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Poolers : Les joueurs à cibler et éviter en fonction du calendrier

Les gros canons des Panthers pourraient être payants d'ici la fin de la saison, Gardiner et Laine sont à surveiller

par Sébastien Deschambault @sebasdLNH / Directeur de la rédaction LNH.com

Le Match des étoiles est maintenant derrière nous, et il reste en moyenne un peu plus de 30 matchs à disputer pour chacune des équipes de la LNH. Comme certaines équipes ont déjà obtenu leur pause obligatoire de cinq jours, le nombre de parties à jouer n'est pas uniforme pour toutes les formations.

Un simple coup d'œil à la colonne des matchs joués indique que les joueurs des Golden Knights de Vegas, des Predators de Nashville et des Sharks de San Jose vont disputer moins de parties que tous les autres d'ici la fin de la saison régulière, alors que ces trois formations ont déjà 52 rencontres au compteur. Huit équipes n'en ont que 48, dont sept ont déjà obtenu leur pause obligatoire de cinq jours. Seuls les Panthers de la Floride ont pris part à 48 matchs seulement sans avoir pu miser sur leur pause obligatoire.

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Il n'y a toutefois pas que le nombre total de matchs à jouer qui compte. L'analyse de la disparité entre les parties disputées à domicile et à l'étranger peut apporter un angle différent, puisque certains joueurs peuvent offrir un rendement bien différent devant leurs partisans et sur les patinoires adverses.

Voici cinq équipes dont le calendrier est particulièrement déséquilibré d'ici la fin de la saison, et les joueurs qui pourraient être les plus touchés par ce déséquilibre.

Panthers de la Floride

34 matchs (20 à domicile, 14 à l'étranger)

Tous les gros canons des Panthers ont très hâte de disputer tous ces matchs sur leur propre patinoire. C'est particulièrement vrai pour Jonathan Huberdeau et Aleksander Barkov. Huberdeau a obtenu 29 points en 21 parties à domicile, alors que Barkov en a obtenu 28 en 21 matchs. En 27 rencontres à l'étranger, Huberdeau a été limité à 20 points, et Barkov à 19. Les autres membres de la première vague du jeu de puissance, Mike Hoffman, Evgenii Dadonov et Keith Yandle, sont tous dans le même bateau, eux qui ont tous récolté au minimum un point par match devant leurs partisans. À noter que Vincent Trocheck sera à rajouter dans le lot maintenant qu'il est revenu de sa blessure. Le problème des Panthers, c'est que personne ne produit à domicile derrière ces gros noms. Le meilleur pointeur de l'équipe à la maison après les cinq joueurs mentionnés ci-dessus est Frank Vatrano avec neuf points en 20 parties. Il s'agit d'une baisse notable de production pour Vatrano, qui a amassé 17 points en 27 matchs à l'étranger.

Video: CBJ@FLA: 500 points pour Yandle grâce à Huberdeau

Jets de Winnipeg

34 matchs (15 à domicile, 19 à l'étranger)

Comme c'est très souvent le cas, la majeure partie des joueurs des Jets affichent de meilleures statistiques à domicile. Le contraste est toutefois frappant pour les deux meneurs de l'équipe, Blake Wheeler et Mark Scheifele. Wheeler (38 points en 26 matchs) et Scheifele (39 points en 26 matchs) font tous deux partie des meneurs de la ligue au chapitre des points à domicile. Sans être catastrophique, leurs statistiques sont légèrement plus modestes à l'étranger (23 points en 22 matchs pour Wheeler, 20 points en 22 matchs pour Scheifele). S'il y en a bien un qui semble complètement perdre ses moyens sur la route, c'est l'attaquant Nikolaj Ehlers. Alors qu'il maintient une moyenne de près d'un point par match à Winnipeg (20 points en 21 parties), il n'a pu faire mieux que sept points en 19 rencontres à l'étranger. Il y a toutefois un joueur qui va se réjouir de cette abondance de parties sur les patinoires adverses du côté des Jets : l'attaquant Patrik Laine! Il a récolté plus de points (18) à l'étranger qu'à domicile (16), mais surtout, il a inscrit 16 de ses 25 buts loin du Bell MTS Place. 

Blues de St. Louis

33 matchs (14 à domicile, 19 à l'étranger)

En pleine course pour une place en séries éliminatoires dans l'Association de l'Ouest, les Blues vont devoir disputer une grande majorité de leurs matchs en territoire hostile. Sans grande surprise, le rendement des attaquants de l'équipe n'augmente généralement pas sur la route. Un joueur comme Ryan O'Reilly (31 points en 27 matchs à domicile, 19 points en 22 matchs à l'étranger) affiche une légère baisse de régime, alors que la saison de Vladimir Tarasenko est également difficile sur la route (16 points en 26 matchs) qu'à domicile (16 points en 25 matchs). Seul David Perron semble se sentir plus à l'aise sur les patinoires adverses avec 17 points en 20 parties, comparativement à 18 points en 25 matchs devant ses partisans. Le défenseur Alex Pietrangelo, qui connaît déjà une saison en deçà des attentes, pourrait décevoir encore plus s'il maintient le même rendement à l'étranger. Il n'a toujours pas trouvé le fond du filet sur la route en 17 matchs cette saison, et a été limité à six mentions d'aide. À titre comparatif, il a inscrit cinq buts et huit passes en 21 matchs à domicile.

Video: STL@NYI: Perron marque et prolonge sa série de points

Si les Blues présentent une fiche gagnante à l'étranger jusqu'ici (10-9-3), c'est en partie grâce au gardien Jake Allen. Ce dernier affiche des statistiques beaucoup plus impressionnantes sur la route (7-6-2, moyenne de buts alloués de 2,33, pourcentage d'arrêts de ,920) qu'à domicile (8-9-2, moyenne de 3,65, taux d'efficacité de ,878). Jordan Binnington est en voie de lui voler son poste de partant, mais Allen peut encore rendre de fiers services aux Blues lorsqu'ils vont jouer loin du Enterprise Center.

Avalanche du Colorado

32 matchs (18 à domicile, 14 à l'étranger)

On pourrait croire que le fait que l'Avalanche va disputer une majorité de ses matchs à domicile représente une fantastique nouvelle pour les membres du meilleur trio de la LNH, Mikko Rantanen, Nathan MacKinnon et Gabriel Landeskog. Il s'avère toutefois que ces trois joueurs offrent un rendement équivalent ou supérieur sur la route depuis le début de la saison. Le joueur de l'Avalanche qui voit certainement d'un bon œil cette abondance de matchs à la maison est le défenseur Tyson Barrie. Barrie se débrouille bien à l'étranger avec 19 points, dont sept en avantage numérique, en 25 rencontres, mais il avoisine le point par match au Pepsi Center (20 points en 21 parties) en plus d'avoir amassé 11 points en avantage numérique.

Maple Leafs de Toronto

33 matchs (15 à domicile, 18 à l'étranger)

Si le rendement des vedettes Mitchell Marner (31 points à l'étranger, 31 points à domicile), Morgan Rielly (26 points à l'étranger, 24 points à domicile) et Auston Matthews (20 points à l'étranger, 23 points à domicile) ne varie pas vraiment en fonction de l'endroit où le match est présenté, la situation est différente pour John Tavares et Jake Gardiner. Ces deux joueurs sont probablement très heureux de devoir disputer la majorité de leurs rencontres sur les patinoires adverses d'ici la fin du calendrier. Tavares a récolté 30 points en 23 parties à l'étranger, alors qu'il n'a pas maintenu une moyenne d'un point par match au Scotiabank Arena (24 points en 26 matchs). Le contraste est encore plus frappant dans le cas de Gardiner, auteur de seulement neuf points en 24 rencontres en sol torontois, comparativement à 15 points en 23 parties à l'étranger. Le joueur des Maple Leafs qui doit redouter le plus cette majorité de matchs sur la route est l'attaquant Andreas Johnsson. Le Suédois a obtenu 16 points en 23 parties dans le confort du domicile de Toronto, mais seulement six en 20 rencontres sur les patinoires ennemies.

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