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Les Penguins tiennent le coup en défense malgré l'absence de Letang

« C'est un travail d'équipe », affirme Jacques Martin

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

PITTSBURGH - L'entraîneur des Penguins de Pittsburgh Mike Sullivan se plaît à appeler son groupe de défenseurs les « héros obscurs » de l'équipe. Ils sont moins obscurs qu'ils l'étaient, rendus sous les projecteurs de la Finale de la Coupe Stanley. Reste à voir s'ils seront toujours des héros dans quelques semaines.

Peu de gens ont cru que les champions en titre pouvaient répéter leur exploit de l'an dernier à l'annonce le 5 avril de la perte pour toute la saison de leur as en défense, Kristopher Letang, qui a été opéré au cou.

Letang avait affirmé y croire cette journée-là. Ses coéquipiers lui donnent raison jusqu'à maintenant. Lundi (20h HE; TVA Sports, CBC, SN, NBCSN), les Penguins vont se lancer à l'assaut d'une deuxième conquête de la Coupe Stanley d'affilée en accueillant les Predators de Nashville au PPG Paints Arena.

Derrière les succès de la brigade en défense, il y a un homme qui est à l'image effacé du groupe qu'il a la gouverne : l'entraîneur-adjoint Jacques Martin.

« C'est un travail d'équipe », a souligné Martin, samedi, en minimisant le mérite qui lui revient. « Nous avons une bonne équipe. Nous sommes choyés d'avoir des joueurs hors-pair, des leaders comme Sidney Crosby, des gars engagés et motivés qui n'hésitent pas à unir leurs efforts. »

Les Penguins ont comme mantra que la meilleure défense, c'est l'attaque. En ce sens, les attaquants ont un grand rôle à jouer. On élabore les stratégies afin de leur permettre de passer beaucoup de temps en zone offensive. Comme ça, les défenseurs sont moins sollicités.

« On a vu les résultats dans la série contre les Sénateurs d'Ottawa, à compter du match no 4, quand nous avons commencé à passer plus de temps en zone adverse, à contrôler davantage la rondelle et à la protéger mieux en fond de territoire, a-t-il expliqué. Ça aide d'avoir à passer moins de temps dans sa zone. »

Martin a admis que les Predators présentent un défi différent en raison du formidable quatuor de défenseurs sur lequel ils peuvent compter. L'implication des attaquants sera plus sollicitée, surtout en repli.

« La plupart des équipes ont un ou deux défenseurs mobiles qui s'impliquent à l'attaque. Ils en ont quatre. C'est un de leurs gros atouts.

« Nos attaquants seront très importants dans notre stratégie en défense, autant en zone offensive où ils devront compléter leurs mises en échec, qu'en zone neutre ou en zone défensive où ils devront avoir à l'œil leurs défenseurs s'ils s'élancent à l'attaque. »

Pour ce qui est du groupe de défenseurs qu'il a sous la main, ce qui impressionne le plus Martin c'est la complicité qui existe au sein des trois duos.

« La répartition des tâches entre les six défenseurs est un facteur important, a-t-il continué. Vous ne remplacez pas un défenseur de la trempe de Kristopher Letang qui peut jouer près d'une trentaine de minutes par match en séries éliminatoires. Nous n'avons pas de défenseurs qui peuvent faire ça, d'où l'importance de travailler avec les trois unités. »

Brian Dumoulin, qui forme un duo avec Ron Hainsey, a dit que le groupe a voulu prouver qu'il pouvait faire le travail en l'absence de Letang.

« Sa perte a créé un grand vide. Nous nous sommes serrés les coudes. Chacun joue à l'intérieur de ses limites. Nous avons confiance les uns envers les autres et nous nous appliquons à faire ce que nous faisons de mieux. Ça fonctionne et nous continuons. »

Qu'on en ait uniquement pour le dynamique quatuor des Predators en Finale ne fait pas un pli sur la différence pour Dumoulin.

« Ce n'est pas du tout un irritant. Nous ne nous arrêtons pas à ça. Nous savons qui nous sommes et nous allons conserver la même approche, peu importe. »

Les retrouvailles Martin-P.K.

Martin va renouer avec le défenseur P.K. Subban qu'il a dirigé à ses débuts dans la LNH à la barre des Canadiens de Montréal.

« Il était bien jeune, il a beaucoup évolué », a dit Martin pas plus intéressé que ça de ressasser des souvenirs.

Il avait dû le retrancher de la formation à quelques reprises à sa première saison complète dans la LNH, en 2010-11.

« Ce sont des leçons de vie. On fait beaucoup de travail avec les jeunes et il faut parfois utiliser des méthodes pour qu'ils comprennent la façon que vous souhaitez les voir jouer, a-t-il rappelé. Il avait très bien répondu à l'appel parce qu'il avait été un de nos meilleurs défenseurs au cours de la deuxième moitié de saison. »

Interrogé au sujet du cheminement de Subban au fil des dernières saisons, encore là Martin s'est montré avare de commentaires.

« C'est dur à dire. Je l'ai dirigé avant 2012 et nous sommes rendus en 2017. Je suis sa carrière de l'extérieur.

« Il est très talentueux, très enthousiaste et il possède une personnalité flamboyante, a-t-il enchaîné. Chacun a le droit d'être qui il veut, c'est important. Il a continué de progresser et de grandir comme joueur, à être plus responsable et à mieux gérer la rondelle. Ce sont toutes des choses qu'un défenseur doit apprendre avec le temps.

« C'est maintenant un défenseur qui défend bien dans sa zone, qui se porte à l'attaque et qui possède un très bon lancer. Nous devrons bien le surveiller. »

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