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Les Sénateurs ont repris là où ils avaient la saison dernière

Le vétéran joueur de centre Derick Brassard connaît un fulgurant début de saison à l'attaque

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

OTTAWA - Les Sénateurs d'Ottawa ont repris là où ils avaient laissé la saison dernière, en faisant fi de l'adversité. Ils pourraient clôturer le premier mois d'activités dans la LNH en ayant subi qu'un seul revers en temps réglementaire, même s'ils l'ont commencé sans les services du défenseur Erik Karlsson et qu'ils ont dû composer avec la perte d'attaquants importants. 

« Ce n'est que la continuation de ce que nous avons accompli la saison dernière », a noté l'entraîneur Boucher, lundi, en relevant que ses troupiers ont été éprouvés par les blessures et la malchance en 2016-17. 

« Nos joueurs ont l'habitude de ne pas chercher d'excuses et nous misons sur un concept d'équipe très fort plutôt que de se fier au brio de joueurs individuellement », a-t-il ajouté. 

Quelques heures avant le premier affrontement de la saison contre les Canadiens de Montréal, Boucher n'a pas manqué de souligner que les Sénateurs (5-1-5) présentent de bonnes statistiques collectivement dans la LNH -- cinquièmes au chapitre des buts marqués, huitièmes dans la colonne des buts accordés, premiers dans les tirs bloqués et deuxièmes sur les mises en jeu. 

« Nous avons cinq défaites en bris d'égalité. Avec quelques-unes en moins, nous serions près de la tête du classement », a noté le joueur de centre Derick Brassard.

Les Sénateurs surfent encore sur la vague des succès qu'ils ont obtenus en séries éliminatoires le printemps dernier, ce qui leur a permis d'engranger énormément de confiance.

« Quand l'équipe gagne deux tours et qu'elle se rend jusqu'au septième match de la finale d'association contre l'équipe qui a gagné la Coupe Stanley au cours des deux dernières années, c'est sûr que ça augmente le niveau de confiance, a acquiescé Brassard. Ce n'est pas que les gars ne croyaient pas en leurs moyens la saison dernière, mais nous savons que nous sommes une bonne équipe. 

« Nous avons perdu quelques joueurs importants, mais l'organisation a fait du bon travail pour leur trouver de bons remplaçants. Le noyau de joueurs est inchangé et la relève qui pointe est incroyable. » 

Brassard a également souligné que ses coéquipiers et lui se sont présentés au camp en sachant à quoi s'en tenir avec les stratégies de Boucher. 

« C'était plus clair au camp d'entraînement. Tout le monde savait quoi faire. C'est normal. Tout était nouveau l'an dernier. Les vétérans étaient prêts à préconiser le style de Guy. » 

Il était prêt 

Le fulgurant début de saison que connaît Brassard n'est pas étranger aux succès des Sénateurs. Brassard a déjà 11 points en autant de matchs au compteur. Pas mal pour un joueur qui n'était pas censé être prêt pour l'ouverture de la saison. L'opération à l'épaule droite qu'il a subie le 6 juin devait nécessiter une période de récupération d'entre quatre et cinq mois. 

« Peut-être que je devrais faire inclure dans mon contrat que je n'ai pas à participer au camp d'entraînement au complet et à prendre part au calendrier des matchs hors-concours », a-t-il lancé à la blague, lundi. 

Le Gatinois qui a soufflé ses 30 chandelles le 22 septembre, ne se l'est pas coulée douce. Celui qui a été acquis des Rangers de New York dans l'échange de Mika Zibanejad à l'été 2016 a mis les bouchées doubles afin d'être prêt pour le premier match des Sénateurs. 

« Je ne savais pas à quoi m'attendre parce que je n'avais pas patiné pendant l'été. Je me suis appliqué à faire la réadaptation en gymnase. Je suis content de ce que j'ai accompli, s'est-il félicité. Ce sont uniquement 10 matchs. Je vais tenter d'afficher de la constance. Je joue avec de bons joueurs et au sein d'une bonne équipe. Ça me donne une meilleure chance de réussite. Je suis beaucoup plus à l'aise cette saison, ma deuxième dans l'organisation. C'est l'explication à mes succès personnels. » 

Contre les Canadiens, Brassard devrait jouer en compagnie de Mark Stone et du jeune Ryan Dzingel, qui a trois buts à son dossier. 

« Dzingel est un rapide patineur. Il est à son mieux quand il peut utiliser sa vitesse. S'il joue avec nous et que nous sommes confrontés au principal duo de défenseurs des Canadiens, avec Victor Mete et Shea Weber, nous allons tenter d'exploiter sa vitesse s'il est du côté de Weber », n'a pas caché Brassard.

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