Skip to main content

Les succès de Hischier retentissent en Suisse

Le défenseur québécois Maxim Noreau peut témoigner de l'évolution du hockey helvète au cours des dernières années

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

Le hockey poursuit sa belle progression en Suisse. La sélection de l'attaquant Nico Hischier au tout premier rang du repêchage 2017 de la LNH - une première pour le pays -- et les succès qu'il connaît chez les Devils du New Jersey cette saison en sont l'illustration.

Le défenseur québécois Maxim Noreau, qui en est à sa cinquième saison dans la Ligue élite de la Suisse, espère que le brio de Hischier incite de jeunes compatriotes bourrés de talent à venir en Amérique du Nord.

« Le calibre de jeu du hockey suisse ne cesse d'augmenter, même si l'écart entre les équipes de premières places, les plus riches, et celles de bas de classement demeure considérable », indique Noreau dans une entrevue avec LNH.com. 

« Le niveau est très relevé, il y a de très bons joueurs qui pourraient tenter leur chance dans la LNH. Pour eux, c'est de l'inconnu. Ils préfèrent rester dans le confort de leur pays, avec leur famille. Je suis convaincu qu'ils seraient capables de jouer dans la LNH. »

Il estime que le parcours de Hischier pourrait inspirer plusieurs compatriotes à l'avenir.

« Les Suisses suivent avec énormément d'intérêt les prouesses de Nico cette saison. Dans notre équipe (Berne), nous avons un rituel le matin. Au gymnase, en pédalant sur les vélos stationnaires, nous regardons à la télé les résumés des matchs de la LNH et nous pouvons le voir souvent. Tout le monde est super content pour lui. Il retient grandement l'attention en Suisse. Il a été le premier joueur suisse choisi au tout premier rang au repêchage. La pression est forte sur lui. »

Hischier ne déçoit pas les Devils avec une récolte de 51 points en 80 matchs à l'âge de 19 ans.

Video: WPG@NJD: Le tir de Hischier dévie sur Hellebuyck

Noreau a fait son nid en Suisse il y a sept ans en 2011-12, en portant les couleurs de l'équipe d'Ambri-Piotta pendant trois saisons. Après avoir retenté une incursion de deux saisons en Amérique du Nord, à l'âge de 28 ans, le défenseur montréalais a repris la route de la Suisse où il porte les couleurs du SC Berne depuis deux ans.

La saison prochaine, il déménagera ses pénates à Zurich avec sa conjointe et leur fils âgé de 20 mois. Il portera les couleurs des Lions pour les deux prochaines saisons. Noreau savait qu'il évoluerait à Zurich avant même que Berne n'affronte les Lions en demi-finale de la ligue, série que Zurich mène 3-2 et dont le sixième match aura lieu samedi.

Noreau, natif de Montréal-Ouest, affronte donc ses futurs coéquipiers en séries éliminatoires.

« En Europe, mais principalement en Suisse, les équipes mettent les joueurs sous contrat très tôt, avant même la fin des saisons, explique-t-il. J'étais prêt à patienter, mais je trouvais que ça ne bougeait pas vite ici. J'ai envisagé d'aller jouer en Russie (KHL) par curiosité. Ça fait maintenant cinq saisons que j'évolue en Suisse. J'affectionne le rythme de vie et les gens. J'ai décidé d'accepter l'offre de deux saisons de Zurich peu de temps après les Jeux olympiques. Je les ai affrontés en séries, c'était un peu bizarre. On ne verrait pas ça en Amérique du Nord. »

Noreau a fait une croix sur la LNH, lui qui a porté les couleurs du Wild du Minnesota pour uniquement six matchs en 2009-10 et 2010-11.

Il vient de vivre une expérience grisante comme membre de l'équipe canadienne de hockey qui a pris part aux Jeux olympiques de Pyeongchang, en Corée du Sud.

« Ce que je retiendrai surtout de cette expérience incroyable, c'est l'interaction que j'ai eue avec les autres athlètes, pas juste ceux du Canada, raconte-t-il. De constater tous les sacrifices qu'ils ont dû s'imposer, ça te fait réaliser la chance que tu as. Ça m'a donné une nouvelle perspective de vie. »

Noreau a aidé le Canada à mériter la médaille de bronze en l'emportant contre la République tchèque. Les athlètes olympiques de Russie ont remporté la médaille d'or en défaisant l'Allemagne dans le match pour l'obtention de la médaille d'or.

« Nous avons connu une amère déception contre l'Allemagne, mais nous nous sommes bien ressaisis dès le lendemain. C'était important pour nous d'accomplir quelque chose de particulier pour notre pays et d'ajouter au total des médailles de la délégation du Canada. »

Le retour en Suisse n'a pas été trop laborieux parce qu'il ne restait que quelques matchs à la saison régulière de la Ligue élite.

« Ç'aurait été différent si nous avions eu plusieurs matchs à jouer, comme c'était le cas pour des gars qui évoluent dans la Ligue américaine de hockey (LAH). Eux, il leur restait quelque chose comme une vingtaine de matchs à jouer. Pour nous, c'était comme la continuité dans l'intensité même si aux Jeux olympiques, c'était une coche de plus. »

Noreau et ses coéquipiers se sont attelés à la tâche de fournir au SC Berne un troisième championnat d'affilée.

« Nous voulons écrire une page d'histoire. C'est pour moi l'occasion de clôturer une saison incroyable, avec la conquête de la coupe Spengler (en décembre) et la médaille de bronze olympique. »

La décision qu'il a mûrie d'accepter l'offre des Lions de Zurich fait en sorte qu'il n'aura pas la chance d'affronter les Devils du New Jersey dans le cadre de la Série globale de la LNH, en octobre. Avant d'inaugurer leur saison en Suède le 6 octobre, les Devils et les Oilers d'Edmonton vont livrer un match hors-concours chacun en Suisse et en Allemagne, respectivement.

Les Devils vont se mesurer au SC Berne pour leur rencontre préparatoire. Hischier pourra renouer avec ses compatriotes, mais pas avec son frère Luca qui vient d'accepter un contrat de trois ans avec le HC Davos. Luca Hischier est un joueur de centre âgé de 23 ans qui est contraint de jouer les troisièmes violons avec la prolifique équipe de Berne.

« Ça va être très gros. Les billets sont déjà tous vendus, si je ne m'abuse, mentionne Noreau. Berne possède le plus gros amphithéâtre de hockey d'Europe (17 031 sièges). Mes amis qui viennent me voir jouer disent qu'il règne une atmosphère semblable aux matchs de la Ligue nationale. Les amateurs de hockey sont des passionnés. Je ne serais pas surpris qu'ils croient aux chances de leurs favoris de battre les Devils. »

En voir plus

La LNH utilise des témoins, des pixels invisibles et d'autres outils technologiques similaires. En naviguant sur les sites web de la LNH et ses autres services en ligne, vous acceptez les pratiques décrites dans notre Politique de confidentialité et dans nos Conditions générales d'utilisation, incluant notre Politique sur les témoins.