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Les Sharks sont ébranlés psychologiquement

L'entraîneur Peter DeBoer a du travail à faire avec ses troupiers

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

SAN JOSE - La trêve de deux jours en Finale de la Coupe Stanley va permettre aux Sharks de San Jose de retrouver leurs esprits et à l'entraîneur Peter DeBoer de remettre les choses dans leur contexte avec ses troupiers.

Parce qu'immédiatement après la deuxième défaite des Sharks en autant de matchs contre les Penguins de Pittsburgh au Consol Energy Center, mercredi, les joueurs n'en menaient pas large.

À entendre discourir le joueur de centre Logan Couture, les Sharks n'ont rien foutu de bon jusqu'à maintenant dans la Finale de la Coupe Stanley.

« Nous ne dirigeons pas suffisamment de tirs au but. Nous poussons trop la note, au lieu de faire ce qui a fonctionné pour nous dans les trois premiers tours des séries. Nous devons être meilleurs dans notre zone et à l'attaque, a-t-il commencé par dire. Nous commettons les revirements à la pelle. Je n'ai pas le total, mais c'est beaucoup trop. Je ne sais pas si c'est en raison de la pression qu'exercent les Penguins ou bien c'est nous qui faisons de mauvais jeux. Nous ne nous soutenons pas les uns les autres. Nous laissons nos défenseurs seuls à eux-mêmes. C'est dans ce temps-là que les revirements se produisent », a-t-il par la suite déballé.

Peu de temps après, DeBoer a ressenti la nécessité de remettre les pendules à l'heure, en déclarant qu'on ne devait pas planifier l'enterrement des Sharks tout de suite.

« C'est comme si nous avions passé toute la soirée dans notre zone, s'est-il animé après la défaite de 2-1 en surtemps des siens. Nous avons eu nos bons moments. Nous avons obtenu plus de tirs que les Penguins en troisième période et en prolongation. »

Au retour de l'équipe en Californie, DeBoer a demandé aux joueurs de ne pas prêter l'oreille aux analyses qui font la louange des Penguins et qui dénigrent leur performance et d'être prêts à se défoncer pour le match no 3, samedi (20h HE; TVA Sports, CBC, NBCSN).

« Ce n'est pas le retour à domicile espéré, mais nous sommes coriaces dans notre amphithéâtre, a affirmé l'entraîneur, jeudi. L'objectif est de rendre la pareille aux Penguins en ramenant la série à égalité 2-2. »

Les Sharks doivent se remonter le moral comme ils le peuvent. Ils ont été dominés 71-48 au chapitre des lancers, mais ils n'ont pas été déclassés au score.

« Nous avons accordé moins de tirs dans le deuxième match. Il y a encore de la place pour de l'amélioration. Nous pouvons améliorer plusieurs aspects », a répété DeBoer.

Comme l'a fait remarquer le capitaine Joe Pavelski, un bond favorable ici et là et la série aurait bien pu être à égalité 1-1 avant qu'elle ne se transporte en Californie.

« Les deux matchs ont été à notre portée. Un des aspects positifs, c'est que nous retournons à la maison, là où nous connaissons du succès, a-t-il souligné. Nous avons été bons par moments à Pittsburgh, il nous faudra passer à niveau de jeu supérieur devant nos partisans. 

« Nous allons être prêts à jouer et à faire toutes les petites choses correctement. Si nous faisons ça, ça va aller. »

Les propos de Pavelski tiennent davantage de la pensée magique. Ceux de Couture étaient davantage teintés de doute.

« On verra si nous pouvons être meilleurs. Nous devrons l'être beaucoup plus c'est sûr parce que nous ne gagnerons pas en jouant de la sorte. C'est réglable, mais nous devrons agir. »

Les joueurs des Sharks avaient minimisé la vitesse de leurs rivaux à l'issue du match no 1. Mercredi, le défenseur Justin Braun a reconnu que stopper les gazelles des Penguins représentent un énorme défi.

« Ils sont toujours à vos trousses, a-t-il dit. Ils ont exercé une bonne pression, en plus d'être excellents avec leurs bâtons. Le nombre de rondelles qu'ils ont interceptées en comparaison avec les autres équipes que nous avons affrontées en séries est très impressionnant. Nous devons être plus incisifs dans nos actions. »

DeBoer a commencé à poser des gestes concrets en modifiant deux trios en troisième période, mercredi. Joel Ward a été muté au sein du trio de Couture à la place de Patrick Marleau.

« Nous devions faire des changements parce qu'on ne créait pas assez de chances à cinq-contre-cinq après deux périodes. »

La décision a rapporté des dividendes. Couture et Ward ont mis la table pour le but égalisateur de Braun, à 4 :05 de la fin du troisième vingt.

Parlant de Braun, il a pu aller rendre un dernier hommage jeudi à son beau-père, l'ancien hockeyeur de la LNH Tom Lysiak, qui est décédé cette semaine. DeBoer a précisé que Braun devait revenir à San Jose jeudi soir et qu'il sera à son poste, samedi.

Ce qui ajoute à la frustration des Sharks, c'est que les Penguins ne leur accordent presque pas d'occasions en supériorité numérique - leur arme de prédilection en séries. Ils ne se sont vu offrir que trois occasions en deux rencontres - une seule mercredi.

Une des explications de ça, c'est que les Sharks ne sont pas suffisamment en possession de la rondelle. Les Penguins n'ont pas à forcer la note et à enfreindre les règles. Le risque d'écoper des pénalités est moins grand dans ce temps-là.

« Même si ç'a été mieux mercredi, nous devons trouver une façon de créer plus d'espace sur la patinoire à cinq-contre-cinq et plus de chances de marquer parce que les Penguins n'écopent pas de pénalités, a opiné DeBoer. Nous devons les pousser à en écoper davantage. » 

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