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Les Penguins pourraient mettre fin à la remontée des Rangers et à leur saison

LNH.com @NHL

PITTSBURGH - Les Penguins de Pittsburgh mènent la série qui les oppose aux Rangers de New York 3-1 et pourraient mettre fin à leurs espoirs remontée de même qu'à leur saison dès dimanche, à l'occasion du cinquème match, qui sera disputé à Pittsburgh.

Les Penguins n'ont perdu qu'une fois en plus d'un mois et n'ont pas subi la défaite à domicile depuis plus de deux mois.

Tout ce qu'ils ont entendu, depuis leur revers de 3-0 lors du quatrième match, jeudi, c'est combien les Rangers de New York ont réussi à tirer parti de leurs faiblesses, à quel point leurs failles ont été exposées et combien les Rangers sont parvenus à les déranger mentalement. Et que l'allure de la série est en train de changer.

Après l'entraînement des siens, samedi, le défenseur des Penguins, Brooks Orpik, s'est interrogé à savoir quelle série les amateurs regardaient.

"Je trouve ça drôle. Tout le monde est en train de paniquer - mais pas nous. On entend tous ces gens dire 'Je ne sais plus, je ne sais plus.' Si nous avions perdu la première rencontre (à New York), puis avions remporté le deuxième et que le résultat de la série était le même, je pense qu'ils auraient un point de vue différent."

L'entraîneur-chef Michel Therrien abondait dans le même sens, précisant qu'un club qui passe à travers tout ce que les Penguins ont vécu cette saison - la perte de leur vedette Sidney Crosby, blessé pendant deux mois, et de leur gardien Marc-André Fleury pendant trois mois - ne peut s'écrouler après un revers à l'étranger.

"Après la perte de notre capitaine, peu de gens croyaient que nous nous qualifierions pour les séries. Ça, c'est de l'adversité. Après quatre matchs, et avec une avance de 3-1, c'est une petite épreuve. Nous nous sentons bien à l'idée de jouer devant nos partisans. Ce club a toujours su rebondir après un revers."

Therrien reconnaît par ailleurs que les Penguins se sont trop frustrés et ont écopé de mauvaises punitions lors du quatrième match, alors qu'ils ont été blanchis malgré 29 tirs au but. Malgré tout, quand on lui demande comment Crosby réagira après avoir connu son pire match des séries, Therrien y va d'une prédiction à peine voilée.

"Je n'ai qu'une réponse: vous verrez demain (dimanche)".

Malgré la série de 12 victoires des Penguins à domicile et leur fiche de 7-1 en séries, les Rangers soutiennent qu'ils peuvent voler la cinquième rencontre, ce qui ajouterait de la pression sur les épaules des jeunes joueurs des Penguins avant le sixième affrontement, lundi soir, au Madison Square Garden.

"Ils ont remporté trois parties mais ils n'ont encore rien gagné", soutient Jaromir Jagr.

Cela fait 33 ans qu'aucune formation n'a réussi à combler un retard de 3-0 en séries, soit depuis que les Islanders de New York ont signé l'exploit face aux Penguins en 1975.

Auparavant, une autre période de 33 ans s'était écoulée depuis qu'une première équipe y était arrivée. En 1942, les Maple Leafs de Toronto avaient réussi pareille remontée face aux Red Wings de Detroit.

Jagr, qui a enfilé deux buts lors du quatrième match, pense déjà à ce que pareil retour des siens aurait comme impact sur la finale de l'Association Est.

"Quelle dose de confiance cet exploit nous injecterait-il à la veille du prochain tour ? Ce serait probablement énorme, précise Jagr. Déjà, nous serions en avance 1-0 avant même le début de la prochaine série."

Les Penguins n'ont pas gagné de recontre éliminatoire à domicile depuis 2001, alors qu'ils avaient défait les Capitals de Washington lors du sixième match. Les vedettes de l'équipe étaient alors Jagr et Mario Lemieux et non pas Crosby et Evgeni Malkin.

Pour espérer éliminer les Rangers, les Penguins doivent notamment profiter de leurs nombreuses chances de marquer contre Henrik Lundqvist, en plus d'éviter que leurs joueurs vedettes ne se retrouvent au cachot.

"Nous ne nous en faisons pas sur le déroulement de la série ou sur ce qu'ils vont faire, explique Crosby. Nous nous attardons plutôt à ce que nous devons faire. C'est tout ce qui nous préoccupe. Nous sommes très fiers de jouer chez nous."

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