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Les Penguins affirment être confiants à leur retour devant leurs partisans

LNH.com @NHL

PITTSBURGH - Sur la base qu'ils ont remporté leurs 16 derniers matchs au Mellon Arena, les Penguins de Pittsburgh soutiennent qu'ils ont "toutes les raisons d'être optimistes" en vue du troisième rendez-vous de la finale de la coupe Stanley, mercredi.

Cela, en dépit du fait qu'ils accusent un retard de 0-2 contre les Red Wings de Detroit et qu'ils n'ont pas obtenu un but depuis le début de la série. Les Red Wings ont signé des gains convaincants de 4-0 et de 3-0 dans les deux premiers duels présentés au Joe Louis Arena.

Le mot du jour, mardi, dans l'entourage des Penguins était "confiance". Comme dans: "non, notre confiance n'est pas ébranlée", dixit le capitaine Sidney Crosby. Ou encore: "on a confiance les uns envers les autres".

On a évidemment martelé qu'il s'agit d'une confiance fort légitime, dans la foulée de la série de succès que connaît l'équipe devant ses partisans. Les champions de l'Association Est n'ont pas perdu dans leur "vétuste igloo" depuis un peu plus de trois mois, soit le 24 février. Ce soir-là, les Sharks de San Jose les avaient vaincus 2-1 aux tirs de barrage.

"Aussi bons les Red Wings soient-ils dans leur amphithéâtre, nous le sommes tout autant devant nos partisans", a déclaré l'entraîneur Michel Therrien.

"Detroit est un endroit difficile où jouer, a-t-il continué. Les Red Wings n'ont subi qu'une défaite en séries éliminatoires. Et c'est parce que le gardien Marty Turco, des Stars de Dallas, a été très fort. Il a même été le joueur offensif du match, en amassant deux passes.

"Nous sommes également une équipe dure à affronter chez elle. On a gagné nos huit matchs chez nous en séries et on n'a pas perdu ici depuis trois mois. C'est toujours difficile de jouer sur la patinoire de l'ennemi."

Même si les champions de l'Ouest ont exercé un contrôle du jeu frôlant la perfection jusqu'à maintenant, Therrien n'entend pas apporter de changements majeurs sur le plan tactique. Et s'il envisage d'effectuer des changements au sein de la formation, il s'est gardé de dévoiler son jeu, mardi.

Les Penguins vont jouer leur saison, ni plus ni moins. Ils savent pertinemment qu'ils ne peuvent pas se permettre de se retrouver en arrière 0-3. Crosby a parlé d'un "gros match" et Therrien d'un "match crucial pour les deux équipes".

"Nous devons bloquer de notre esprit tout ce qui s'est passé, a déclaré Therrien. Toute notre concentration doit être portée sur le troisième affrontement. Ce match peut faire tourner le vent."

Du déjà vu

Therrien et quelques jeunes éléments des Penguins savent qu'un retard de deux matchs dans une série n'est pas insurmontable. Ils peuvent s'inspirer du tour de force qu'ils ont réalisé, au printemps de 2005, dans la Ligue américaine, dans des circonstances semblables. L'attaquant Maxime Talbot a dit l'avoir évoqué en compagnie de coéquipiers.

"C'était le premier tour des séries et on jouait contre les Senators de Binghamton (équipe-école des Sénateurs d'Ottawa), qui étaient de loin la meilleure équipe de la ligue, a rappelé Talbot. C'était l'année du lock-out et les Senators avaient dans leurs rangs des joueurs comme Jason Spezza et Antoine Vermette.

"Ils nous avaient mangés tout rond dans les deux premiers matchs chez eux, mais on avait réussi à remporter le troisième chez nous. Tout avait basculé par la suite et on avait gagné trois autres matchs de suite."

Therrien se rappelle fort bien que son équipe n'avait pas été de calibre dans les deux premiers matchs.

"Nous n'étions pas dans la même ligue qu'eux. On affrontait presque la formation des Sénateurs de cette saison. On est resté concentré sur ce qu'on devait faire et on a remporté un match. Comme on l'a constaté, le 'momentum' peut changer rapidement. C'est sûr que, dans la situation actuelle, des expériences comme celle-là peuvent nous aider à acquérir de la confiance", a résumé l'entraîneur.

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