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Les nouveaux intronisés ont tous vécu le lock-out peu avant de quitter

LNH.com @NHL

TORONTO - Comme les trois autres joueurs de la cohorte intronisée lundi au Temple de la renommée du hockey, Steve Yzerman a décidé de revenir au jeu, lors de la saison qui a suivi le lock-out de 2004-05. Mais contrairement à ceux-ci, il ne le referait pas.

"Je me suis vraiment demandé si c'était la bonne chose à faire ou pas (de revenir), s'est rappelé l'ancien capitaine des Red Wings. En y repensant, je ne referais pas la même chose. Je ne serais pas revenu au jeu."

En plus d'avoir connu des carrières exceptionnelles et d'avoir leurs noms sur la coupe Stanley, ce qui unit Yzerman, Brett Hull, Brian Leetch et Luc Robitaille, c'est qu'ils ont tous vécu le plus récent conflit de travail de la ligue - l'autre membre de la cohorte, le bâtisseur Lou Lamoriello, l'a aussi vécu mais d'une autre façon, comme membre de la direction des Devils du New Jersey.

Wayne Gretzky, qui s'est fait discret, ces derniers temps, était sur place pour voir ses amis être honorés. Il y a sans doute des amateurs qui auront oublié que la carrière de Hull a pris fin à Phoenix, après une brève période sous les ordres de Gretzky.

Hull a accepté un contrat des Coyotes au terme du lock-out, mais il n'a disputé que cinq matches avant de tirer sa révérence. Le rythme du jeu était soudainement devenu trop rapide pour un joueur de 41 ans, qui n'avait pas joué depuis un an et demi.

Sans l'interruption, Hull croit qu'il serait demeuré plus longtemps dans la ligue.

"Certainement, a dit le principal intéressé. J'en suis tout à fait certain."

Pour Leetch, ce qui a été le plus dur, c'est de penser que le lock-out lui a peut-être coûté la chance de remporter une autre coupe Stanley.

Bien qu'on se rappelle principalement des années où il a brillé avec les Rangers de New York, le défenseur au coup de patin des plus fluides avait été échangé aux Maple Leafs, vers la fin de la saison 2003-04. Leetch se rappelle avoir jeté un coup d'oeil dans le vestiaire torontois et avoir eu l'impression que l'équipe pourrait aspirer aux plus grands honneurs, la saison suivante.

"Il me restait un an à mon contrat avec les Leafs, a dit Leetch. Je trouvais que nous avions la chance de tout gagner. J'avais remporté la coupe à New York et je me disais, 'Wow, imaginez si je pouvais gagner la coupe à New York et aussi à Toronto?' Alors j'avais toujours cette question dans la tête."

La saison qui a suivi celle annulée par le lock-out a été une période de grands changements dans la LNH. De nouveaux règlements ont rendu le jeu plus rapide, et de jeunes joueurs comme Sidney Crosby et Alexander Ovechkin ont eu un impact immédiat à leurs débuts.

Presque chaque équipe en est venue à miser plus sur la jeunesse que par le passé, ce qui a plus ou moins indiqué la porte de sortie à plusieurs vétérans.

"Ce qui est arrivé, c'est qu'en fait il y a eu deux vagues de jeunes joueurs qui ont été combinées, a dit Lamoriello, le doyen des d.g. de la Ligue nationale. Vous aviez des joueurs qui avaient une année d'expérience de plus, que ce soit dans le junior ou dans les mineures. Je pense que cela a eu comme résultat d'améliorer la qualité du jeu de ces jeunes-là."

Les nouveaux intronisés semblaient d'accord pour dire que même si cet épisode en a été un regrettable pour le hockey, le lock-out était tout de même nécessaire, car un conflit se tramait à l'horizon.

Yzerman a d'abord voulu considérer les choses au sens plus large, espérant une entente qui continuerait d'être bénéfique pour tous les joueurs qui viendraient après lui.

Cela signifiait de ne pas tout de suite se montrer en faveur d'un plafond salarial - plafond que les joueurs ont finalement choisi d'accepter, pour aider à résoudre le conflit.

"J'étais en fin de carrière et j'avais tiré profit d'un système qui avait été très bénéfique pendant plusieurs années, a dit Yzerman. Des joueurs comme moi, qui étaient dans la ligue depuis longtemps, n'allaient pas se précipiter pour dire 'ah bon d'accord, un plafond salarial serait une bonne chose'. Ca serait individualiste. Mais je pense que de certaines façons, cela était inévitable. Nous savions que c'est ce qui s'en venait, et nous avons dû l'accepter."

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