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Les Predators s'attendent à ce que Rinne rebondisse

L'entraîneur Peter Laviolette a indiqué que son gardien allait être « le pilier de cette équipe » dans le match no 2 contre les Penguins

par Tom Gulitti @tomgulittinhl / Journaliste NHL.com

PITTSBURGH - Imaginez que vous êtes le gardien des Predators de Nashville Pekka Rinne et que ça fait 37 minutes que vous êtes debout devant votre filet sans recevoir un seul tir.

C'est ce qui est arrivé, lundi, à l'occasion du premier match de la Finale de la Coupe Stanley contre les Penguins de Pittsburgh.

Rinne devait déjà avoir la mine basse après avoir vu le tir précédent dirigé vers lui être dévié dans le filet par son coéquipier Mattias Ekholm, ce qui donnait aux Penguins une priorité de trois buts plusieurs minutes plus tôt, en première période. Mais les Predators ont continué à batailler et ils ont trouvé une façon de créer l'égalité, dominant le jeu pendant de longues séquences sans donner un seul tir en cours de route.

Puis, soudainement, le joueur recrue des Penguins Jake Guentzel s'est mis à filer à toute vitesse à l'aile droite et il a enfin décoché un tir du cercle qui a trouvé place au-dessus du gant de Rinne, inscrivant ainsi le but vainqueur alors qu'il restait 3:17 à faire. C'est là le genre de match qu'ont connu Rinne et les Predators, qui ont quitté le PPG Paints Arena à la suite d'un revers de 5-3 en se grattant la tête, incrédules.

« C'était juste un de ces soirs, j'imagine, a affirmé Rinne. Mais c'est décevant quand ça arrive en Finale. »

Rinne a affronté 11 tirs et quatre d'entre eux l'ont battu. Nick Bonino a ajouté un but d'assurance dans un filet désert au moment où il restait 1:02 à jouer.

Le pourcentage d'arrêts de ,636 qu'a affiché Rinne est le pire qu'on ait enregistré à la suite d'un match complet en Finale de la Coupe Stanley depuis 1967.

« Quand c'est une soirée où tu affrontes beaucoup de tirs, c'est différent, a noté Rinne. Mais en fin de compte, mon travail c'est de faire l'arrêt. Je suis déçu de ne pas avoir été capable d'aider mon équipe. »

Tirant de l'arrière dans une série pour la première fois depuis le début des présentes éliminatoires, les Predators devront rebondir lors du match no 2 qui aura lieu mercredi, encore une fois à Pittsburgh (20 h (HE); TVA Sports, CBC, SN, NBCSN). S'ils cherchent des raisons pour se convaincre que c'est possible, ils n'ont qu'à se rappeler la manière dont ils ont réagi après s'être retrouvés en déficit de 3-0 à l'issue de la première période de la première rencontre.

Les Predators ont bien amorcé le match et ils ont semblé prendre les devants sur un but du défenseur P.K. Subban après 7:13 de jeu. Mais le but a été annulé après que l'étude de la reprise vidéo, rendue nécessaire en raison de la contestation de l'entraîneur, eut permis de constater que l'ailier gauche Filip Forsberg était entré en zone adverse trop tôt avant le but et était hors jeu.

Les choses ont vite décliné pour les Predators en deuxième moitié du premier engagement. Des pénalités simultanées décernées à Calle Jarnkrok (obstruction à l'endroit de Patric Hornqvist) et James Neal (double-échec aux dépens de Trevor Daley) à 13:50 de la première période ont permis aux Penguins d'attaquer à cinq contre trois pendant deux minutes complètes.

Pittsburgh en a tiré profit quand le tir de la ligne bleue d'Evgeni Malkin a touché au gant de Rinne et donné un but en avantage numérique à 15:32. Conor Sheary a fait 2-0 à 16:37.

Le défenseur des Predators Yannick Weber a été incapable de dégager la rondelle, celle-ci étant interceptée à la ligne bleue du côté gauche par Brian Dumoulin, puis quelques secondes plus tard Chris Kunitz a alimenté Sheary dans le cercle droit, ce dernier se trouvant alors devant un filet à moitié ouvert.

Il n'y a pas grand-chose que Rinne aurait pu faire d'autre sur ce but ni sur celui qui a été attribué à Nick Bonino alors qu'il restait 16,1 secondes à faire en première période, pour un score de 3-0. Le tir du revers à une main de Bonino, faiblement décoché du cercle droit, a été repoussé du bâton par Rinne, mais a ensuite rebondi sur le genou droit d'Ekholm et dans le filet.

« J'ai trouvé que nous avons disputé du hockey solide pendant les 10 premières minutes de jeu. Nous avons très bien joué, a souligné le capitaine des Predators Mike Fisher. Et ensuite, ils ont obtenu un but en avantage numérique et avant de pouvoir réaliser ce qui nous tombait dessus, c'était 3-0. »

Les Predators ont repris leurs esprits pendant la première pause et ils sont revenus dans le match grâce au but en avantage numérique de Ryan Ellis à 8:21 de la deuxième. Ils allaient dominer les Penguins 9-0 au chapitre des tirs pendant la période médiane ce qui, selon le Elias Sports Bureau, s'avérait la première fois qu'une équipe avait été incapable de décocher un seul tir au but au cours d'une période en Finale de la Coupe Stanley depuis que la LNH a commencé à comptabiliser les tirs au but en 1957-58.

Les Predators ont rétréci l'écart à 3-2 au moyen d'un filet en supériorité numérique de Colton Sissons à 10:06 du troisième engagement. Ensuite, après avoir écoulé avec succès un jeu de puissance des Penguins - encore une fois sans accorder un seul tir au but -, ils ont créé l'égalité quand la recrue Frédérick Gaudreau a trouvé le fond du filet alors qu'il restait 6:31 à disputer en temps réglementaire.

Ce sont les Predators qui semblaient alors avoir le vent dans les voiles, et ç'a été le cas jusqu'au moment où les Penguins ont enfin décoché leur prochain tir au but vers Rinne - et fait mouche.

« Compte tenu de notre début de match et de la façon dont nous avons continué par la suite, je peux dire que les gars ont très bien joué, a affirmé l'entraîneur des Predators Peter Laviolette. J'ai trouvé que nous avons disputé un bon match. Nous détestons le score final, nous détestons le résultat, mais nous allons de l'avant. »

Les Predators n'ont pas le choix et sans doute que Rinne sera meilleur lors du deuxième match. Fort d'une fiche de 12-4-0, d'une moyenne de buts alloués par match de 1,70, d'un pourcentage d'arrêts de ,941 et de deux jeux blancs au cours des trois premières rondes, il est un des joueurs qui ont permis à Nashville de se rendre aussi loin.

« Il n'y a aucune interrogation en ce qui concerne Pekks dans le filet et ce qu'il est capable de faire, et il sera le pilier de cette équipe », a déclaré Laviolette.

Les Predators devront être meilleurs collectivement, eux aussi. Rinne a déjà hâte qu'on lui donne l'occasion d'avoir un impact sur la prochaine rencontre.

« C'est ce que j'adore des séries, a-t-il dit. Il y a toujours une autre opportunité et celle-ci va se présenter mercredi, alors j'ai hâte de passer à l'action. »

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