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Les Predators sont confiants, même à Pittsburgh

Nahville n'a pas obtenu les résultats escomptés lors du premier séjour à Pittsburgh, mais ont l'intention de renverser la vapeur

par Arpon Basu @ArponBasu / Directeur de la rédaction LNH.com

NASHVILLE - Après les quatre premiers matchs de la Finale de la Coupe Stanley, ce serait facile de conclure que les Predators de Nashville sont en difficultés parce que pour réussir à remporter la série, ils devront signer au moins une victoire à l'étranger, chose que les Penguins de Pittsburgh ne sont pas dans l'obligation de faire.

Alors que chaque équipe l'a emporté au service sur sa propre patinoire, faisant en sorte que la série est égale 2-2 à l'approche du cinquième match qui aura lieu jeudi soir à Pittsburgh (20h (HE) ; TVA Sports, CBC, SN, NBC), on serait porté à croire que les Predators devront trouver une nouvelle formule pour parvenir à avoir le dessus au PPG Paints Arena.

Sauf que les Predators l'ont déjà, cette nouvelle formule. Grosso modo, c'est la même qu'ils ont préconisée lors des matchs no 1 et no 2 de la série, bien qu'ils aient alors subi la défaite à chaque fois.

« Il faut tout faire pareil, sauf le résultat », a affirmé l'attaquant des Predators Austin Watson, mardi, après que les siens eurent participé à un entraînement complet. « Nous avons aimé pas mal tous les aspects de notre jeu, mais évidemment ça n'a pas suffi pour l'emporter dans leur aréna. Nous devons peaufiner certains aspects de notre jeu, nous avons accordé des opportunités de marquer dans les deux premiers matchs que nous aimerions ravoir. Si nous pouvons limiter le nombre d'occasions de catégorie A et jouer de façon plus serrée en défensive, nous nous donnerons alors de bonnes chances de l'emporter. »

Les Predators ont bien fait à plusieurs égards à Pittsburgh, alors qu'ils ont obtenu plus de tirs au but et plus d'opportunités de marquer que les Penguins à chacune des deux rencontres. Ils ont si bien joué, en fait, que l'entraîneur des Predators Peter Laviolette a semblé laisser entendre, mardi, qu'il a préféré leurs prestations en défensive des matchs no 1 et no 2, même s'ils ont alors concédé neuf buts, que celle du quatrième match, qu'ils ont remporté 4-1 lundi.

« Je trouve que [lundi] ç'a été différent, a souligné Laviolette. Ils ont obtenu des occasions de but où ils ont réussi à placer plusieurs joueurs derrière nous. Je n'ai pas vu ça aussi souvent lors des matchs no 1 et no 2. Vous avez raison de parler des rondelles qui ont abouti dans le filet. Nous avons aidé leur cause en poussant nous-mêmes deux (rondelles) dans le but. Ils ont marqué un but à cinq contre trois. Ils ont marqué des buts à la suite de poussées à l'attaque, mais nous avions le nombre nécessaire de joueurs pour bien défendre. Ce n'est pas comme s'ils avaient réussi à nous déborder.

« Alors selon moi, le seul match où ils ont vraiment réussi à se retrouver derrière nous, c'était [lundi] soir. À partir de là, quand ils ont effectivement réussi à se placer derrière nous, non seulement y a-t-il eu le but de [Sidney] Crosby, mais il y a eu une opportunité, puis une deuxième opportunité, puis une troisième et parfois une quatrième. Quand ils ont réussi à se faufiler derrière nous, ils ont réussi à faire des dommages. Nous devons jouer du hockey un peu plus serré que nous l'avons fait [lundi] dans ces situations-là. »

Ainsi donc, pour être encore plus clair, Laviolette aimerait que le jeu défensif de son équipe ressemble davantage à celui des deux matchs que les Predators ont perdu par un score total de 9-4 qu'à celui du match qu'ils ont remporté 4-1.

Même si cela n'a rien de logique en apparence, il a parfaitement raison.

Les Penguins ont peut-être décoché seulement 24 tirs en direction du gardien des Predators Pekka Rinne durant la quatrième rencontre, mais la majorité de ces tirs étaient d'une qualité remarquablement élevée. Selon naturalstattrick.com, les Penguins ont obtenu 13 opportunités dangereuses à cinq contre cinq comparativement à 10 pour les Predators, et la majorité de leurs tentatives de tir sont venues de ce que les Predators qualifient de 'zone-1', c'est-à-dire la surface autour du filet qui se trouve le plus près de la cage.

« C'était le premier match de la série où nous avons obtenu plus d'occasions qu'eux, a noté l'entraîneur des Penguins Mike Sullivan, mercredi. Nous avons eu quelques occasions de bonne qualité. »

Lors des deux premiers matchs, les opportunités dangereuses à cinq contre cinq se sont chiffrées à 14-7 en faveur des Predators. Donc, s'ils sont encore une fois en mesure d'obtenir deux fois plus d'occasions de but de qualité que les Penguins lors du cinquième affrontement, ils estiment que leurs chances de l'emporter seront bonnes.

Leurs chances d'avoir le dessus seront encore meilleures qu'à l'occasion des quatre premiers matchs si l'attaquant Colin Wilson revient d'une blessure qui l'a empêché de jouer jusqu'ici en Finale de Coupe. Il a patiné au sein du quatrième trio pendant l'entraînement, avec le joueur de centre Frédérick Gaudreau, tandis que Harry Zolnierczyk et Pierre-Alexandre Parenteau ont alterné à l'autre aile.

Ce quatrième trio est un autre facteur qui a grandement modifié la donne au profit des Predators depuis les deux défaites subies à Pittsburgh, étant donné que Parenteau et Zolnierczyk ont remplacé les attaquants Cody McLeod et Vernon Fiddler lors du troisième match, ce qui a permis à Nashville d'afficher plus de vitesse. L'ajout de Wilson rendrait cette unité encore meilleure.

Certaines choses ont donc changé et les Predators reconnaissent qu'il y a quand même certains aspects qu'ils doivent améliorer par rapport à leurs deux défaites en début de série.

Mais plus important encore, ils savent fort bien ce qu'ils n'ont pas besoin de changer.

« Je trouve que nous avons bien joué, a dit l'attaquant James Neal. Il y a eu quelques bonds malchanceux, quelques jeux que nous aimerions ravoir, mais je trouve que dans l'ensemble, nous avons dicté le rythme du jeu et nous avons été solides pendant 50 minutes dans leur aréna à chacun des deux matchs.

« Il faut juste corriger certaines petites choses. Nous l'avons fait sur notre patinoire et nous aurons la même approche chez eux. »

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