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Les Penguins voulaient mettre la main sur Zachary Lauzon

Le défenseur des Huskies de Rouyn-Noranda ne s'attendait pas à être réclamé aussi rapidement

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

CHICAGO - Zachary Lauzon était prêt à patienter aussi longtemps qu'il le faudrait dans les gradins du United Center, samedi, pour enfiler le chandail d'une des 31 formations de la LNH.

À sa grande surprise, le défenseur des Huskies de Rouyn-Noranda a rapidement été sélectionné par les Penguins de Pittsburgh en deuxième ronde, au 51e échelon.

« Je suis surpris, je ne pensais pas sortir si tôt, a-t-il dit vêtu de l'uniforme des champions de la Coupe Stanley. Mes entrevues s'étaient quand même bien déroulées avec eux, mais au repêchage tu ne sais jamais à quoi t'attendre. C'est une énorme fierté. »

Avec raison.

Lauzon était répertorié au 143e rang des patineurs nord-américains sur la liste du Bureau central de dépistage de la LNH. Il a connu une excellente saison à la ligne bleue des Huskies, récoltant trois buts et 18 aides en plus de maintenir un différentiel de plus-42. 

L'intérêt de plusieurs équipes était de plus en plus palpable et les Penguins ont préféré ne pas prendre la chance de le perdre au profit d'une autre formation en faisant de lui leur toute première sélection de l'encan 2017.

Pittsburgh avait obtenu la 51e sélection et l'attaquant Ryan Reaves des Blue de St. Louis, vendredi, en échangeant leur 31e choix.

« Je ne sais pas ce que les autres équipes pensaient, mais nous savions qu'il y avait de l'intérêt de la part d'autres organisations, a expliqué le dépisteur québécois des Penguins, Luc Gauthier. Plus on le voyait au cours de la saison, plus on appréciait son jeu. Ce n'est pas un joueur spectaculaire, mais il fait toutes les choses de la bonne manière.

« Il me fait penser à Marc-Édouard Vlasic au même âge. Je ne dis pas qu'il deviendra comme Vlasic dans la Ligue nationale, mais il sera intéressant de suivre son développement. »

En plus, Lauzon pourra se permettre de taquiner son frère aîné Jérémy, qui a été choisi au 52e rang - un échelon plus tard - par les Bruins de Boston en 2015.

« Je vais pouvoir l'écoeurer un peu, mais rendu là ça n'a pas d'importance, a-t-il dit en riant. Il a joué un gros rôle dans mon développement en tant que joueur de hockey. Il a toujours été un modèle et il m'a soutenu à maintes reprises. »

Une autre année difficile pour la LHJMQ

Les sélections de Lauzon, Maxime Comtois et Antoine Morand au deuxième tour ont représenté un rare rayon de soleil pour les joueurs québécois et la LHJMQ au cours de cette journée.

Tout comme l'année dernière, seulement 14 joueurs issus du circuit Courteau ont trouvé preneur, un de plus que le record de médiocrité de 13 établi en 1970 à la première année d'existence de la Ligue. Parmi eux, on ne retrouve que neuf Québécois.

Pire encore, seulement six joueurs de la LHJMQ, dont quatre Québécois, ont été réclamés au cours des quatre premières rondes - aucun en troisième. Ce sont donc les choix des rondes cinq à sept qui ont sauvé l'honneur de la ligue.

Parmi les déceptions, notons que les Québécois Antoine Crête-Belzile et Joël Teasdale, tous les deux de l'Armada de Blainville-Boisbriand, n'ont pas trouvé preneur. Pourtant, Crête-Belzile était répertorié au 76e échelon sur la liste du Bureau de dépistage tandis que Teasdale était classé au 84e rang.

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