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Letang et Kessel ont vite surmonté la déception

Les deux joueurs des Penguins ont d'autres chats à fouetter que de ruminer leur non sélection en vue de la Coupe du monde

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

CRANBERRY, Pennsylvanie - Kristopher Letang et Phil Kessel ont d'autres chats à fouetter que de ruminer leur non sélection par l'équipe de leur pays respectif en vue de la Coupe du monde de hockey 2016.

Disons qu'une participation à la Finale de la Coupe Stanley peut aider grandement à surmonter la plus forte des déceptions. Les deux rouages importants des Penguins de Pittsburgh ont un objectif plus important en tête, à très brève échéance.

« Je n'ai pas du tout perdu de sommeil avec ça. Que voulez-vous que je fasse? », a débité le défenseur Letang en détachant ses patins, samedi, au complexe d'entraînement de l'équipe.

Le défenseur québécois était un des candidats pressentis pour l'obtention d'un des derniers postes au sein d'Equipe Canada, comme entre autres P.K. Subban des Canadiens de Montréal. Il a néanmoins admis qu'il a espéré recevoir l'appel des dirigeants.

« Espérer, on ne fait que ça dans le fond, a-t-il répondu. J'ai donné ce que j'avais à donner cette saison. Nous sommes rendus là où nous sommes pour certaines raisons. J'ai fait tout ce que j'avais en mon pouvoir de faire, je n'avais rien à voir avec la décision. »

Il a assurément été déçu, mais il ne l'a pas laissé paraître. Il a laissé entendre avoir reçu des mots de réconfort des gens de son entourage.

« J'ai parlé à bien du monde et, au bout du compte, c'est pas mal plus intéressant de gagner la Coupe Stanley », a laissé tomber Letang, qui sera à la recherche d'une deuxième conquête quand s'amorcera la Finale contre les Sharks de San Jose au Consol Energy Center lundi (20h HE; TVA Sports, CBC, NBCSN).

Son coéquipier Kessel a paru avoir avalé plus de travers la décision des dirigeants de l'équipe américaine de ne pas avoir retenu ses services pour le tournoi qui va se dérouler à Toronto en septembre.

« Je laisse le soin aux observateurs d'exprimer leurs opinions, a commencé par dire l'ailier droit, prêt à répondre à la question. Personnellement, j'estime avoir bien joué pour l'équipe des États-Unis dans les compétitions internationales à lesquelles j'ai pris part. Ça se passe plutôt bien pour moi en séries éliminatoires. C'est leur décision, vous pouvez en penser ce que vous voulez. »

Plus affable qu'à l'accoutumée samedi, le patineur natif de Madison, au Wisconsin, âgé de 28 ans, a tout de même reconnu avoir été déçu.

« Vous souhaitez toujours qu'on pense à vous. Mais comme je l'ai dit, je suis pas mal sûr que j'ai toujours bien fait quand j'ai représenté mon pays. »

Kessel a porté les couleurs des États-Unis au cours des deux derniers tournois olympiques. En 2010, il a fait partie de l'équipe qui s'est inclinée en prolongation contre le Canada en finale des Jeux de Vancouver. À Sotchi en 2014, il a été le meilleur marqueur de l'équipe américaine avec cinq buts et trois passes en six rencontres.

Un rêve d'enfant

Kessel connaît des séries du tonnerre : il est le meilleur buteur et marqueur des Penguins avec neuf buts et 18 points. Le trio affublé du sobriquet HBK, qu'il complète avec le joueur de centre Nick Bonino et Carl Hagelin, est le plus productif de l'équipe, avec 45 points pour les trois.

Kessel a dit qu'il doit se pincer afin de réaliser qu'il a la chance de jouer pour l'obtention de la Coupe Stanley.

« Vous ne pensez jamais que ça puisse se produire. Vous y rêviez quand vous étiez enfant. Avec les années, vous réalisez combien c'est difficile de se rendre jusqu'à la Finale. Nous y voilà, j'ai une plus grande appréciation de la situation et je vais savourer pleinement l'expérience. »

Athlète réservé qui n'apprécie guère d'avoir les projecteurs braqués vers lui, Kessel a fait son nid chez les Penguins cette saison après avoir connu une fin d'association mouvementée avec les Maple Leafs de Toronto. L'entraîneur Mike Sullivan a dit avoir remarqué qu'il est nettement plus à l'aise au sein du groupe depuis quelques mois.

« Nous voyons tous son côté compétitif, combien il veut gagner, a indiqué Sullivan. De le voir l'exprimer à ses coéquipiers est emballant. Je pense que ses coéquipiers ont du plaisir à le regarder faire. Phil est de nature réservé.

De le voir se décoincer quelque peu et afficher ses émotions, c'est super pour ses coéquipiers et également pour lui.

« Il est en tout cas un des grands responsables de notre présence en Finale. Sa contribution à l'équipe dans les quatre derniers mois a été fantastique. »

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