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Les Penguins se vengent des Capitals de la meilleure manière

Les joueurs se sont regroupés afin de soutenir leur capitaine blessé Sidney Crosby, ce qui place Washington au bord de l'élimination

par Nicholas J. Cotsonika @cotsonika / Chroniqueur NHL.com

PITTSBURGH - Le masque du gardien Marc-Andre Fleury est décoré de manière à rendre hommage à ses coéquipiers des Penguins de Pittsburgh, passés et présents. À l'arrière, on retrouve deux colonnes de noms. Au sommet de la colonne de gauche, on retrouve le surnom « Nisky », écrit à la main en lettres argentées.

Ce nom était recouvert de ruban mercredi.

« Quoi? », a demandé Fleury en riant lorsqu'un journaliste l'a questionné à ce propos. « Qui a fait ça? Je ne sais pas. Je n'ai pas grand-chose à dire. Vous très bons toutefois. D'excellents espions. »

Fleury n'avait pas à en dire beaucoup. Le ruban parlait de lui-même.

« Nisky » est le surnom du défenseur Matt Niskanen, qui a évolué avec les Penguins de la fin de la saison 2010-11 jusqu'en 2013-14 avant de s'entendre avec les Capitals de Washington à titre de joueur autonome sans compensation. Il a servi un double-échec à la tête du capitaine des Penguins Sidney Crosby, infligeant à ce dernier une commotion cérébrale, dans le match no 3 de leur série de deuxième ronde de l'Association de l'Est, lundi.

« Je crois que la meilleure manière de le faire payer est de gagner, et c'est ce que nous avons fait, a affirmé Fleury.

Les Penguins ont vaincu les Capitals 3-2 dans le match no 4 au PPG Paints Arena et mènent désormais la série quatre de sept 3-1. Une autre victoire, et ils vont éliminer Niskanen et les Capitals en deuxième ronde pour une deuxième saison de suite après que les Capitals eurent remporté le trophée des Présidents.

Le match no 5 aura lieu au Verizon Center samedi (19 h 15 (HE); TVA Sports, NBC, CBC, SN).

La perte de Crosby aurait pu être dévastatrice. Il a remporté le trophée Conn Smythe lorsque les Penguins ont soulevé la Coupe Stanley l'an dernier en plus d'être finaliste au trophée Hart. Il a été un catalyseur au cours des deux premières victoires des siens dans cette série, marquant deux fois dans le match no 1, avant de préparer deux filets dans le match no 2.

Sa blessure s'ajoutait à celles de l'attaquant Conor Sheary (commotion cérébrale), du défenseur Kris Letang (cou) et du gardien Matt Murray (bas du corps).

Mais les Penguins ont bien maîtrisé leurs émotions et ont signé la victoire dans le match no 4, pratiquement de la même manière dont ils ont prévalu dans les deux premières parties. Bien qu'ils aient été dominés dans la colonne des tirs (38-18) et au chapitre des tentatives de tirs (56-28), Ils ont pu compter sur 36 arrêts de Fleury en plus de bloquer 24 tirs. Ils ont été parfaits en quatre infériorités numériques. Après avoir vu leur avance de 2-0 disparaître, ils ont riposté avec un but sur le jeu de puissance.

« Ce fut un match robuste, intense et âprement disputé par notre groupe », a affirmé l'entraîneur des Penguins Mike Sullivan.

L'attaquant des Penguins Chris Kunitz a ajouté un autre adjectif à cette liste.

« Ajoutez le mot 'cœur', a-t-il noté. Tout le monde a puisé un peu plus profondément dans ses réserves. On aurait dit que nous avons obtenu les arrêts opportuns quand nous en avions besoin, mais nous avions aussi des joueurs qui bloquaient les lignes de tir. Nous avons bloqué beaucoup de tirs. Avec nos bâtons, nous avons fait dévier des rondelles ou nous avons neutralisé nos adversaires. Nous avons fait ce qu'il fallait pour l'emporter. Ce n'était pas très joli, mais nous avons trouvé une manière d'y arriver. »

Kunitz était furieux après le match no 3, déclarant qu'il aimait Niskanen en tant que personne, mais qu'il croyait que son double-échec à 'endroit de Crosby était malicieux. (Niskanen a affirmé que ce n'était pas intentionnel).

Avec un peu plus d'une minute à écouler au match no 4, Kunitz a eu la chance de se venger. L'adrénaline coulait probablement à flots, la foule huait Niskanen qui contrôlait la rondelle devant le banc de Washington, et Kunitz fonçait vers Niskanen pour lui asséner une percutante mise en échec. 

Niskanen a remis le disque au défenseur des Capitals Dmitry Orlov.

Kunitz aurait pu écraser Niskanen, mais ce coup aurait été tardif et illégal. Au dernier moment, Kunitz a modifié sa trajectoire, n'a pas frappé Niskanen, et s'est dirigé au banc pour un changement.

« Nous voulons de toute évidence jouer de manière physique, a reconnu Kunitz. Nous voulons user leur corps. Nous voulons nous rendre à eux en échec-avant. Mais nous devons également être disciplinés. Nous savons que leur jeu de puissance est incroyable et qu'il est difficile de les neutraliser soir après soir. Si vous écopez de punitions d'indiscipline, tout peut arriver. »

Les Penguins ont été plus disciplinés que les Capitals, qui ont écopé de six punitions en zone offensive, dont cinq ont mené à des jeux de puissance de Pittsburgh.

Le défenseur des Penguins Justin Schultz a inscrit le but gagnant en avantage numérique à 11:24 de la deuxième période alors que le défenseur des Capitals John Carlson se trouvait au cachot pour rudesse à l'endroit de l'attaquant des Penguins Scott Wilson.

Et au cours d'une soirée où les Penguins devaient se débrouiller sans certains de leurs meilleurs joueurs, les meilleurs joueurs des Capitals n'ont pas su en profiter. S'ils ne peuvent vaincre les Penguins dans ces circonstances, quand pourront-ils le faire?

« Nous avions l'occasion de bien jouer, a souligné l'entraîneur des Capitals Barry Trotz. Je n'ai pas eu l'impression que nos meilleurs joueurs ont vraiment élevé leur jeu d'un cran aujourd'hui, ce qui fut très malheureux pour nous. […] Les Penguins de Pittsburgh se sont débrouillé sans plusieurs joueurs cette année, et ils ont tout de même affiché leur meilleur rendement, et il fallait offrir le même type de rendement pour les battre. Et nous le savons. Ils ont élevé leur jeu d'un cran. »

Tous. Les joueurs des Penguins ont tous fait leur possible afin de gagner sans leur capitaine.

« Cela veut tout dire, a ajouté Kunitz. Il est notre meneur. Il est le visage de l'organisation. Lorsqu'un joueur comme lui tombe au combat, tout le monde veut en faire plus pour lui, puisqu'il donne tout ce qu'il a chaque soir pour nous, et il nous mène habituellement à la victoire avec la manière dont il joue. Alors si nous pouvons en gagner une pour Sid, c'est en jouant de la manière dont nous l'avons fait ce soir. »

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