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Les Sénateurs espèrent que Karlsson va disputer le match no 5

Le défenseur a quitté le match no 4 contre les Rangers en raison d'une blessure au bas du corps, lui qui joue malgré deux fêlures au pied

par Amalie Benjamin @AmalieBenjamin / Journaliste NHL.com

NEW YORK - Il s'agit d'une image capable d'effrayer tous ceux qui soutiennent les Sénateurs d'Ottawa. Leur capitaine, Erik Karlsson, grimaçant sur le banc à la fin de la deuxième période, clairement en douleur.

Le défenseur s'est dirigé au vestiaire et n'est pas revenu au jeu par la suite. Ce fut également la fin de la soirée des Sénateurs. Ils se sont inclinés 4-1 devant les Rangers de New York dans le match no 4 de leur série de deuxième ronde de l'Association de l'Est au Madison Square Garden jeudi, ce qui créait l'égalité 2-2 dans cette série quatre de sept. 

Le match no 5 sera présenté à Ottawa samedi (15 h (HE); TVA Sports, NBCSN, CBC). 

Le message transmis par l'entraîneur des Sénateurs Guy Boucher était teinté d'optimisme à propos de la blessure au bas du corps subie par Karlsson. 

« Nous pensions qu'il valait mieux le garder à l'écart après la deuxième période, a indiqué l'entraîneur des Sénateurs Guy Boucher. Il aurait pu revenir au jeu, mais nous ne voulions pas courir de risque. »

Alors est-il inquiet à l'idée que Karlsson puisse rater le prochain match?

« Pas pour l'instant », a répondu Boucher. 

Bien des choses peuvent changer entre la fin d'un match et la mise en jeu initiale du match suivant, que ce soit positif ou négatif pour Karlsson et les Sénateurs. Mais Karlsson a raté la troisième période d'un match qui aurait pu permettre à Ottawa de s'approcher à un gain de la finale d'association, et cela est source d'inquiétude.

Il n'est pas évident de déterminer quel coup est à l'origine de la blessure de Karlsson. Il est entré en collision avec Chris Kreider tôt en deuxième période, alors que Kreider a fauché les jambes de Karlsson en tombant, ce qui a entraîné les deux joueurs sur la glace. Karlsson est également entré en contact avec J.T. Miller avec 20 secondes à faire à l'engagement.

Karlsson a quitté la patinoire avec six secondes à jouer, et ce fut à ce moment qu'il a semblé éprouvé un inconfort majeur.

Karlsson joue depuis plus d'un mois malgré deux fêlures dans son pied, qu'il a subies en bloquant un tir le 28 mars contre les Flyers de Philadelphie.

Il a raté cinq des sept derniers matchs de la saison régulière, mais est revenu au jeu pour les séries éliminatoires de la Coupe Stanley, et il a disputé les six matchs des siens contre les Bruins de Boston en première ronde, passant parfois énormément de temps sur la glace.

Karlsson a été employé pendant 41:51 dans le match no 5 contre les Bruins, qui s'est terminé en deuxième période de prolongation, puis pendant 37:32 dans le match no 2 contre les Rangers, qui s'est lui aussi rendu en deuxième période de surtemps. 

Jeudi, il a joué pendant 14:54, cédant ces minutes difficiles à Cody Ceci, Marc Methot et Ben Harpur. Harpur, une recrue qui avait disputé six parties dans la LNH avant le début du tournoi printanier, a pris part à huit rencontres au cours des présentes séries.

« Il est difficile de remplacer Erik - notre capitaine - mais d'un autre côté, il faut simplement tenter de le faire par comité, a noté Ryan. Il y a cinq autres [défenseurs]. S'ils en donnent un peu plus ici et là et qu'ils obtiennent un peu plus de temps de jeu, nous espérons qu'ils seront à l'aise. Ces joueurs ont bien fait avec ces minutes ce soir. »

Mais le rôle de Karlsson ne se limite pas à ces minutes. Il est le moteur des Sénateurs, lui qui crée constamment des choses sur la glace. Il est la force derrière leur attaque et leur leader émotif qui n'a pas peur de dire ce qu'il pense à ses coéquipiers, comme il semble l'avoir fait avec Derick Brassard dans le match no 2 contre les Bruins. 

Karlsson est l'élément central des Sénateurs, un joueur qui aurait pu - et qui aurait peut-être dû - être considéré comme un candidat au trophée Hart. Il est difficile d'imaginer les Sénateurs passer à la ronde suivante s'il n'est pas en mesure de jouer. 

« De toute évidence, en tant que joueurs, nous sommes inquiets, a admis Ryan. Il est notre leader. Le niveau d'inquiétude est élevé. Ils ont toutefois 36 heures pour lui permettre d'être prêt à jouer. »

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