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Les Predators heureux d'être de retour à l'entraînement

Nashville se prépare pour sa première participation à la Finale de la Coupe Stanley

par Shawn P. Roarke @sroarke_nhl / Directeur senior de la rédaction NHL.com

NASHVILLE -- Ce n'était pas une séance ordinaire d'entraînement.

Les Predators de Nashville ont sauté sur la glace jeudi pour entamer leurs préparations pour leur première Finale de la Coupe Stanley, qui commencera à Ottawa ou à Pittsburgh lundi.

Les Penguins de Pittsburgh et les Sénateurs d'Ottawa disputent le match no 7 de la finale de l'Association de l'Est à Pittsburgh jeudi (20h H.E.; TVA Sports, CBC, NBCSN).

En attendant leur adversaire, les Predators ont tenu une séance courte mais intensive, leur premier entraînement depuis une victoire de 6-3 face aux Ducks d'Anaheim lors du match no 6 de la finale de l'Association de l'Ouest lundi.

L'entraîneur Peter Laviolette avait un peu plus d'énergie au début de l'entraînement et un sourire au visage en voyant ses joueurs de retour au boulot.

« C'était super d'être sur la glace aujourd'hui », a dit Laviolette, qui participera à une troisième Finale de la Coupe Stanley, chaque fois à la barre d'une équipe différente. Il a remporté la Coupe Stanley avec les Hurricanes de la Caroline en 2006 avant de retourner en Finale avec les Flyers de Philadelphie en 2010, mais ils ont été battus par les Blackhawks de Chicago. « Si nous n'étions pas sur la glace, nous aurions tenu une simple réunion hors glace et tout aurait vite fini. Je crois que les gars sont plus concentrés grâce à l'entraînement.

« Ils seront prêts, ils le sont déjà. C'est une période enlevante de la saison. Il n'y a aucun autre endroit où un joueur préférerait être que sur une patinoire en fin de mai ou en début du mois de juin. »

Le nombre de partisans qui assistent à l'entraînement continue de se multiplier et le bruit venant des gradins continuer d'augmenter, aussi. Pour la première fois pendant les présentes séries éliminatoires, les gradins autour de la patinoire B du Centennial Sportsplex ont été remplis.

À l'extérieur du vestiaire, plus de journalistes locaux se sont rassemblés afin de passer des entrevues avec les entraîneurs et les joueurs.

« Dans chaque ronde, tout s'intensifie, et cette ville est devenue tellement animée et électrisée. C'est très cool », a déclaré le capitaine des Predators Mike Fisher.

Fisher s'est entraîné jeudi après avoir raté les deux derniers matchs à cause d'une blessure non divulguée. Il était tout sourire en prenant part aux exercices.

Comme Laviolette, Fisher sait ce qu'il faut pour atteindre la Finale. Il l'a fait avec les Sénateurs en 2007, quand ils ont perdu face aux Ducks en cinq matchs.

« Certains joueurs n'atteignent jamais la Finale, a dit Fisher, 36 ans. Les jeunes joueurs, ils croient avoir toute leur carrière devant eux et tout d'un coup... c'est si difficile. Il faut tant de travail et tant de chance. C'est pourquoi il faut profiter au maximum de ces occasions et apprécier le parcours. C'est spécial, sans aucun doute. »

Fisher est le seul joueur des Predators à avoir participé à une Finale de la Coupe Stanley. Les autres apprennent au fur et à mesure, mais ils jouissent de l'expérience.

Ils ont aperçu les façons dont leurs succès ont animé la ville et la région.

Le défenseur Ryan Ellis en est à sa sixième saison dans la LNH, chacune avec Nashville, et même s'il a vu le nombre de partisans grandir et devenir plus engagé pendant cette période, il n'a jamais auparavant vu une telle ferveur.

Chaque fois qu'il se rend à la patinoire, a-t-il noté, il voit le logo des Predators affiché aux boîtes postales du voisinage, et le nombre de logos semble croître après chaque ronde. Il a également vu les vidéos du chahut en ville pendant les soirées de match, alors que des milliers de partisans regardaient les matchs sur un grand écran à l'extérieur du Bridgestone Arena.

« C'est pas mal magique, ce qui se passe là-bas, a-t-il dit. Tu vois des T-shirts, des autocollants. Tu fais une promenade dans le parc et tu vois des chandails Filip Forsberg. »

Le nouvel intérêt a transformé une région au point que le hockey semble désormais passionner les Tennessiens autant que le football, le roi incontesté depuis longtemps.

« En rendant compte du fait que cette équipe a établi un nouveau style ici et que nous avons suscité l'intérêt de tout le monde dans un sport qui n'était nécessairement pas traditionnel ici, c'est sûrement plaisant et nous allons nous le rappeler affectueusement bien après la fin de notre carrière », a dit Ellis.

Pour P.K. Subban, l'enthousiasme à Nashville s'avère révélateur.

Il avait passé ses sept premières saisons dans la LNH avec les Canadiens de Montréal et au milieu d'une tradition profonde avant d'être échangé aux Predators le 29 juin.

« Quand tu vois le soutien que nous avons reçu de nos partisans, c'est pas mal incroyable, a dit Subban. J'ai joué devant des foules magnifiques et j'ai participé à quelques matchs extraordinaires, tant dans la LNH que sur la scène internationale. [Nashville] a une des meilleures ambiances que j'ai déjà vues, et ça ne va que s'améliorer. Je crois que ça se poursuivra pendant longtemps. »

Subban comprend également que les présents succès des Predators aident à accélérer la croissance du hockey à Nashville. Il savoure l'occasion.

« C'est un bon endroit pour jouer et un bon endroit pour gagner, a-t-il déclaré. Ce sera fantastique si plus de personnes prennent le train en marche. »

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