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Les Penguins, l'équipe à battre

Pittsburgh va amorcer la finale de l'Est contre Tampa en campant le rôle de favori

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

PITTSBURGH - Les Penguins de Pittsburgh doivent être maintenant considérés comme l'équipe à battre en séries éliminatoires après avoir tassé de leur chemin la meilleure équipe de la LNH en saison régulière, les Capitals de Washington.

Sans enlever de mérite au Lightning de Tampa Bay, qui a été expéditif dans ses deux premières séries, les Penguins méritent d'amorcer la finale de l'Association de l'Est à titre de favoris.

 

L'avantage qu'on peut leur conférer n'enlèvera rien à la qualité du spectacle auquel on devrait assister. Un spectacle tout en vitesse et en finesse. Le rythme sera infernal.

Les trois confrontations entre les équipes en saison régulière ont été des feux d'artifice, le Lightning signant trois victoires.

Kristopher Letang prévient qu'on ne doit pas prêter trop attention à ces résultats parce les Penguins sont une différente équipe maintenant.

« Nous avons connu une progression en crescendo cette saison », a répété le défenseur québécois à l'issue de la victoire décisive des Penguins contre les Capitals. « Nous nous attardons sur ce que nous sommes capables de faire dans le moment et nous continuons de bâtir là-dessus. »

Le Lightning va tôt faire de constater la métamorphose orchestrée. Le gardien Ben Bishop a intérêt à être en grande forme.

« Le Lightning a connu de beaux parcours en séries éliminatoires au cours des dernières années. C'est une équipe qui a beaucoup de vitesse et de jeunesse », a soulevé Letang.

Les Penguins n'ont rien à enlever au Lightning sur les plans de la rapidité et de la fougue. Leur principal atout, c'est la profondeur qu'ils possèdent. L'entraîneur Mike Sullivan a dit avoir trouvé l'équilibre dans les quatre trios qui fait en sorte de joliment compliquer la tâche de ses homologues.

« La répartition du talent dans les trios nous permet d'avoir un bel équilibre qui fait que nous sommes une coriace équipe, a élaboré Sullivan mardi soir. Cet équilibre présente un défi pour nos adversaires en matière de confrontations. »

Pas besoin du monstre

Les deux premières victimes des Penguins en séries éliminatoires, les Rangers de New York et les Capitals, peuvent en témoigner. Les Penguins n'ont même pas besoin de leur monstre à deux têtes pour mener l'attaque, d'autres peuvent le faire. Contre les Capitals, Sidney Crosby et Evgeni Malkin ont été forts discrets, avec deux points chacun. Malgré cela, l'entraîneur Sullivan a inlassablement souligné l'impact appréciable qu'ils ont eu sur les six matchs.

 « Nous misons sur la vitesse comme équipe, nous voulons imposer le rythme, a continué Sullivan. Nous exerçons de la pression sur nos rivaux en zone centrale. C'est dans ce temps-là que nous sommes à notre mieux. Quand nous pouvons déployer de la vitesse en zone neutre, nous sommes difficiles à maîtriser.

« Quand en plus nous pouvons rouler à quatre trios, nous pouvons soutenir un rythme très élevé.»

À cinq contre cinq, les Penguins sont intraitables, un véritable rouleau compresseur.

« Nous étions clairement meilleurs que les Capitals à cinq contre cinq, a tranché Letang. Les gars étaient à l'aise. Il ne fallait juste pas leur donner des jeux de puissance. »

Sullivan n'a pas tari d'éloges à l'endroit de ses troupiers mardi.

« Nous sommes devenus une équipe au cours des huit à 12 dernières semaines, a-t-il confié. Tous les joueurs sont au diapason, acceptent leur rôle et se soutiennent les uns et les autres. Il fallait que tous y croient et c'est le cas maintenant. Les leaders ont fait de l'excellent travail. Ils ont su créer un super esprit de corps et nous ont fait évoluer pour devenir une très bonne équipe. Tout le monde a du plaisir à être ensemble. Nous, le personnel d'entraîneurs, apprécions d'interagir avec eux. Nous prenons plaisir à leur lancer des défis. »

La patience de Fleury

S'il y en a un qui souhaiterait jouer un rôle plus important dans les succès de l'équipe en séries, c'est le gardien Marc-Andre Fleury qui est confiné au statut de réserviste au jeune Matt Murray.

Le premier match de la finale d'association pourrait représenter un bon moment afin de l'envoyer dans la mêlée à la suite d'une période d'inactivité de plus de 40 jours.

Le principal intéressé n'a pas bronché quand on lui a évoqué le scénario mardi matin.

Fleury n'a pas été devant le filet depuis le 31 mars, soit depuis qu'il a subi une deuxième commotion cérébrale cette saison.

« N'importe quel athlète veut se retrouver au cœur de l'action. Je mentirais si je disais que ça ne me manque pas, a-t-il dit. D'un autre côté, je veux être un bon joueur d'équipe, rester positif avec mes coéquipiers et aider l'équipe à avoir du succès. »

Il serait surprenant que Sullivan procède à un changement devant le filet, compte tenu du brio de Murray. Même Fleury ne peut que l'admettre.

« Il est super calme, le hockey est un jeu pour lui. Il fait preuve d'une grande maturité pour son âge (21 ans). »

Murray affiche une belle insouciance. On dirait qu'il ne réalise pas pleinement la portée de ses exploits.

« J'ai un plaisir fou », a-t-il lancé de nouveau mardi.

Fleury a dit qu'il n'était pas tout à fait détendu et insouciant comme lui au même âge, quand on lui a posé la question.

« Quand tu es jeune, il y a moins de stress et de soucis. Tu ne fais que jouer. En vieillissant, la pression est plus forte, les attentes sont plus grandes. Quand ça va moins bien, tu réfléchis davantage. »

 

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