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Les succès des Sharks ne surprennent pas selon les statistiques avancées

Les chiffres sous-jacents et l'effet Karlsson suggéraient que des résultats positifs surviendraient, même lors de leur début de saison difficile

par Scott Cullen / Correspondant NHL.com

« Derrière les chiffres » est une chronique qui se penche hebdomadairement sur les tendances des joueurs et des équipes, en mettant l'accent sur les statistiques avancées. Cette semaine, on analyse comment les Sharks de San Jose ont grimpé au classement après un lent début de saison régulière.

En examinant la situation de près, il était évident que les Sharks de San Jose finiraient par grimper près du sommet de l'Association de l'Ouest lorsqu'ils connaissaient des difficultés au cours des deux premiers mois de la saison.

Les Sharks (28-14-7, 63 points) montrent un dossier de 16-4-2 à leurs 22 derniers matchs, le deuxième meilleur de la LNH derrière le Lightning de Tampa Bay (17-3-1) depuis le 2 décembre.

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Plusieurs doutaient qu'une telle séquence survienne après que les Sharks eurent encaissé un revers de 6-2 contre les Sénateurs à Ottawa le 1er décembre, un match qui a marqué le retour du défenseur Erik Karlsson, qui a été échangé d'Ottawa à San Jose le 13 septembre 2018.

San Jose montrait une fiche de 12-10-5, un dossier totalement inattendu pour une équipe qui avait participé aux séries éliminatoires de la Coupe Stanley dans 13 de ses 14 saisons précédentes et avait réalisé un échange majeur pour ajouter un double gagnant du trophée Norris à sa brigade défensive.

Au cours de ce revers de 6-2, Karlsson a décoché neuf tirs au but, un sommet cette saison, et les Sharks ont dominé les Sénateurs 38-26 au chapitre des lancers.

Après la rencontre, l'entraîneur Peter DeBoer avait affirmé que les Sharks devaient retrouver leur confiance, exprimant un peu la frustration que les joueurs ressentaient.

Quand les rondelles n'entrent pas dans le but, ça affecte assurément les perceptions, même celles de ceux à l'intérieur de l'équipe. Les victoires et les défaites sont importantes, car les points qui en résultent déterminent les positions au classement, mais examiner le portrait global peut souvent offrir des indices qui suggèrent que le vent pourrait éventuellement tourner pour une équipe. 

Même si la fiche de San Jose était médiocre, il y avait des raisons légitimes d'être optimistes. Au cours de ces 27 premiers matchs, les Sharks venaient au deuxième rang de la LNH au chapitre du pourcentage de tirs tentés (55,75), mais ils étaient 26e pour le pourcentage de lancers à 5-contre-5 (6,7) et derniers pour le pourcentage d'arrêts à 5-contre-5 (,893).

Les pourcentages de tirs et d'arrêts font partie des statistiques avancées qui peuvent changer rapidement, car ils sont basés sur les buts.

Video: SJS@EDM: Le tir de Karlsson a raison de Talbot

Les Sharks, une formation remplie de vétérans, se tenaient en milieu de peloton dans ces catégories lors des trois saisons précédentes. De 2015-16 à 2017-18, ils étaient 10e au chapitre du pourcentage de tirs tentés (51,22), 13e pour le pourcentage de tirs à 5-contre-5 (7,7) et 23e pour le pourcentage d'arrêts à 5-contre-5 (,921). 

Certaines équipes n'ont peut-être pas le talent nécessaire pour marquer sur une base régulière ou obtiennent un moins bon rendement de leurs gardiens, et ces circonstances peuvent mener à des pourcentages de tirs et d'arrêts inférieurs à la moyenne. Mais en examinant les chiffres en profondeur, les Sharks ne semblaient pas faire partie de ces équipes.

Ils ne le sont pas depuis le match à Ottawa. En fait, ils ont retrouvé leur confiance et leur rythme.

Les Sharks affichent toujours un pourcentage de tirs tentés de 55,50 au cours de leurs 22 dernières parties, donc ça n'a pas vraiment changé, mais ils affichent un pourcentage de tirs à 5-contre-5 de 11,5, le meilleur de la LNH, depuis le 2 décembre. Au cours de cette période, le pourcentage d'arrêts de San Jose à 5-contre-5 est de ,910, bon pour le 23e rang dans la LNH, mais c'est tout de même un résultat meilleur de huit places qu'avant le 1er décembre.

La saison de Karlsson est à l'image de celle de son équipe. Lors des 27 premiers matchs de la saison, Karlsson a été sur la glace pour 59,55 pour cent des tirs tentés à 5-contre-5 et il a amassé 15 points en 27 parties, une production bien en dessous de ce à quoi il nous a habitués à Ottawa, là où il a amassé en moyenne 71 points par saison au cours des cinq campagnes précédentes.

Depuis le 2 décembre, les Sharks obtiennent 59,42 pour cent des tirs tentés à 5-contre-5 quand Karlsson est sur la glace, et sa production a bondi. Même si Karlsson a raté deux matchs au mois de décembre en raison d'une suspension, il cumule 28 points (un but, 27 passes) à ses 20 plus récents affrontements. Quand les tirs créés se transforment en but, ça change le portrait complètement.

Les Sharks ont également le luxe de compter sur deux défenseurs extrêmement productifs. Karlsson a été bon, certes, mais Brent Burns a cumulé 25 points (six buts, 19 aides) à ses 22 derniers matchs, et il mène tous les défenseurs de la LNH avec 52 points (neuf buts, 43 passes) cette saison. Évidemment, les Sharks avaient des attentes élevées envers leur duo défensif avant la saison, et ça aura pris du temps, mais Karlsson et Burns ont fini par être à la hauteur.

Video: OTT@SJS: Burns fait 2-0 sur un rebond fortuit

Burns et Karlsson ont amassé un total combiné de 95 points, de loin le plus haut total parmi les autres coéquipiers chez les défenseurs. Ils sont notamment devant Mark Giordano et Noah Hanifin (73) des Flames de Calgary, Morgan Rielly et Jake Gardiner (72) des Maple Leafs de Toronto et Mattias Ekholm et Roman Josi (70) des Predators de Nashville.

Même s'il est tout à fait raisonnable de s'attendre à une grosse production de la part de Burns et de Karlsson - ils sont de loin les deux défenseurs les plus productifs au cours des quatre dernières saisons et demie - la vraie équipe des Sharks se situe probablement entre les deux extrêmes qu'ils ont affichés cette saison. Les Sharks ne sont peut-être pas la meilleure équipe de la LNH pour les tirs, mais ils ne sont probablement pas la pire non plus.

Mais cette édition des Sharks est exactement la raison pour laquelle l'évaluation d'une équipe ne devrait pas être basée sur les buts ou les victoires sur une petite période de temps.

Lors du premier tiers de la saison, San Jose connaissait des difficultés avec un dossier en dessous de la moyenne et un différentiel de buts négatif, et maintenant, les Sharks sont considérés comme des prétendants à la Coupe Stanley.

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