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Les Penguins champions!

Pittsburgh remporte le quatrième championnat de son histoire en éliminant San Jose en six matchs

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

SAN JOSE - La Coupe Stanley est de retour dans l'Association de l'Est après un exil de cinq ans dans l'Ouest. Les Penguins de Pittsburgh l'ont rapatrié en défaisant les Sharks de San Jose 3-1, dimanche, dans le sixième match de la Finale de la Coupe Stanley au SAP Center.

Les Penguins ont donc remporté la série 4-2 afin de savourer la quatrième conquête de leur histoire après celles de 1991, de 1992 et de 2009.

Video: Les Penguins gagnent la Coupe Stanley pour la 4e fois

Si les deux premiers championnats ont été signés du sceau de Mario Lemieux, les deux suivantes auront l'empreinte de Sidney Crosby, qui a d'ailleurs remporté le trophée Conn Smythe remis au joueur par excellence des séries éliminatoires.

« Le sentiment d'appréciation est plus fort la deuxième fois, a affirmé Crosby. Je suis plus âgé et je peux réaliser davantage tout le travail qu'il y a derrière ça. À mes débuts, nous avions pris part deux fois de suite à la Finale (2008, 2009) et on se dit que ça va être un événement annuel, que l'équipe ne changera pas. Ce n'est pas la réalité, il y a tellement de changements, tant chez les joueurs que chez les dirigeants. Il y a tellement de facteurs qui entrent en ligne de compte, comme la chance. »

Auteur de deux passes dimanche, Crosby a été le véritable chef de file de l'équipe même s'il n'a pas été dominant sur la glace comme il y a sept ans.

Le défenseur Kristopher Letang a également joué un rôle très important. Le but qu'il a marqué dimanche, immédiatement après celui des Sharks, s'est avéré celui de la victoire.

Video: PIT@SJS, #6: Letang redonne l'avance aux Penguins

Brian Dumoulin, un autre défenseur, avait obtenu le premier filet des Penguins. Patric Hornqvist a fait bondir ses coéquipiers sur le banc en envoyant le disque dans le filet abandonné, avec 1:02 à écouler.

Logan Couture a été seul buteur des Sharks, avec son 10e. Couture a été le meilleur marqueur des séries, avec 30 points. Il est le premier qui atteint le plateau de la trentaine de points depuis Daniel Brière en 2009-10.

Les Penguins ont eu l'avantage 29-17 dans les tirs. Martin Jones a encore été fantastique devant le filet des Sharks.

Video: PIT@SJS, #6: Jones vole un but à Bonino

Son jeune rival Matt Murray a signé sa 15e victoire en séries. Il a joint le club sélect des gardiens recrues ayant totalisé 15 gains au cours des mêmes séries éliminatoires. Patrick Roy (1986), Ron Hextall (1987) et Cam Ward (2006) l'ont précédé.

À leur première présence en 25 ans d'histoire en Finale, les Sharks sont restés à court de deux victoires du sacre suprême.

« La déception est évidemment très forte, a commenté Couture. Les Penguins ont toute une équipe, ils le méritent. On ne peut rien leur enlever, ils nous ont battus. C'est dur de dire ce qui n'a pas fonctionné pour nous en Finale. Il faudra analyser ça avec une vue de recul. Nous n'avons pas suffisamment créé d'occasions à l'attaque. Ils étaient plus rapides que nous. Nous paraissions fatigués ou meurtris, mais c'était peut-être leur rapidité. »

Les Bruins de Boston avaient été les derniers champions de la Coupe Stanley de l'Association de l'Est en 2011. Ils avaient vaincu les Canucks de Vancouver en sept matchs.

Haut en couleur

D'un côté, les Penguins qui sont résolument décidés à en finir. De l'autre, les Sharks qui ne veulent pas lâcher le morceau. Le choc des deux a procuré aux amateurs deux premières périodes époustouflantes. Un grand spectacle qui s'est animé à compter du moment où les visiteurs ont ouvert le score à 8:16 du premier tiers.

En supériorité numérique, le défenseur Dumoulin a percé la muraille de Jones à l'aide d'un lancer pas très violent, que le gardien aurait dû repousser. La rondelle a bifurqué sur l'intérieur de son bloqueur, avant de poursuivre sa route dans le but.

Le vétéran Dainius Zubrus venait d'être puni pour avoir fait trébucher Dumoulin. Les Penguins ont dû amorcer le jeu de puissance avec leur seconde unité, celle de Nick Bonino.  

Les hôtes n'avaient pas obtenu de tir au but avant que Matt Nieto ne s'échappe presque sur le flanc gauche, à la septième minute. Murray s'est dressé devant sa frappe.

Joel Ward a par la suite été privé d'une chance unique en échappée par le repli désespéré de l'ailier Chris Kunitz.

Video: PIT@SJS, #6: Kunitz prive Ward d'une belle chance

Le défenseur Brent Burns a raté la cible après avoir reçu la rondelle directement dans l'enclave.

À l'autre bout, Jones s'est racheté en frustrant Crosby et Conor Sheary successivement.

Le tourbillon a repris de plus belle en deuxième période. Les Sharks ont férocement pris d'assaut le territoire ennemi.

Les contre-attaques des Penguins se sont butées à Jones.

Couture a finalement créé l'égalité à 6:27 à l'aide d'un tir des poignets que Murray n'a pas maîtrisé.

Video: PIT@SJS, #6: Couture bat Murray entre les jambières

Les Sharks n'ont pas pu profiter de l'élan qu'ils venaient de se donner. Letang leur a coupé le sifflet sec, 1:19 plus tard, en y allant d'une sublime manœuvre individuelle, qu'il a couronnée sur une passe de Crosby.

Les champions de l'Ouest ont été fort dociles tandis que les Penguins ont loupé une occasion unique au terme d'une descente à deux contre un. La passe de Kunitz vers Evgeni Malkin était de trop.  

Les Sharks ont temporairement perdu les services de l'ailier Melker Karlsson, au cours du premier vingt, et du défenseur Marc-Édouard Vlasic, en deuxième période.

Le Québécois Vlasic s'est absenté pendant environ huit minutes.

En troisième, les Penguins n'ont pas levé le pied. N'eût été du brio de Jones, ils auraient augmenté leur avance.

Les Sharks ont reçu une chance inespérée en supériorité numérique, à 5:26, sans être menaçants.

Les Penguins ont bousillé une occasion à leur tour, à 11:02.

Jones a volé un but assuré à Phil Kessel en étirant la jambière droite face à son tir sur réception.

Les Sharks ont retiré Jones à la faveur d'un sixième joueur avec environ 1:30 à jouer. Les Penguins ne leur ont pas cédé un pouce de glace.

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