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Les Penguins ne regardent pas la Finale qui pointe à l'horizon

L'entraîneur Mike Sullivan rappelle à ses troupiers qu'ils doivent n'avoir en tête que le match no 6 de la finale de l'Est

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

CRANBERRY, Pennsylvanie - La fébrilité pourrait gagner les Penguins de Pittsburgh à un gain d'atteindre la Finale de la Coupe Stanley pour la deuxième année d'affilée. Surtout dans la foulée de la raclée de 7-0 qu'ils viennent d'infliger aux Sénateurs d'Ottawa.

L'entraîneur Mike Sullivan a vu à ce que les joueurs gardent les pieds bien vissés sur terre, lundi, avant leur retour en sol canadien.

« Ç'a fait partie du message que l'entraîneur nous a livré, a relevé le gardien Marc-André Fleury. Il nous a rappelé l'importance de rester concentré sur le match à venir et de demeurer dans le moment présent. »

En avant 3-2 en finale de l'Association de l'Est, les Penguins vont tenter d'achever les Sénateurs à l'occasion de la sixième rencontre de la série quatre de sept au Centre Canadian Tire, mardi (20h HE; TVA Sports, CBC, NBCSN).

« Ce n'est pas fini. La dernière victoire est toujours la plus difficile à obtenir », a ajouté Fleury.

« Une équipe ne se rend pas jusqu'en finale d'association sans avoir la capacité de rebondir à la suite d'une contre-performance », a relevé le joueur de centre vedette Sidney Crosby. « Les Sénateurs vont jouer leur meilleur match des séries. »

Les Penguins ont frais à la mémoire ce qui s'est produit dans la série de deuxième tour contre les Capitals de Washington après qu'ils eurent pris l'initiative 3-1. Les Capitals ont gagné les deux matchs suivants afin de provoquer la présentation d'une ultime rencontre. Les Penguins l'ont remportée 2-0.

« Il faut avoir retenu la leçon », a affirmé Crosby après avoir pris part à la séance d'entraînement facultative de l'équipe en compagnie de l'attaquant vedette Evgeni Malkin et de Fleury. « Le sentiment d'urgence n'a pas été au rendez-vous dans les matchs numéros 5 et 6 contre les Capitals. Il faut s'assurer qu'il le soit pour le match de mardi. Vous devez être meilleurs plus vous avancez en séries. C'est sûrement un aspect que nous pouvons améliorer. » 

Les Penguins se sont mis en marche en finale de l'Est depuis la dégelée de 5-1 qu'ils ont subie dans le premier match de la série à Ottawa.

Limités à trois buts dans les trois premières parties, ils ont explosé pour 10 dans les deux suivantes. Soudainement, le mur ultra étanche 1-3-1 des Sénateurs au centre de la patinoire ne représente plus un obstacle pour eux. Comment a-t-on pu résoudre l'énigme?

« Nous jouons davantage sur le bout des orteils et nous gérons plus efficacement la rondelle, a soumis Crosby. Nous sommes plus incisifs en échec-avant, nous passons plus de temps dans leur zone et nous parvenons à créer plus de chances de marquer. Nous sommes plus rapides et ça nous permet de nous donner du rythme. Auparavant, nous étions trop passifs. Avec comme résultat que nous jouions trop sur les talons parce que nous craignions de commettre des erreurs.

« Nous n'avons pas changé grand-chose si ce n'est que nous envoyons davantage la rondelle profondément dans leur zone », a-t-il résumé.

Conor Sheary

Le réveil offensif est en partie attribuable au fait que des attaquants rapides comme Carl Hagelin et Bryan Rust aient retrouvé leur vitesse de croisière. D'autres joueurs de soutien rapides, nommément Carter Rowney et Scott Wilson, apportent une contribution à l'attaque inespérée. Il reste à faire débloquer Connor Sheary, qui n'a amassé que trois aides en 15 matchs en séries cette année.

« Conor est un très bon joueur et une formidable personne. Il nous a aidés à nous rendre jusqu'où nous sommes rendus en séries, a commenté l'entraîneur Mike Sullivan. Il a été un de nos meilleurs marqueurs en saison régulière, un de nos meilleurs à égalité numérique. Il éprouve des difficultés dans le moment. Le personnel d'entraîneurs tente de l'aider. Nous savons qu'il nous sera utile avant la fin des séries.

« Conor comprend la situation et il sait ce que nous pensons de lui. Il va éventuellement finir par nous aider », a-t-il renchéri.

Une première en 19 ans?

En l'emportant mardi, les Penguins seront les premiers depuis les Red Wings de Detroit et eux-mêmes, en 2008 et en 2009, à faire les frais de la grande danse du printemps deux années de suite.

Ils pourraient s'atteler à la tâche d'être la première équipe qui gagne la Coupe Stanley depuis les Red Wings en 1997 et en 1998.

« Ç'a été un sujet entre nous et une source de motivation additionnelle au début des séries éliminatoires, mais pas maintenant », a confié Fleury.

« Ces choses-là n'occupent pas du tout nos pensées », a insisté Crosby.

Wilson est correct

On ne doit s'attendre à ce que les Penguins apportent des changements à la formation en vue du match no 6. Aucun des joueurs blessés ne paraît être en mesure d'effectuer un retour au jeu, de toute façon.

Sullivan a confirmé que l'ailier Scott Wilson sera de la partie même s'il a été ébranlé vers la fin du match no 5, dimanche.

L'attaquant Patric Hornqvist et le défenseur Justin Schultz ne semblent pas prêts à renouer avec l'action.

Hornqvist a de nouveau patiné en solitaire en survêtement, avant la séance d'entraînement facultative de l'équipe. Blessé au haut du corps, l'attaquant suédois s'est principalement adonné à des exercices de patinage.

Avant lui, le défenseur Chad Ruhwedel a patiné en solitaire, a indiqué Sullivan. Ruhwedel a subi une commotion cérébrale au cours du match no 4 à Ottawa.

Schultz n'a pas chaussé les patins, respectant le plan dans son cas comme l'a répété l'entraîneur.

L'ailier réserviste Tom Kuhnhackl (bas du corps) n'a pas patiné lundi et il est acquis qu'il sera indisponible mardi.

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