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Les Sénateurs veulent faire tourner le vent à New York

Ottawa a de nouveau déjoué les prévisions des observateurs en gagnant à la maison

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

OTTAWA - Les Sénateurs d'Ottawa s'acquittent admirablement bien de la tâche à domicile. Ils doivent maintenant trouver une façon de l'achever à l'étranger. 

Ils doivent surtout trouver une façon d'être plus compétitifs au Madison Square Garden, où ils n'ont pas été de calibre dans les troisième et quatrième matchs de la série de deuxième tour de l'Association de l'Est entre les deux équipes. 

Les Rangers l'ont emporté 4-1 dans les deux rencontres. Ils vont maintenant tenter chez eux mardi (HÀD, TVA Sports, CBC, NBCSN) de provoquer la présentation d'un ultime et septième match à Ottawa, jeudi. 

« J'espère que (cette autre remontée) va nous insuffler de la confiance pour le prochain match à New York », a avancé l'attaquant Derick Brassard. 

« Je ne sais pas ce que c'est, mais nous ne mangeons sûrement pas les bonnes choses, a renchéri l'entraîneur Guy Boucher. Nous ne faisons pas très bien à New York. Nous avons été corrects là-bas pendant la saison régulière. 

« Nous n'avons pas bien paru, je n'ai pas d'explications. Est-ce à voir avec le fait que nous soyons intimidés, l'atmosphère ou les partisans? Nous devons arriver à comprendre ce qui ne va pas. Nous savions que nous devions l'emporter aujourd'hui parce que ce sera très difficile là-bas. Nous avons affaire à une équipe très aguerrie qui possède plusieurs atouts. Ils nous l'ont d'ailleurs rappelé lors des deux matchs disputés au Madison Square Garden. Ils nous ont montré combien ils sont bons. Ils ne sont pas des aspirants pour l'obtention de la Coupe Stanley pour rien. » 

Boucher n'a pas manqué de souligner que plusieurs observateurs ne donnaient pas cher de la peau des Sénateurs, après les avoir vus trébucher à deux reprises à New York. 

« Nous nous attendons à ce que les Rangers soient encore meilleurs qu'ils l'ont été dans le match no 3, quand nous nous sommes présentés à New York en avant 2-0 dans la série », a résumé Boucher. 

Karlsson, comme McDavid et Crosby 

Les Sénateurs ont la chance d'avoir dans leurs rangs le défenseur étoile Erik Karlsson. Même affecté par une blessure au talon gauche, le Suédois est le joueur le plus dominant sur la patinoire. 

Brassard a dit qu'il est tout autant important pour les Sénateurs que le sont Connor McDavid et Sidney Crosby pour les Oilers d'Edmonton et les Penguins de Pittsburgh, respectivement.

« Il est de la même trempe que les McDavid et Crosby. Nous sommes choyés de l'avoir avec nous. » 

Un autre Québécois des Sénateurs, Alexandre Burrows, a déclaré que Karlsson est le meilleur joueur avec lequel il a évolué dans la LNH. Même supérieur aux jumeaux Sedin ou à Markus Naslund, qui ont été ses coéquipiers chez les Canucks de Vancouver.

« Karlsson est dans une classe à part. Il fait preuve d'une patience remarquable avec la rondelle. Il est rapide et il possède un flair offensif, a énuméré Burrows. Sur le plan défensif, il bloque des tirs, il ne se fait pas battre à un contre un et il fait toujours de belles lectures de jeu. C'est un joueur complet, notre grand leader. » 

À l'issue de la victoire dramatique des siens, Karlsson a envoyé le message à ses coéquipiers qu'il n'y a aucune excuse qui tienne pour qu'ils ne jouent pas avec la même hargne ou intensité à New York. 

« Je n'ai pas d'explications pour les succès que nous connaissons à domicile, a-t-il soumis. C'est agréable de jouer devant les partisans et de dormir dans son lit. Mais nous avons été bons à l'étranger cette saison. Nous n'avons aucune raison de ne pas jouer de la même façon à New York. Nous voulons y aller et gagner un match.


« Tout le monde avait de bonnes jambes aujourd'hui. Nous devons répéter une performance semblable à New York. 

« Nous devons frustrer les Rangers, comme ils parviennent à nous frustrer chez eux. » 

Karlsson a assuré qu'il se sent très bien et, à le voir aller, personne ne peut en douter. Dire qu'on l'a retiré du match no 4 à New York après la deuxième période parce qu'il avait de la difficulté à mettre du poids sur son pied gauche. 

« Je n'avais absolument aucun doute que j'allais participer au match », a-t-il martelé. 

Avec trois journées de récupération, on doit s'attendre encore à de grandes choses de sa part. 

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