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Les Sénateurs veulent connaître un meilleur départ

Ottawa sait qu'il a besoin d'élever son jeu face aux Rangers lors du match no 4 jeudi

par Amalie Benjamin @amaliebenjamin / Journaliste NHL.com

NEW YORK -- L'entraîneur des Sénateurs d'Ottawa Guy Boucher a été franc. Il a eu une réponse simple quand on lui a demandé de savoir ce que les Sénateurs devront faire différemment lors du match no 4 de la série de deuxième ronde dans l'Association de l'Est jeudi (19h30 H.E.; TVA Sports, CBC, NBCSN), quand ils tenteront d'empêcher les Rangers de New York d'égaler la série quatre de sept: « Entamer le match en même temps. C'est tout. Sinon, nous n'aurons aucune chance. »

Car c'est ultimement la première période qui a coulé les Sénateurs mardi quand ils se sont inclinés 4-1, donnant aux Rangers leur premier gain dans la série. Après 20 minutes, les Sénateurs tiraient de l'arrière 2-0 et ils n'ont pas pu rebondir.

C'était, comme le défenseur Marc Methot l'a appelé, « un coup de semonce ».

Et cela a provoqué beaucoup d'autoflagellation mercredi chez les Sénateurs, qui ont décidé de passer la journée en dehors de la glace en vue du match no 4.

« Peu importe notre structure ou notre système, si nous jouons ainsi, nous n'allons remporter aucun match, pas même un match de saison régulière. C'était bien inférieur aux normes », a déclaré Boucher.

Boucher a particulièrement cité les 11 tirs bloqués par les Sénateurs mardi, un total qui ne satisfait pas du tout les normes de l'équipe. Ottawa a bloqué 19 tirs lors du match no 2, une victoire en deuxième prolongation, après en avoir bloqué 16 lors du match d'ouverture.

« Ils ont énormément souhaité l'emporter, a dit Bouchard à propos des Rangers. Vous avez pu voir leur désespoir. Chacun de leurs trios qui ont sauté sur la glace a joué de façon désespérée et nous ne l'avons pas fait. »

Le pire scénario pour les Sénateurs, c'est qu'ils reviennent à Ottawa avec la série égale 2-2, détenant encore l'avantage de la glace. Mais les Sénateurs n'ont pas eu cette attitude mercredi. Ils ont plutôt discuté de leurs regrets et de leur mécontentement face à la performance de l'équipe.

Ils n'avaient pas l'air d'une équipe toujours en contrôle de son destin, et cela reflète le message que Boucher tente de transmettre à ses joueurs, aux partisans et aux médias depuis le début de la deuxième ronde: les Sénateurs sont les négligés. Même s'ils ont l'avance dans la série, ils demeurent les négligés, selon lui.

Cela dit, il a trahi un soupçon d'assurance.

« L'équipe de l'autre côté est si talentueuse, tu ne peux même pas penser à rivaliser avec eux si tout le monde n'est pas au diapason, a lancé Boucher. Nous ne nous approcherons même pas d'une victoire si nous ne jouons pas comme auparavant, mais, pour être juste, ça fait très longtemps que nous avons connu un mauvais match. »

Il a raison, même si les Sénateurs n'ont pas joué de la meilleure façon lors du match no 2. Ils ont vaincu les Bruins de Boston en six matchs au premier tour, les deux défaites étant décidées par un seul but. Ils n'ont vraiment pas eu beaucoup de difficultés jusqu'ici.

Mais, selon les Sénateurs et Boucher, c'est désormais une série contre les Rangers. Et afin de la remporter, les Sénateurs devront retrouver le jeu qui les a amenés à ce point: les tirs bloqués, la circulation devant le filet du gardien des Rangers Henrik Lundqvist et le système défensif qui leur a procuré tant de succès en saison régulière et dans le tournoi printanier.

Tout ce qui manquait chez les Sénateurs mardi, c'était le désespoir, a souligné Boucher. Il est facile de comprendre pourquoi ils n'ont pas été très désespérés.

Mais les Sénateurs savent qu'ils ne pourront pas se permettre de faire pareil lors du match no 4 s'ils veulent avoir l'opportunité de mettre fin à la série chez eux lors du match no 5 samedi. Ils doivent comprendre qu'ils n'ont rien gagné jusqu'ici et jouer ainsi.

« Nous n'avons pas égalé leur intensité, a avoué l'attaquant Alexandre Burrows. C'est notre faute. Ce match nous a échappé. Nous devrons rebondir [jeudi] soir. »

Burrows a admis qu'il y a certaines modifications que les Sénateurs auront besoin d'apporter afin de minimiser le nombre d'échappées et d'attaques à surnombre données à l'adversaire. Mais ce n'est pas la chose dont ils ont le plus besoin.

« La chose la plus importante, c'est le désespoir, a dit Burrows. Nous devons élever notre niveau de compétitivité, nous devons vouloir davantage gagner. Vous avez vu hier qu'ils sont une équipe expérimentée, ils l'ont déjà vécu. Ils ont bien élevé leur jeu à un autre niveau et nous n'avons pas pu l'égaler. »

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