qu'il soit proche. C'est un super coéquipier.

« Il a tellement à cœur les succès des Penguins. Il veut nous aider, peu importe la façon. »

Letang n'est pas peu fier du travail que le groupe de défenseurs des Penguins accomplit en son absence.

« Ce n'est pas un groupe flamboyant, mais les gars se soutiennent les uns les autres. Ils sont très unis. Ils sont prêts à s'imposer tous les sacrifices pour les succès de l'équipe. Chacun veut la réussite de l'autre », a-t-il résumé.

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