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Une mauvaise manie à enrayer pour les Sharks

San Jose veut éviter de subir une troisième défaite de suite dans un match no 2 d'une série cette année

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

SAN JOSE - L'entraîneur des Sharks de San Jose Pete DeBoer espère que ses troupiers auront appris de leurs erreurs et qu'ils mettront un frein à un mauvais penchant qu'ils ont en séries éliminatoires cette année.

Les Sharks ont amorcé une troisième série d'affilée en signant la victoire et ils vont tenter d'éviter de subir la défaite pour la troisième fois de suite dans un match no 2, en finale de l'Association Ouest face aux Blues de St. Louis, lundi (21h HE; TVAS, CBC, NBCSN, SN).

« Nous devons mieux gérer la situation que nous l'avons fait dans les deux premières rondes », a admis DeBoer, dimanche, à l'issue de la séance d'entraînement des Sharks à leur complexe situé non loin du SAP Center.

« Nous savons que les Blues seront meilleurs et qu'ils joueront avec l'énergie du désespoir, a repris DeBoer. Ils ne voudront pas se retrouver en recul 0-2 dans la série. »

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Les Sharks ont été incapables jusqu'à maintenant de se forger une avance de 2-0 en séries cette année. Ils ont baissé pavillon 5-3 dans la deuxième rencontre de la série de premier tour face aux Golden Knights de Vegas et 4-3 dans le match no 2 de la série de deuxième tour contre l'Avalanche du Colorado - les deux fois chez eux.

Le relâchement a eu comme conséquence de leur compliquer joliment la tâche. C'est en partie l'explication aux deux séries de sept matchs qu'ils ont dû livrer jusqu'à maintenant.

« Nous avons été coupables d'avoir levé le pied de l'accélérateur dans les deux premières rondes », s'est confessé le défenseur Brenden Dillon. « Peut-être pensions-nous que nous remporterions automatiquement les deux premiers matchs à titre d'équipe hôte des séries. Ça ne fonctionne pas du tout comme ça et j'espère que la leçon a été retenue.

« Nous ne nous sommes même pas donné une bonne chance de l'emporter dans ces deux matchs », a continué Dillon.

« Le match no 2 lundi sera un gros test pour nous. Ça fait une grosse différence pour une équipe d'être en recul 0-2 dans une série ou à égalité 1-1. Nous voulons profiter de la situation. »

Pour le défenseur Marc-Édouard Vlasic, ses coéquipiers et lui ne doivent plus se satisfaire d'avoir gagné le match initial d'une série.

« Nous devrons sortir lundi comme nous l'avons fait samedi, et jouer de la même façon », a avancé le Montréalais âgé de 31 ans.

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Les Sharks ont pris les Blues de vitesse dans le duel initial, en route vers un gain convaincant de 6-3. Les Blues ont été les assaillants en frappant tout ce qui bougeait devant eux sur la glace, mais les Sharks ont roulé avec les coups.

« Quand tu multiplies les mises en échec, c'est signe que tu n'es pas en contrôles pas la rondelle, a souligné Vlasic. Et quand tu n'as pas la rondelle, tu as moins de chances de marquer. Oui, c'est bon de frapper, mais ça ne te permet pas de gagner des matchs. »

L'attaquant des Blues David Perron a reconnu que ce n'est pas la meilleure des stratégies que celle de courir après des rivaux pour les mettre en échec.

« Je ne suis pas friand de ça, frapper pour frapper, a renchéri Perron. La raison pour laquelle nous avons dû frapper davantage dans le match no 1, c'est parce que les Sharks ont eu la rondelle plus que nous. »

Du talent à revendre

Les Sharks ont vu 10 de leurs joueurs s'inscrire au score dans le match no 1. DeBoer a dit n'avoir jamais dirigé une équipe dans la LNH qui présente une attaque équilibrée de la sorte.

« Ce n'est même pas proche, a-t-il lancé en s'esclaffant. Vous avez jeté un œil sur les équipes que j'ai dirigées depuis le début de ma carrière? Ça ne se compare même pas avec mes deux équipes qui ont atteint la Finale de la Coupe Stanley. 

« Cela dit, il y a une formidable machine offensive qui est actuellement en vacances à Tampa », a-t-il fait remarquer en parlant du Lightning. « Avoir de la profondeur à l'attaque n'est pas nécessairement gage de conquête de la Coupe Stanley. Vous devez être solides en défense et payer le prix physiquement. C'est bon d'avoir de la profondeur. Vous préférez en avoir que de ne pas en avoir, mais ça ne vous assure de rien. »

Couture comme Vlasic

Après avoir déclaré la veille que Logan Couture était peut-être un des deux joueurs de centre les plus complets dans la LNH, DeBoer en a rajouté dimanche en disant qu'il s'explique mal pour quelles raisons Couture n'est presque pas considéré pour l'obtention d'honneurs individuels comme le trophée Selke, qu'on attribue à l'attaquant à caractère défensif par excellence.

« Peut-être est-ce parce qu'il évolue sur la côte ouest américaine, a-t-il soumis. Pour moi, Logan est la version à l'attaque de ce que Marc-Édouard Vlasic est en défense dans la LNH. C'est un joueur indispensable qui fait tout correctement.

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« Logan est un des premiers joueurs sélectionnés pour représenter son pays dans des tournois internationaux, mais il ne retient pas l'attention quand vient le temps de distribuer des trophées ou des honneurs, a-t-il noté. Mais la beauté de la chose pour des gars comme lui, c'est qu'ils n'en font pas de cas. Ils veulent simplement gagner et c'est ce qu'ils nous permettent de faire. »

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