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Les Red Wings de 2001-02 élus 10e meilleure équipe de l'histoire

Misant sur plusieurs grands noms, ils ont répondu aux attentes en remportant la Coupe Stanley

par Wayne Coffey / Collaboration spéciale LNH.com

Note de la rédaction : La liste des meilleures équipes de la LNH est réduite à 10 à la suite de trois rondes de scrutin auprès des partisans. Au cours de la Finale de la Coupe Stanley, les 10 meilleures équipes championnes de la Coupe Stanley de tous les temps seront dévoilées. Au 10e rang, on retrouve les Red Wings de 2001-02.

Vous avez regardé ce groupe-là s'amener sur la patinoire et vous avez scruté le dos de leurs chandails, puis vous avez eu besoin de quelques secondes seulement pour le réaliser. Ceci n'était pas simplement l'équipe par excellence de la LNH en 2001-02. Vous étiez devant un cortège de figures emblématiques du hockey, des joueurs aux grands noms et les auteurs d'exploits plus grandioses encore, un assemblage de futurs membres du Temple de la renommée - une véritable équipe de rêve. 

Yzerman. Lidstrom. Hasek. 

Hull. Fedorov. Shanahan. 

Robitaille. Larionov. Chelios. 

Tous dans la même formation? 

Sérieusement? 

Il y avait aussi un autre futur membre du Temple - Scotty Bowman - derrière le banc, sans oublier le prometteur joueur de centre recrue Pavel Datsyuk, qui entreprenait alors une carrière qui allait le mener à quatre trophées Lady Byng à titre de joueur le plus gentilhomme ainsi qu'à trois trophées Frank Selke, honneur remis au meilleur attaquant défensif dans la ligue.

Video: Detroit a emprunté un chemin unique en 2001-02

Y a-t-il eu une équipe qui misait sur plus de talent, qui a aussi bien répondu aux attentes élevées qui avaient été placées en elle?

Posez simplement la question à Luc Robitaille, qui occupe le 12e rang dans l'histoire de la LNH avec ses 668 buts, mais qui est seulement troisième chez les Red Wings de 2001-02 à ce chapitre, derrière Brett Hull (741, 4e) et Steve Yzerman (692, 9e). 

« On savait dès le départ que si on subissait la défaite en troisième période de prolongation du septième match, ça allait être considéré comme une mauvaise année selon nous », avait déclaré Robitaille cette saison-là.

« Tout le monde s'attendait à ce qu'on remporte la Coupe, avait noté le défenseur Steve Duchesne. Aussi simple que ça. »

Robitaille représentait un tiers de l'audacieux projet de rénovation entrepris par le directeur général Ken Holland durant la saison morte, d'une ampleur peut-être sans égale dans l'histoire de la LNH. Animé par l'étonnant dénouement de la saison 2000-01, alors que les Red Wings, auteurs de 49 victoires en saison régulière, s'étaient écroulés dans les séries et avaient subi une élimination en six matchs aux mains des Kings de Los Angeles en quarts de finale de l'Association de l'Ouest, Holland a conclu des ententes avec deux buteurs de niveau international, Hull et Robitaille, et réalisé une transaction afin de mettre la main sur le gardien Dominik Hasek, un joueur de premier plan lui aussi. 

« J'avais l'impression d'avoir Patrick Roy ou même Ken Dryden sous mes ordres quand il a joué pour moi, a dit Bowman de Hasek lors d'une entrevue accordée à ESPN. Il peut intimider l'autre équipe mentalement. Ils savent qu'il va répondre à l'appel dans certaines situations importantes. Ajouter Dominik, c'était comme ajouter un joueur le plus utile à son équipe, pas juste un gardien. Si vous aviez passé en revue toute la ligue à la fin de [2001] et dit, "Choisissez le joueur que vous voudriez avoir dans votre équipe", il aurait obtenu pas mal de votes. »

C'était fou à quel point ces Red Wings avaient du talent, mais c'était tout aussi fou à quel point ils étaient vieux selon les normes habituelles du hockey, alors qu'ils alignaient 10 joueurs de 35 ans ou plus au moment où la saison s'est terminée. Personne n'est tombé en bas de sa chaise quand les Red Wings ont remporté 20 de leurs 25 premiers matchs, ni lorsqu'ils ont conclu le calendrier régulier avec un dossier de 51-17-10-4, de loin la meilleure fiche dans la ligue. Igor Larionov, leur joueur de centre de 41 ans, s'était émerveillé de la façon dont Bowman avait bien placé les pièces du casse-tête ensemble, y compris le joueur de centre Sergei Fedorov et le défenseur Chris Chelios. 

« Scotty sait comment déceler la clé chez un joueur et comment l'amener à faire ressortir la clé d'un autre, avait déclaré Larionov à ESPN. Il réalise des expériences tout au long de la saison, puis il sait ce qu'il a sous la main une fois en séries. C'est comme une partie d'échecs. »

Mais même un maître en la matière peut être victime d'un échec et mat à l'occasion, et ç'a failli arriver à Bowman et aux Red Wings au début des séries du printemps 2002. Detroit s'était incliné à ses deux premiers matchs des quarts de finale d'association, à domicile contre les Canucks de Vancouver, et c'était l'égalité 1-1 durant la dernière minute de la deuxième période du match no 3, quand Nicklas Lidstrom a décoché un tir frappé du milieu de la patinoire qui s'est faufilé sous le gant du gardien des Canucks Dan Cloutier. 

Les Red Wings ont remporté cette rencontre 3-1 et ont éliminé les Canucks en six matchs avant de disposer des Blues de St. Louis en cinq matchs, pour ensuite avoir le dessus dans leur rendez-vous annuel - ou presque - contre l'Avalanche du Colorado à l'occasion d'une finale de l'Association de l'Ouest qui a duré sept rencontres. Dans cette série tendue, trois matchs ont nécessité une prolongation avant que l'affrontement ultime se solde par le score inattendu de 7-0. Les Red Wings ont alors inscrit quatre buts en première période aux dépens de Roy et n'ont jamais levé le pied par la suite.

Les Red Wings ont complété leur parcours en défaisant les Hurricanes de la Caroline en cinq rencontres en Finale de la Coupe Stanley.

« Nous avions vraiment une attaque équilibrée, les buts venaient de tout le monde », a souligné Yzerman le jour de son intronisation au Temple de la renommée du hockey en 2009, qui s'est déroulée en même temps que celle de Robitaille et Brett Hull. « Je pense qu'en fin de compte, ç'a fait la différence contre le Colorado en demi-finale, et ensuite contre la Caroline. Même si nous l'avons emporté en cinq, les matchs étaient relativement serrés. Nous avions été en mesure de produire des occasions de marquer, d'obtenir une bonne production de la part de chacun de nos quatre trios. »

Cette modestie est typique de Yzerman, le capitaine et l'âme de trois équipes championnes de la Coupe. Un joueur, aussi, qui a mené les Red Wings avec une récolte de 23 points (six buts, 17 aides) lors des séries du printemps 2002, même s'il n'avait joué que sur une seule bonne jambe, et dont l'abnégation alimentait l'identité de l'équipe.
« Tout commence et finit avec Steve, a affirmé Hull. Les gens comme lui, on n'en rencontre pas souvent sur notre chemin. La façon dont il se comporte, dans cette ville, les autres joueurs dans l'équipe ont pratiquement le devoir et l'obligation de faire comme lui. »

Lidstrom a remporté le trophée Conn Smythe à titre de joueur le plus utile à son équipe dans les séries, ainsi que le deuxième de ses sept trophées Norris remis au défenseur par excellence dans la LNH. L'attaquant Brendan Shanahan a été le chef de file d'une attaque on ne peut plus équilibrée avec une production de 75 points (37 buts, 38 aides) en saison régulière. Hasek a été dominant quand ça comptait et Yzerman, qui a eu 37 ans ce printemps-là, a servi d'inspiration, alors que Bowman envoyait vague après vague de vétérans légendaires sur la glace pour finalement les voir soulever la Coupe une fois que tout fut terminé.  

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