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L'espoir Pierre-Luc Dubois est « un joueur complet »

L'attaquant du Cape Breton est persuadé qu'il va jouer dans la LNH la saison prochaine

par Adam Kimelman @NHLAdamK / Directeur adjoint de la rédaction NHL.com

L'attaquant Pierre-Luc Dubois des Screaming Eagles du Cape Breton dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec sait qu'il va recevoir un chandail de hockey pour son anniversaire.

La couleur et le logo sur le chandail seront déterminés par l'équipe de la LNH qui le choisira le 24 juin, le premier soir du repêchage 2016 de la LNH qui aura lieu au First Niagara Center de Buffalo, et qui est aussi le soir du 18e anniversaire de Dubois.

« Je suis très chanceux que le repêchage soit le 24 l'année de mon admissibilité, a-t-il admis. Ce sera un bon moment. »

L'équipe qui sélectionnera l'ailier gauche de 6 pieds 2 pouces et 201 livres va aussi recevoir un beau cadeau.

« Son jeu est tellement complet, a affirmé David Gregory du Bureau central de dépistage de la LNH. Il possède le gabarit et la force pour être très difficile à contenir, mais il peut aussi utiliser ses attributs pour bien jouer en défensive. Ajoutez à cela son coup de patin qui appartient à l'élite, ses aptitudes avec la rondelle et son sens du jeu, et vous avez selon moi un joueur complet. »

Dubois a terminé au cinquième rang de la LHJMQ cette saison avec 42 buts et au troisième rang avec 99 points, et il est l'espoir le mieux classé au classement final des patineurs nord-américains du Bureau central de dépistage en vue du repêchage 2016. Il est le premier joueur de la LHJMQ à détenir ce rang depuis Sidney Crosby de l'Océanic de Rimouski (Penguins de Pittsburgh) en 2005.

Dubois a accompli tout ça en partageant son temps entre l'aile gauche et le centre, une position qu'il a occupée pour la première fois en décembre 2015. Il a conclu la saison avec un pourcentage d'efficacité de 50,4 pour cent sur les 843 mises en jeu auxquelles il a pris part. le deuxième plus haut total chez les Screaming Eagles.

« Il s'est très bien adapté, a déclaré l'entraîneur du Cape Breton Marc-André Dumont. Il est tout un compétiteur, il veut apprendre et il est passionné par ce sport. Ce sont trois ingrédients qui laissent présager de grands résultats. »

« J'ai aimé jouer au centre. Vous voyez mieux le jeu et vous êtes plus impliqué en zone défensive, vous vous engagez dans des batailles dans les coins de patinoire afin de sortir la rondelle de votre zone avant de vous joindre à l'attaque. J'ai beaucoup aimé mon passage au centre. […] J'ai dû apprendre rapidement, mais je pense avoir assez bien fait. »

Dubois a mentionné qu'il avait adopté une approche simple pour apprivoiser sa nouvelle position.

« J'ai joué comme j'aurais voulu que mon centre joue lorsque j'étais ailier, a-t-il révélé. J'aime quand mon centre communique avec ses ailiers, qu'il les soutient lorsque le [défenseur] s'avance. Qu'il dise aux ailiers quoi faire. J'ai tenté d'être le genre de joueur avec qui j'aurais voulu jouer quand j'étais ailier. »

Dubois a indiqué qu'une étude intensive de vidéos l'avait aussi aidé à s'ajuster, mais cela n'a rien de nouveau pour lui. Il analyse des vidéos depuis aussi longtemps qu'il a appris à attacher ses patins.

Éric Dubois, le père de Pierre-Luc, a évolué chez les professionnels pendant 12 ans et est entraîneur dans la LHJMQ depuis 2004, lui qui est présentement adjoint avec Rimouski. Il a souvent demandé à son fils afin de l'aider quand il étudiait des vidéos.

« Je me souviens que lorsque j'étais enfant, il avait l'habitude de montrer des vidéos à son équipe, et je l'aidais, a raconté Dubois. Il me demandait : "Qu'est-ce que tu crois que ce joueur aurait dû faire?" J'ai regardé beaucoup de vidéos en grandissant. […] Cela a probablement commencé vers l'âge de 6 ou 7 ans. Cela m'a fait comprendre certaines choses. Je me souviens que l'une de ces choses était de tourner de la bonne manière lorsqu'un défenseur remet à son partenaire à la ligne bleue, d'effectuer mon virage de la bonne manière, de ne pas leur tourner le dos. Il m'a appris plusieurs choses comme ça. De petits détails. »

Ces détails ont non seulement aidé Dubois offensivement, mais aussi défensivement. Il a terminé à égalité au deuxième rang au Cape Breton avec trois buts et sept points en infériorité numérique, et les Screaming Eagles ont pris le sixième rang à court d'un homme (80,3 pour cent) en saison régulière.

« Autant j'aime marquer des buts, j'aime par-dessus tout gagner, a-t-il évoqué. Il faut remporter certaines rencontres 3-2. Je retire une fierté de bien jouer défensivement, d'être difficile à affronter. Mon père m'a toujours appris à porter attention aux détails, à mon positionnement. J'aime marquer des buts, mais gagner est la chose la plus essentielle. Peu importe ce qu'il faut faire pour gagner, que ce soit bloquer un tir en fin de match, ou encore bloquer un tir lorsque vous êtes en avant 3-1 ou 5-1. Ce sont les petits détails. »

Les équipes aiment tous les détails du jeu de Dubois. Et il croit que d'avoir la capacité de jouer au centre comme à l'aile, et d'exceller offensivement et défensivement aux deux positions, pourrait lui permettre de décrocher un poste dans la LNH dès la saison prochaine.

« Je pense être prêt physiquement, a-t-il avancé. Je crois aussi que je lis assez bien le jeu pour m'adapter au niveau de la LNH. Mon jeu sans la rondelle est ce qui va me permettre de demeurer dans la LNH. Je suis bon défensivement. Je suis mature. Je réalise de très bons jeux, des jeux intelligents avec la rondelle. Je pense que je serai prêt la saison prochaine. »

 

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