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Les Oilers veulent écrire leur propre histoire

Edmonton ne s'inquiète pas de son expérience limitée en situation de match ultime

par Tim Campbell @TimNHL / Journaliste NHL.com

EDMONTON - Quand les Oilers d'Edmonton disputeront le septième match de la série de deuxième ronde dans l'Ouest contre les Ducks d'Anaheim au Honda Center mercredi, ils ne pourront pas se fier sur leur expérience en pareille situation.

Les joueurs qui ont pris part au sixième match pour les Oilers totalisent 19 matchs ultimes d'expérience en séries alors que près de la moitié appartient à l'ailier gauche Milan Lucic (neuf).

 

L'entraîneur des Oilers Todd McLellan a indiqué qu'il ne s'inquiétait pas du tout du manque d'expérience des siens.

« Nous avons la chance d'écrire notre propre histoire. Nous n'avons pas à nous fier sur les autres équipes, a dit McLellan, qui montre un dossier de 1-2 lors des matchs no 7. Notre équipe ne l'a pas vécu. Ça fait 11 ans que nous n'avons pas participé aux séries donc personne n'a joué un match ultime avec cette équipe. »

McLellan a ajouté que les Oilers sauraient comment gérer la situation même s'ils n'avaient absolument aucune expérience.

« Ce sera une autre belle occasion pour nous de grandir et d'acquérir de l'expérience en tant qu'organisation et aussi individuellement pour les joueurs. Plusieurs joueurs et entraîneurs ont leur propre histoire avec ces matchs, mais vous ne pouvez pas vraiment en parler au groupe. C'est notre mentalité dans ce vestiaire. On ne se soucie pas des facteurs externes. »

L'expérience ne garantit pas non plus le succès. Les joueurs de Ducks totalisent 43 matchs ultimes d'expérience, mais Corey Perry et Ryan Getzlaf ont des dossiers de 1-5. Les Ducks ont aussi perdu leurs quatre derniers matchs no 7 à Anaheim.

« Parfois, c'est bien d'être naïf, a dit le joueur de centre des Oilers Mark Letestu, qui a joué et gagné un match ultime alors qu'il jouait avec les Penguins de Pittsburgh en 2011. Il ne faut pas s'en soucier. Il ne faut pas accorder de l'importance à la situation. »

Letestu a fait remarquer que regarder un match ultime à la télévision est plus stressant que de le jouer. 

« Je me ronge les ongles, a-t-il lancé. Ils sont tellement plaisants à regarder, à expérimenter le stress en tant que partisan. »

Les Oilers ont été en mesure de forcer la tenue d'un match ultime en l'emportant 7-1 face aux Ducks, dimanche. Le défenseur Adam Larsson, qui n'a jamais vécu l'expérience, a rappelé qu'Edmonton ne pouvait pas se permettre de se laisser distraire.

« Je pense que nous devons jouer comme nous l'avons fait dimanche, a-t-il dit. C'est soit vous en profitez ou soit vous êtes nerveux. La saison pourrait se terminer. Ç'aurait pu se terminer hier soir aussi. Nous ne voulons pas ça. Nous étions affamés dès le début. Ce sera la même chose mercredi. »

Le match no 6 s'avérait être un premier test pour les Oilers et ils ont envoyé un message fort en l'emportant de manière spectaculaire. Par contre, le momentum des séries ne se transporte pas de match en match. On l'a bien vu dimanche; les Oilers venaient d'encaisser une défaite en deuxième prolongation après avoir bousillé une avance de trois buts dans les dernières 3:13, mais ils ont inscrit cinq buts au premier vingt.

« Nous étions acculés au pied du mur et nous avons bien joué, a expliqué McLellan. Mais ça ne garantit pas le succès mercredi. Nous devons recommencer à zéro et nous jouerons dans un environnement hostile. Nous savons que nous pouvons gagner là-bas et ça nous donne confiance. »

Reste que c'est un territoire inexploré pour les Oilers. La dernière fois que l'équipe a joué un match ultime, c'était en Finale de la Coupe Stanley en 2007 quand ils ont perdu contre les Hurricanes de la Caroline.

« Nous n'avons pas de passé ici, a-t-il dit. Nous n'avons aucune réputation ici. Nous sommes en train de la bâtir. Ça fait 10 ans.

« Nous démontrons que nous sommes une équipe qui n'abandonne jamais, qui ne veut pas mourir et qui répond toujours dans l'adversité. »

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