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Les Islanders sonnés par le changement d'entraîneur

Doug Weight s'habitue à ses fonctions alors que les Islanders sont en quête d'une place en séries

par Nicholas J. Cotsonika @cotsonika / Chroniqueur LNH.com

DETROIT - La dernière fois que les Islanders de New York ont effectué un changement d'entraîneur, leur capitaine était Doug Weight.

C'était le 15 novembre 2010. Ils avaient maintenu un rendement de 0-9-1 à leurs dix derniers affrontements et étaient au dernier rang dans la LNH. Quand leur entraînement a été retardé, les joueurs ont vite compris ce qui était en train de se produire. Quand le directeur général Garth Snow a fait son entrée dans le vestiaire avec Jack Capuano, qui était alors l'entraîneur du club-école dans la Ligue américaine, ils savaient que Scott Gordon avait été congédié.

Ils savaient qu'ils avaient fait en sorte que Gordon soit congédié.

« Le sentiment que nous devrions avoir, c'est celui d'un coup de poing dans l'estomac, a dit Weight à ses coéquipiers. Nous avons abandonné Scott et nous avons abandonné l'équipe. »

C'est maintenant au tour de Weight de remplacer Capuano.

Weight, qui est devenu adjoint sous les ordres de Capuano après avoir pris sa retraite le 26 mai 2011, a été nommé entraîneur-chef le 17 janvier alors que les Islanders avaient une fiche de 17-17-8 et qu'ils étaient au dernier rang dans l'Est. Son message était le même qu'il y a quelques années.

« Nous avons tous une part de responsabilité, a lancé Weight. Ils ne peuvent pas échanger 22 joueurs, ils ne peuvent pas congédier 15 joueurs, donc il y en a un qui écope pour ce à quoi nous avons tous contribué : de mauvais résultats et un effort insuffisant. »

La différence, c'est que cette décision est survenue plus tard au cours de la saison. Les attentes sont plus élevées et Weight a plus de poids sur les épaules qu'à l'habitude. Il a porté l'uniforme, il sait ce que les joueurs ressentent et il a vécu cette situation.

Malgré deux matchs difficiles - une défaite de 5-4 face aux Red Wings de Detroit vendredi et un revers identique en prolongation contre les Hurricanes de la Caroline samedi - les Islanders affichent un rendement de 5-1-2 sous les ordres de Weight.

Ils accusent cinq points de retard sur les Flyers de Philadelphie et la position de deuxième équipe repêchée dans l'Association de l'Est et affrontent l'une des quatre équipes impliquées dans la course, les Maple Leafs de Toronto, au Barclays Center lundi (19h HE, SN, MSG+2, NHL.TV).

« Nous avons tous beaucoup de respect pour lui, a expliqué le capitaine John Tavares, qui travaille avec Weight depuis son arrivée dans la LNH en 2009-10. Parfois, on amène un entraîneur qui vient de l'extérieur, quelqu'un que vous ne connaissez pas vraiment, que vous essayez de comprendre. Doug est là depuis longtemps.

« C'est un peu différent puisqu'il est maintenant entraîneur-chef, mais il y a toujours un niveau de confort, les gars savent qui il est et ce qu'il attend de nous. »

Il peut être difficile de passer de joueur à entraîneur ou d'adjoint à entraîneur-chef au sein de la même équipe. Un jour, vous êtes l'un des gars, et le lendemain vous ne l'êtes plus. Un jour, vous êtes un ami, et le lendemain vous êtes le patron. Peut-on accepter de ne plus être un joueur? Les joueurs peuvent-ils vraiment vous voir comme un entraîneur?

Mais Weight a commencé à diriger alors qu'il jouait encore, dans un sens. Il s'est joint aux Islanders en 2008-09 à l'âge de 37 ans vers la fin d'une carrière au cours de laquelle il a gagné la Coupe Stanley avec les Hurricanes en 2006, disputé 1238 matchs et inscrit 1033 points avec six équipes.

L'attaquant des Red Wings, Frans Nielsen, avait 24 ans et en était à sa première saison complète dans la LNH. Ils jouaient à la même position, au centre, et étaient assis l'un à côté de l'autre dans le vestiaire.

« Je l'occupais beaucoup, je lui posais plusieurs questions, a raconté Nielsen, qui a joué avec les Islanders jusqu'à ce qu'il quitte pour Detroit comme joueur autonome, le 1er juillet dernier. Ce n'est pas tout le monde qui peut se vanter d'être assis à côté d'un joueur comme lui. Il m'a beaucoup aidé. »

Quand Weight est devenu entraîneur-adjoint, il a fait la transition.

« Ça lui manquait, a affirmé Nielsen. Il avait un peu de difficulté. Ça lui a pris un peu de temps et ensuite c'est devenu naturel de ne pas le voir comme un joueur, mais comme un entraîneur. Quand il arrive dans le vestiaire, les gars se taisent et l'écoutent. »

Maintenant que Weight est l'entraîneur-chef, il doit faire une autre transition.

« J'ai eu de bons conseils d'anciens entraîneurs et d'anciens coéquipiers qui sont devenus entraîneurs, a dit Weight. Ils m'ont dit de rester moi-même et de faire les choses comme je sentais qu'elles devaient être faites. Je ne peux lever le pied. Je dois être transparent et honnête. »

Weight veut que son équipe soit plus efficace en zone défensive. Il veut simplifier le système et changer l'approche de ses joueurs vis-à-vis l'adversaire en leur disant de se faire confiance dans les duels à un contre un et en demandant à ses joueurs de centre de travailler avec les défenseurs en unité de trois. Il veut que la rondelle circule plus rapidement sur la patinoire.

Il donne une rétroaction immédiate derrière le banc. Il rencontre ses joueurs chaque fois qu'ils sont laissés de côté.

Un bon signe: il reconnaît que chaque individu est différent et que les joueurs ne répondront pas nécessairement de la même manière que lui. Il favorise donc une approche individuelle. Il a précisé à certains joueurs qu'il serait moins dur à leur endroit, mais que cela ne signifiait pas nécessairement qu'ils auraient droit à un laissez-passer.

« Je vais être respectueux envers ces gars, a déclaré Weight. Mais je m'attends à autant de respect envers mon personnel et moi en retour. »

Nous verrons bien comment vont se dérouler les choses. Weight compte sur la même formation que Capuano et doit faire en sorte que l'équipe enfile les victoires pour participer aux séries éliminatoires. Quand Weight a été promu, Snow a indiqué que les Islanders allaient se mettre à la recherche d'un entraîneur permanent.

À un certain point lors d'une entrevue accordée récemment, Weight a expliqué qu'il avait pris des notes au cours des années et avait ajouté: « Je n'aspire pas à devenir entraîneur, j'ai beaucoup d'aspirations dans différents domaines. » Il est aussi directeur général adjoint.

Pour l'instant, il souhaite que ses joueurs se débarrassent de la douleur du coup de poing à l'estomac.

« Les choses peuvent glisser rapidement lorsque vous êtes sur la pente descendante, a illustré Weight. Ça peut aller vite. Parfois, on ne s'en rend même pas compte. Mais je crois que c'est une bonne prise de conscience. »

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