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Les Penguins comparés aux récents champions

Les chiffres montrent que la profondeur à l'attaque, les gardiens et les unités spéciales ont permis aux Penguins de rafler le titre

par Rob Vollman / Correspondant NHL.com

À l'issue d'un fantastique parcours de 24 matchs, les Penguins de Pittsburgh ont remporté la Coupe Stanley après avoir défait les Sharks de San Jose 3-1 dans le sixième match de la Finale de la Coupe Stanley, disputé dimanche au SAP Center. Comment leurs statistiques se comparent-elles à celles d'autres récents champions ?

 

Une analyse comparative des équipes ayant décroché la Coupe Stanley au cours des 10 années précédentes révèle que les Penguins ont pu aller jusqu'au bout grâce à leur profondeur à l'attaque, à des volumes élevés de tirs au but, à leur constance devant le filet et à l'efficacité des unités spéciales en dépit de prestations peu reluisantes aux chapitres du pourcentage d'efficacité de tirs, de leur niveau de jeu en troisième période et du temps passé dans leur propre zone.

Globalement, les Penguins sont dans la moyenne des récents champions de la Coupe Stanley. Leur production de 3,04 buts par match en séries éliminatoires de la Coupe Stanley et leur moyenne de 2,29 filets accordés par rencontre les placent à chaque fois au sixième rang sur un total de 11 places.

 

Au total, les Penguins ont inscrit 73 buts et en ont accordé 55 pour un différentiel de buts de plus-18, ce qui leur donne une égalité au quatrième rang avec les Kings de Los Angeles de 2014. Les équipes les plus dominantes à ce niveau ont été les Kings de 2012 (plus-27), les Bruins de Boston de 2011 (plus-28) et les Red Wings de Detroit de 2008 (plus-31).

Profondeur à l'attaque

 

S'il y a quelque chose qui permet aux Penguins de cette année de se démarquer des autres champions récents, c'est le fait que les buts ont été répartis au sein de la formation au grand complet.

 

En Finale de la Coupe contre les Sharks, les 15 buts enfilés par Pittsburgh ont été réussis par 12 joueurs différents.

 

Comparons cela à la dynamique des Penguins de 2009, où la production est restée l'affaire d'un groupe restreint. Cette année-là, les joueurs de centre Evgeni Malkin et Sidney Crosby ont tous deux obtenu deux fois plus de points que chacun des autres joueurs dans l'équipe, et ils ont marqué à eux deux 29 des 79 filets enregistrés par les Penguins en séries.

 

Cette saison, Phil Kessel a été le meneur chez les Penguins avec 10 buts et 22 points, ce qui lui donne le huitième rang chez les joueurs qui ont terminé au premier rang des marqueurs de leur équipe au sein des clubs champions couronnés depuis 2005.

 

Volumes élevés de tirs

 

Une autre différence notable, c'est que les buts des Penguins ont été le fruit de volumes élevés de tirs. À cet égard, les Red Wings de 2008 sont ceux qui leur ressemblent le plus.

 

Pittsburgh a décoché 34,9 tirs par match en moyenne, ce qui a permis à l'équipe d'afficher un différentiel de tirs de plus-6,9 par rencontre, et a eu le dessus sur ses adversaires au nombre des tirs dans 19 des 24 matchs disputés.

 

Dans chacun des cas, les Penguins sont deuxièmes derrière les Red Wings de Detroit, qui ont obtenu 36,5 tirs par match en moyenne, affiché un différentiel de tirs de plus-12,9 et ont dominé leurs adversaires au nombre des tirs dans 20 matchs sur un total de 22.

 

Ces volumes élevés de tirs s'avèrent une donnée critique compte tenu que seulement 8,7 pour cent des tirs décochés par les Penguins ont résulté en buts, ce qui leur donne l'avant-dernier rang, devant les Blackhawks de Chicago de 2013 (8,1 pour cent).

 

Le pourcentage de tirs convertis en buts de Pittsburgh est anormalement bas, étant donné que la distance moyenne des tirs décochés par les Penguins s'est élevée à 33,5 pieds ; parmi les 12 équipes qui ont atteint la Finale de la Coupe Stanley depuis qu'on a commencé à tenir compte de cette statistique en 2010-11, une seule s'est approchée davantage du filet avant de tirer, soit les Rangers de 2012 (32,6 pieds en moyenne).

 

Constance devant le filet

 

Collectivement, les gardiens Matt Murray, Marc-André Fleury et Jeff Zatkoff ont conservé une pourcentage d'arrêts de ,920, ce qui donne aux Penguins une égalité au septième rang avec les Red Wings de 2008.

 

Bien qu'ils n'aient pas affiché le même niveau de jeu que Jonathan Quick et les Kings de 2012, qui ont affiché un pourcentage d'arrêts de ,944, les gardiens de Pittsburgh ont affiché assez de constance pour donner à leur équipe une chance de l'emporter à tous les matchs.

 

La meilleure manière de le mesurer se fait au moyen des départs de qualité, une statistique avancée qu'on accorde à un gardien à chaque fois qu'il arrête un nombre de tirs qui atteint au minimum la moyenne de la Ligue. Dans ce cas-ci, les Penguins ont eu droit à des départs de qualité dans 15 matchs sur 24, le quatrième total chez les équipes qui ont remporté la Coupe au cours des huit dernières années, soit depuis que cette statistique est colligée.

 

Des unités spéciales efficaces

 

Les Penguins ont été efficaces en avantage numérique, même quand on les compare aux jeux de puissance de premier plan des récents champions de la Coupe Stanley.

 

Pittsburgh a inscrit 18 buts en 77 supériorités numériques pour un taux de succès de 23,4 pour cent, bon pour le troisième rang chez les récents champions. Les Hurricanes de la Caroline sont premiers avec un pourcentage d'efficacité de 24,0 pour cent (31-en-129).

 

L'unité à quatre contre cinq des Penguins a accordé 10 buts en 67 opportunités, le troisième total le plus modeste. En 76 désavantages numériques chacun, les Kings de 2012 et les Blackhawks de 2013 ont respectivement cédé six et sept buts. Plus impressionnant encore, les Kings de 2012 ont marqué cinq buts à court d'un homme, ce qui signifie que leurs adversaires ont marqué seulement un but de plus qu'ils n'en ont accordé à cinq contre quatre cette saison-là.

 

La clé du succès des Penguins n'a pas seulement été d'écouler des pénalités, mais aussi d'en écoper un nombre très restreint. Le taux de succès de 85,1 pour cent du désavantage numérique de Pittsburgh lui donne le sixième rang, mais la moyenne de 7:32 minutes de punition par match qu'affiche l'équipe est le deuxième plus modeste derrière celui des Blackhawks de 2015 (7:02).

 

Quelques carences

 

Aucun des champions de la Coupe Stanley n'a été parfait et une analyse comparative des statistiques permettent de révéler quelles sont les carences que les Penguins ont dû surmonter pour l'emporter.

 

En plus d'afficher un pourcentage peu élevé de tirs qui ont résulté en buts, Pittsburgh s'est retrouvé face à deux autres obstacles : un niveau de jeu médiocre en troisième période et beaucoup de temps passé dans sa propre zone.

 

Les Penguins ont dû prendre 49,8 pour cent de leurs mises en jeu en zone offensive, comparativement à la zone défensive. En tenant compte des cinq saisons précédentes où ces données ont été enregistrées, Pittsburgh se classe avant-dernier chez les finalistes de la Coupe Stanley, devant le Lightning de Tampa Bay de 2015 (48,7 pour cent).

 

Et en troisième période, les Penguins ont eu le dessus 20-19 sur leurs adversaires au chapitre des buts durant les séries. Ce différentiel de buts de plus-1 est avant-dernier, derrière les Blackhawks de 2015, qui ont affiché un différentiel neutre en troisième période (22-22). Le différentiel le plus élevé à ce chapitre a été celui des Kings de 2014 (30-16).

 

C'est pourquoi Pittsburgh a perdu deux des 14 matchs où l'équipe avait une avance au score au moment d'amorcer la troisième période. Aucun gagnant de la Coupe Stanley n'avait auparavant perdu plus d'un match après avoir eu l'avance en début de troisième, et sept des 10 équipes étaient demeurées invaincues. Les Red Wings de 2008 ont affiché un dossier de 14-0 dans ce contexte.

 

Par ailleurs, les Penguins sont devenus la troisième équipe parmi les récents champions de la Coupe Stanley à n'avoir jamais réussi à revenir au score dans un match où ils tiraient de l'arrière au début du troisième engagement. Les autres sont les Red Wings de 2008 et les Bruins de 2011.

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