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Des unités spéciales qui ont du mordant

C'est l'explication en grande partie des succès des Sharks en séries éliminatoires

par Eric Gilmore / Correspondant NHL.com

SAN JOSE - Les Sharks de San Jose ont été blanchis en trois occasions en supériorité numérique et ils ont annulé une des deux attaques massives des Blues de St.Louis dans le premier match de la finale de l'Association de l'Ouest au Scottrade Center, dimanche.

Les Sharks ont perdu 2-1.

Dans le match no 2 mardi, les Sharks ont été 2-en-5 en avantage numérique et ils ont résisté aux six jeux de puissance des Blues.

Ils l'ont emporté 4-0.  

Les unités spéciales ont joué un rôle primordial dans les succès des Sharks depuis le début des séries éliminatoires. Ça ne sera pas différent quand s'amorcera la troisième rencontre de la série au SAP Center jeudi (21h HE; TVA Sports, CBC, NBCSN).

« C'est une ligue où la plupart des matchs se décident par l'écart d'un but, a avancé l'entraîneur des Sharks Peter DeBoer mercredi, quelques heures après le retour des Sharks à la maison. « Je pense que le mot d'ordre au sein de la confrérie des entraîneurs, c'est 'si on peut marquer trois buts, vous aurez une meilleure chance de l'emporter'. Les statistiques tendent à le démontrer.

"D'obtenir trois buts par match à égalité numérique est difficile. Vous vous dites que vous devez avoir un bon jeu de puissance afin d'avoir du succès. Le nôtre nous aide particulièrement, mais ce n'est pas le seul arsenal dans notre jeu. »

San Jose a compté huit filets en avantage numérique et il en a permis trois aux Predators de Nashville au deuxième tour des séries. Les Sharks ont eu l'avantage 5-3 dans les buts en supériorité au cours de la série de premier tour face aux Kings de Los Angeles, qu'ils ont gagnés en cinq rencontres.

Le défenseur des Sharks Brent Burns a inscrit les deux buts des siens en supériorité dans le match no 2 contre St.Louis.

« Les unités spéciales sont un gros facteur, a soumis le défenseur québécois des Sharks Marc-Edouard Vlasic. Notre brio en infériorité nous a donné du rythme. Le jeu de puissance nous a procuré deux buts, ce que nous avions besoin. »
 

Les Sharks menaient 2-0 quand ils ont tenu le coup pendant une double pénalité mineure pour bâton élevé à Patrick Marleau, au début du troisième vingt.

DeBoer a attribué du mérite à un de ses adjoints Bob Boughner qui élabore les stratégies de l'équipe en infériorité numérique. Il a aussi relevé « l'exécution et l'intensité » comme facteurs importants.

« Nous avons fait appel à plusieurs joueurs, a soulevé l'entraîneur. J'ai dû utiliser huit attaquants pour cette situation précise. Ça va de pair avec notre philosophie de d'y aller avec quatre trios. Nous désirons être une équipe de quatre trios parce que nous voulons exercer une forte pression. Vous ne pouvez pas faire ça si vous êtes à bout de souffle. »

Douze joueurs ont passé au minimum deux minutes sur la patinoire en infériorité numérique dans le deuxième match. Vlasic a été le meneur avec 5 :53 minutes, tout juste devant son coéquipier défenseur Justin Braun (5:46). Chez les attaquants, Melker Karlsson (3:54) et Nick Spaling (3:08) ont vu le plus d'action.

Burns, Logan Couture et Joe Pavelski ont quatre buts chacun en supériorité numérique dans ces séries. Joe Thornton, Tomas Hertl et Patrick Marleau en ont un chacun.

Les Sharks n'ont pas marqué en supériorité dans trois de leurs cinq défaites en séries. Ils ont réussi au moins un but en avantage numérique dans huit de leurs neuf victoires.
 

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