Skip to main content

Les prédictions des experts du LNH.com pour la Finale de la Coupe Stanley

Qui des Predators de Nashville ou des Penguins de Pittsburgh nos experts favorisent-ils en Finale?

par LNH.com / LNH.com

La table est mise pour la dernière ronde de ces séries éliminatoires de la Coupe Stanley 2017. La moitié de nos experts avaient correctement prédit l'issue des deux finales d'association, bien qu'aucun d'entre eux n'avait prévu qu'il faudrait autant de temps aux Penguins de Pittsburgh pour venir à bout des Sénateurs d'Ottawa.

Notre producteur senior John Ciolfi sort du lot avec sa fiche de 10-4 après trois rondes, alors que notre journaliste Guillaume Lepage et notre chroniqueur Sébastien Deschambault montrent également une fiche supérieure à ,500.

Comparez vos choix à ceux de nos experts en consultant leurs prédictions ci-dessous :

Olivier Bouchard, chroniqueur (Fiche au cours des trois premières rondes : 6-8) : Predators en 7 - La force impossible à arrêter contre l'objet inamovible, la meilleure attaque contre la meilleure défensive. L'enjeu pour Mike Sullivan sera de décider comment aménager les choses une fois passée la confrontation Subban-Crosby (je ne crois pas un instant qu'il cherchera à éviter celle-ci). Va-t-il garder Malkin et Kessel réunis, ou va-t-il plutôt essayer de ramener Kessel avec Bonino et Hagelin pour reproduire cette séquence de trois trios offensifs qui ont si bien servi son équipe l'an dernier? Il sera certainement tenté d'aller par-là, ne serait-ce que pour maximiser les chances de voir un de ses trois attaquants d'élite mettre la patte sur la 3e paire défensive des Predators, ou à tout le moins de prendre Ellis et Josi sur des fins de séquence. Pour Laviolette, la question est de savoir s'il cherchera à associer systématiquement Filip Forsberg à un de ses duos défensifs pour former une unité d'impact. Brillant en défensive, le jeune ailier demeure le fer de lance de l'attaque des Predators et la défensive poreuse des Penguins pourrait l'avantager. Si on évite à tout le moins de l'associer à Subban, il échappera alors du coup à Crosby. Bonino et Hagelin seront-ils appelés à le pourchasser? Sont-ils seulement capables de lui résister si on lui associe Ellis et Josi? Un autre point d'interrogation : l'état de santé de Justin Schultz. Sans lui, les Penguins n'ont pas de véritable quart-arrière sur le jeu de puissance, ce qui leur nuit considérablement. Deux derniers éléments à retenir. Matt Murray est à mon sens supérieur à Pekka Rinne qui, après une série fumante contre les Blackhawks, revient tranquillement à ses performances habituelles. S'il craque, ce pourrait par contre être l'occasion pour le jeune Saaros (qui est, selon moi, supérieur à Rinne) de prendre les commandes. Un effondrement rapide de Rinne n'est donc pas une si bonne chose pour les Penguins. Enfin, on ne doit pas sous-estimer le fait que ces séries ont été particulièrement brutales. Et les Predators ont, au terme d'un affrontement particulièrement vicieux contre les Ducks, su non seulement répondre coup pour coup, mais m'ont carrément semblé prendre l'avantage sur la troupe de Randy Carlyle, pourtant l'une des plus rudes de la ligue. Il n'est pas ici question d'intimidation, mais bien d'une réelle capacité à faire payer un prix physique à un adversaire amoché. C'est le facteur X qui, selon moi, avantage au bout du compte les Predators.

John Ciolfi, producteur senior (Fiche au cours des trois premières rondes : 10-4) : Predators en 6 - Grâce à Sidney Crosby et Evgeni Malkin, les Penguins ont assurément l'avantage au centre, surtout à la suite de la blessure qui a mis Ryan Johansen sur le carreau pendant le reste des séries. De plus, la troupe expérimentée de Mike Sullivan semble toujours trouver le moyen de sortir un lapin de son chapeau. Mais les tours de magie prendront fin en finale. Pittsburgh sait tirer pleinement profit des erreurs de l'adversaire, mais Nashville est une équipe très disciplinée (elle a écopé de 33 pénalités de moins que les Sénateurs d'Ottawa au cours des trois premières rondes, et de six de moins que les Oilers d'Edmonton, qui n'ont même pas atteint la finale d'association) et très solide à la ligne bleue. Comme Chris Kunitz l'a lui-même dit, les Penguins ont battu une équipe possédant un Erik Karlsson et ils doivent désormais affronter une équipe qui en a quatre (et c'est sans parler du travail magnifique du gardien Pekka Rinne, le favori jusqu'ici pour obtenir du trophée Conn Smythe). Il faut également se demander si la fatigue et les blessures rattraperont enfin les Penguins: Phil Kessel a déjà disputé 207 matchs au cours des deux dernières saisons, et il n'a même pas participé à la Coupe du monde de hockey 2016. Les Predators, reposés et affamés, vont se nourrir à nouveau d'une ambiance incroyable au Bridgestone Arena pour ramener la Coupe Stanley à « Music City ».

Sébastien Deschambault, chroniqueur (Fiche au cours des trois premières rondes : 8-6) : Predators en 6 - Les Penguins viennent de se débarrasser difficilement en sept matchs d'une équipe qui acceptait volontiers de subir les attaques en se fiant à un système hermétique, et qui souhaitait l'emporter en misant sur les contre-attaques et les buts opportuns, quitte à être complètement dominée dans la colonne des tirs. Les Predators, surtout avec la perte de leur meneur en attaque, le centre Ryan Johansen, affichent le même profil, mais avec plus de munitions en offensive. Contre une défensive aussi mobile que celle de Nashville, les Penguins vont s'ennuyer plus que jamais de Kris Letang. L'entraîneur des Sénateurs d'Ottawa Guy Boucher a mentionné qu'il était difficile d'affronter les Penguins puisqu'ils misaient sur énormément de vitesse sur chacun de leurs trios, mais la brigade défensive des Predators semble toutefois bâtie sur mesure pour contenir cette vitesse, et le quatuor formé de Mattias Ekholm, P.K. Subban, Ryan Ellis et Roman Josi va avoir le dessus sur Sidney Crosby, Evgeni Malkin et Phil Kessel. Devant le filet, le duel entre Matt Murray et Pekka Rinne s'annonce plutôt équilibré, mais Rinne joue le meilleur hockey de sa saison depuis quelques semaines déjà, alors que Murray n'a pas réellement été testé par les Sénateurs. La fatigue sera également un facteur au cours des deux premiers matchs qui auront lieu à Pittsburgh, ce qui va atténuer l'avantage de la glace dont les Penguins devaient bénéficier. En effet, les Predators auront eu une pleine semaine de repos quand le match no 1 s'amorcera lundi, alors que les Penguins auront disputé 14 parties très intenses au cours des deux dernières rondes, et n'auront profité que de trois jours de répit. La perte de Ryan Johansen aurait pu être fatale aux Predators si elle était survenue en première ronde, mais dans une série quatre de sept, les coéquipiers de Johansen pourront se servir de son absence comme motivation, un peu comme ce fut le cas dans les deux dernières rencontres de la finale de l'Association de l'Ouest contre les Ducks d'Anaheim.

Robert Laflamme, journaliste principal (Fiche au cours des trois premières rondes : 7-7) :  Penguins en 7 - La défense ne fait pas toujours gagner des championnats. L'expérience peut le permettre également. C'est ce que la Finale de la Coupe Stanley nous démontrera. Cela dit, c'est difficile de ne pas monter à bord du train des Predators en raison du sublime parcours qu'ils connaissent en séries éliminatoires. D'autant que les Penguins n'ont guère été convaincants en finale d'association contre les Sénateurs d'Ottawa, ayant besoin de tout leur petit change pour l'emporter. Mais les voilà rendus à quatre victoires d'une deuxième conquête en autant d'années et ils ne lâcheront pas le morceau si près de l'objectif. Les attaquants vedettes Sidney Crosby et Evgeni Malkin voudront marquer l'histoire en soulevant la Coupe à bout de bras pour la troisième fois chacun. Les Predators seront de farouches opposants. Les amateurs de hockey seront servis à souhait. Ils devraient assister à une des plus enlevantes Finales des dernières années. L'absence du talentueux joueur de centre Ryan Johansen sera ressentie chez les champions de l'Association de l'Ouest. Par contre, le fabuleux quatuor en défense de l'équipe, avec vous-savez-qui, en fera voir de toutes les couleurs aux Penguins. Au final, les champions en titre auront le meilleur grâce à leur expérience… et l'avantage de la glace.

Guillaume Lepage, journaliste (Fiche au cours des trois premières rondes : 8-6) : Predators en 6 - Les Penguins ont commencé à montrer des signes de fatigue face aux Sénateurs, une équipe dont ils auraient théoriquement dû se débarrasser beaucoup plus facilement. L'attaque a été complètement muselée par le système de jeu de Guy Boucher, qui comptait sur une défensive beaucoup moins outillée que celle des Predators - et de loin. Peu mis à l'épreuve depuis son entrée dans la série contre Ottawa, le gardien Matt Murray ne m'a pas tout à fait convaincu qu'il était véritablement de retour au sommet de son art. Il devra l'être, et ce rapidement, contre les Predators parce que la rondelle risque de circuler très rapidement. Même sans leur centre no 1 Ryan Johansen, les Predators vont être en mesure d'étourdir la défensive éclopée des Penguins. Les joueurs de Nashville ont souvent comparé les Penguins aux Blackhawks de Chicago au cours des derniers jours et je pense que la comparaison est assez efficace. Connaissant le sort qu'ont réservé les Predators aux Blackhawks, une équipe rapide et bien outillée offensivement, il ne faudrait pas s'étonner de voir le quatuor défensif de Nashville museler les gros canons des Penguins. Et avec un Pekka Rinne en grande forme devant le filet, la table est mise pour le plus gros party des dernières années à Nashville.

Serge Touchette, chroniqueur (Fiche au cours des trois premières rondes : 7-7) : Penguins en 7 - Comment est-ce que les Penguins ont été capables de se rendre aussi loin sans Kris Letang? Réponse: Parce qu'ils ont une profondeur que les autres équipes n'ont pas, parce qu'il n'y a pas une attaque plus rapide, plus créative que la leur et, détail non négligeable, parce qu'ils sont animés par un immense sentiment de fierté. Ils sont bons, ils le savent et ils ne se lassent jamais de le prouver. Le chandail des Penguins, au fil des ans, a acquis un certain pouvoir. Donc, Crosby, Malkin, Kunitz et Kessel, entre autres, contre la muraille de Nashville. L'attaque la plus explosive de la ligue contre Pekka Rinne et le « Big Four ». Un thriller garanti. Traditionnellement, la meilleure défense a l'habitude de prévaloir. Pas cette fois. Trop forts, les Penguins. Trop forts et trop peu de faiblesses. Et leur défense anonyme, mine de rien, fait des merveilles depuis le début des séries. On a tendance à l'oublier tellement elle s'impose. Elle ne fait pas dans la dentelle; elle privilégie les jeux simples et limite les risques. Tout simplement. Une équipe qui, bien après le coup de minuit, a finalement transformé le carrosse des oh combien surprenants Sénateurs d'Ottawa en citrouille, est capable de tout. Même de percer la muraille de Nashville. Cette Finale, parole de scout, sera dure, enlevante. Par moment, elle nous fera grimper dans les rideaux, parfois même sur la table de cuisine. Mais à l'issue d'un septième match âprement disputé, Pittsburgh et non Nashville dansera avec la Coupe. Partisans des Penguins, sortez vos souliers de danse du placard. 

En voir plus