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Les Golden Knights et les premiers répondants se sont unis

Le parcours jusqu'en Finale a rassemblé la ville, selon les pompiers et ambulanciers impliqués dans la fusillade du 1er octobre

par Nicholas J. Cotsonika @cotsonika / Journaliste principal NHL.com

LAS VEGAS - Quelques semaines après la pire tuerie de masse de l'histoire de l'Amérique moderne, des pompiers de Las Vegas avaient besoin d'aide.

Environ 20 d'entre eux étaient en congé lors du Route 91 Harvest Festival, le 1er octobre. Pendant un instant, ils profitaient d'un concert de musique country puis, l'instant d'après, ils répondaient à une urgence. D'autres s'étaient rendus sur la scène sur la Strip, là où des centaines de personnes étaient blessées et 58 avaient été tuées.

Eric Littmann, capitaine au sein du département des pompiers de Las Vegas et président de l'association internationale des pompiers locaux 1285, a discuté avec Murray Craven, le vice-président des Golden Knights de Vegas, une équipe d'expansion de la LNH et la première équipe professionnelle d'une ligue majeure à s'installer à Las Vegas.

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« C'était un événement sans précédent avec tant de blessés et de personnes décédées, a affirmé Littmann. Certains de nos gars avaient encore des difficultés. En gros, je lui ai demandé s'il y aurait moyen qu'ils puissent rencontrer l'équipe. Il n'y a eu aucune hésitation. »

Les Golden Knights les ont invités au City National Arena, leur complexe d'entraînement, le 13 décembre. Les pompiers ont assisté à l'entraînement de l'équipe, puis ils ont dîné dans le vestiaire du complexe. Ils se sont assis avec le propriétaire Bill Foley, le directeur général George McPhee et plusieurs joueurs, dont l'attaquant James Neal et le gardien Marc-André Fleury.

Les pompiers ont demandé des autographes et les joueurs des Golden Knights en ont également demandés pour les chandails que les pompiers leur avaient apportés.

« Nous étions abasourdis : "Vous voudriez nos signatures sur les chandails?" », a raconté Ben Kole, un pompier et ambulancier. « Ils étaient humbles à ce point-là et ils étaient curieux à propos de nos carrières et de ce que nous faisions. Ils ne se considèrent pas au-dessus de nous. Ils font simplement partie de notre communauté. »

Littmann a remis aux Golden Knights un casque de pompier jaune. Pas une réplique, pas un nouveau. Un casque qui avait servi contre le feu, mais qu'on n'utilisait plus.

« J'avais le sentiment que c'était le symbole du travail en plus du fait qu'il avait été laissé de côté, un peu comme les gars de l'équipe qui n'ont pas été protégés [au repêchage d'expansion 2017 de la LNH] », a expliqué Littmann. « De l'offrir à Bill Foley et à l'équipe lui donnait une nouvelle vocation, comme tous les gars de l'équipe. »

Les Golden Knights ont installé le casque sur un mur du vestiaire du City National Arena lors des séries éliminatoires de la Coupe Stanley. Après avoir gagné la finale de l'Association de l'Ouest, le 20 mai, le défenseur Deryk Engelland a affirmé que « tout revient à la ville et aux gens affectés par la fusillade. »

En public ou en privé, les Golden Knights ont inspiré les premiers répondants, mais se sont aussi inspirés d'eux tout au long de leur saison inaugurale. Ils continueront de jouer pour eux en Finale de la Coupe Stanley contre les Capitals de Washington, qui commence lundi avec le match no 1 au T-Mobile Arena (20 h HE, NBC, CBC, SN, TVAS).

« Ils nous ont soutenus alors que nous en avions besoin et c'est évidemment une belle histoire d'être en Finale de la Coupe lors de notre saison inaugurale », a mentionné Scott Scherr, un urgentologue. « Je pense que l'équipe a rassemblé la ville après l'incident. Ils ont compris les défis auxquels nous avons fait face et sont parvenus à transporter tout ça sur la glace.

Eric Littmann

Littmann était en service dans une caserne le soir du 1er octobre. Il a entendu à la radio que la fusillade avait commencé, un peu après 22 h. Quand on l'a avisé qu'un membre de l'association et sa copine avaient été atteints par balles, il s'est rendu dans les hôpitaux pour faire des visites. Il n'est pas revenu à la caserne avant 3 h du matin.

Autour de 5 h 30, il était au téléphone avec les dirigeants locaux et nationaux de l'association, se préparant à mobiliser des ressources en santé mentale pour aider les membres.

C'est à ce moment-là qu'il a reçu un message texte d'Engelland, qui lui demandait s'il était sain et sauf.

Littmann connaissait Engelland depuis avant la naissance des Golden Knights. Littmann et ses collègues Gregg Burns et Chris Sproule avaient mis sur pied la fondation de hockey pour les jeunes des pompiers de Las Vegas en 2012, amassant plus de 30 000$ pour inciter les enfants à pratiquer le sport. Engelland a joué à Las Vegas dans l'ECHL de 2003 à 2005, a rencontré sa femme ici, puis a vécu ici pendant la saison morte. Il participe au match annuel au profit de la fondation chaque année au mois d'août.

Engelland a demandé si lui et sa femme, Melissa, pouvaient passer le voir.

« J'étais plutôt débordé, a avoué Littmann. Je lui ai dit que nous allions nous en sortir, mais que j'appréciais ses efforts. Il n'allait pas accepter de se faire dire non. »

Les Engelland se sont présentés une heure ou deux plus tard avec de la nourriture et des boissons. Ils se sont assis avec les Littmann pour discuter un peu, offrir leur soutien et demander ce qu'ils pouvaient faire pour contribuer.

Les Golden Knights ont visité des victimes, des familles, de premiers répondants et des donneurs de sang. Ils avaient entamé leur camp d'entraînement tôt en septembre et apprenaient encore à se connaître et à connaître la ville, mais voilà qu'ils vivaient une première expérience les uns avec les autres ainsi qu'avec leur nouveau domicile.

« Ils n'avaient pas à faire tout ça, a dit Burns. Personne ne leur a demandé. Ils voulaient le faire. Ça leur a permis de s'unir à la ville. Ils sont comme notre famille maintenant. La ville est attachée à eux, car ils sont intervenus dans un moment si intime. C'était un moment très personnel pour tout le monde qui vit ici. »

Les Golden Knights sont partis disputer leur premier match de saison régulière face aux Stars de Dallas, le 6 octobre. Tirant de l'arrière 1-0 au début de la troisième période, ils ont gagné 2-1 quand Neal a marqué le premier but de l'histoire de la concession à 9 :33 et en a ajouté un autre avec 2 :44 à jouer. Fleury a réalisé 45 arrêts.

À la caserne, les pompiers regardaient le match à la télévision.

« Tout le monde était excité qu'ils aient gagné, même si la plupart connaissaient peu le hockey, a dit Littmann. C'est assurément la première fois que je me suis senti réel à nouveau, d'une certaine façon. Je ne sais pas exactement quel mot utiliser, mais je me suis senti normal à nouveau. »

Littmann a envoyé un message texte à Engelland.

« Mon gars, tu ne peux pas imaginer à quel point les gars sont heureux ici à la caserne », a écrit Littmann, selon un article d'Engelland dans le Players' Tribune. « On vous regarde. Continuez comme ça. »

Engelland a lu le message à ses coéquipiers dans l'autobus après la rencontre. Les joueurs se sont levés et ont célébré.

« Je n'avais rien vu comme cette énergie-là, a écrit Engelland. D'une certaine manière, c'était comme si nous avions donné aux gens une raison de bien aller. »

Ben Kole

Kole n'était pas en service et assistait au concert, le soir du 1er octobre. Quand la fusillade a commencé, il a eu de la difficulté à comprendre ce qui se passait, même quand un ami l'a projeté au sol et quand ils ont trouvé refuge dans un bar tout près.

« Tu sais que ce sont des tirs d'arme à feu, mais tu n'y crois pas, a raconté Kole. Tu te dis que ça ne se peut pas que ce soit ça. Nous avons donc cru qu'il s'agissait de feux d'artifice. »

Après avoir compris, sa première pensée est allée à sa fille, Rachel, qui était en service au concert, travaillant avec les ambulanciers. Son ami a tenté de l'arrêter, mais il a foncé dans la foule pour tenter de la trouver.

Il l'a trouvée en train de secourir des gens. Ils se sont enlacés un instant avant de voir d'autres gens être transportés à l'écart. Dans sa recherche active pour trouver sa fille, il avait évité les tirs. Le tireur était encore actif depuis le 32e étage du Mandala Bay, de l'autre côté du Las Vegas Boulevard.

Sachant que les pompiers ne seraient pas admis sur la scène jusqu'à ce que tout soit sécurisé, il a appelé le répartiteur avec son téléphone pour demander un deuxième service d'alerte médicale à l'intersection des rues Tropicana et Reno, car c'était loin du Mandala Bay et sécuritaire.

Quelques autres pompiers ont vu qu'il préparait quelque chose et lui ont demandé ce dont il avait besoin. Il leur a demandé de stopper tous les véhicules sur la rue Giles, derrière le lieu du concert.

« Ils étaient remplis de gens, a dit Kole. On leur a demandé de sortir pour faire de place aux gens blessés et nous leur avons dit où aller mener les blessés pour qu'ils puissent se rendre à l'hôpital le plus rapidement possible. »

Kole et sa fille ont fait du triage jusqu'à environ minuit, traitant les blessés et les aidant à entrer dans des véhicules. Ils ont attendu jusqu'à environ 1 h du matin pour s'assurer que personne d'autre n'avait besoin d'aide, puis ils ont marché environ deux kilomètres, couverts de sang, alors que leur véhicule était pris sur la scène, jusqu'à un endroit où un membre de leur famille pouvait venir les chercher.

Le 9 octobre, Kole a reçu un appel de Dave Bray, un capitaine au sein du département des pompiers, lui demandant s'il aimerait assister à un match de hockey. Kole n'était pas un fervent de hockey. Il n'avait jamais vu un match de la LNH auparavant. Mais les Golden Knights jouaient leur match d'ouverture contre les Coyotes de l'Arizona, le 10 octobre, et sa fille allait y être. Il a accepté l'invitation.

Quand il est arrivé au T-Mobile Arena, Bray lui a demandé s'il aimerait aller sur la glace.

« Je lui ai demandé ce qui se passait et ce qu'il entendait par là, a relaté Kole. Il m'a dit qu'ils honoraient les premiers répondants du 1er octobre. Je lui ai dit que ce serait le plus grand honneur de ma vie, que ce serait génial. »

Quelques minutes plus tard, voilà qu'il se retrouvait au premier rang de la ligne, quand l'annonceur maison a présenté un premier répondant avec chacun des joueurs durant la cérémonie d'avant-match. Il est sorti avec le défenseur Brayden McNabb et s'est tenu debout à la ligne bleue. Il est resté debout pendant les 58 secondes de silence et pendant l'hymne national, alors que les Golden Knights et les Coyotes étaient debout derrière les premiers répondants. Il a écouté le discours d'Engelland.

« Je sais à quel point cette ville est spéciale », a lancé Engelland à la foule. « À tous les courageux premiers répondants qui ont travaillé sans relâche lors de cette tragédie, nous vous remercions. Aux familles et amis des victimes, nous ferons tout en notre possible pour vous aider, vous ainsi que notre ville, à guérir. »

Kole a avoué que son cœur est presque sorti de son abdomen. Les Golden Knights ont pris l'avance 4-0, battant les Coyotes 5-2, et sont devenus la première équipe d'expansion de la LNH à gagner ses trois premières rencontres. Neuf jours après la fusillade, les gens célébraient au son de la chanson d'Elvis Presley Viva Las Vegas.

« J'étais au bord des larmes, car c'était quelque chose qui avait rassemblé notre communauté, a mentionné Kole. Je n'aurais jamais pu imaginer que nous aurions un tel soutien de la part de la communauté. C'est un soir que je revis constamment. C'est quelque chose qui fait partie du processus de guérison pour moi. »

Kole a rempli un petit coffret de souvenirs du 10 octobre : une rondelle, une épinglette, une affiche, son billet et son cordon. Il a un fanion autographié à la maison. Il a assisté à plusieurs matchs depuis, dont deux en séries éliminatoires, et il se dit un partisan à vie maintenant.

Pendant ce temps, une photo de Kole du 10 octobre est accrochée dans le vestiaire du City National Arena, à côté du casque de pompier. Chaque jour, les Golden Knights passent devant la photo de Kole, la main sur le cœur et McNabb derrière lui, où l'on peut lire les mots « VEGAS STRONG. »

« Pour beaucoup d'entre nous, ça nous a donné quelque chose à quoi s'accrocher, quelque chose dont on peut être fiers à la maison, a expliqué Kole. Vegas est une ville où les gens sont de passage. Ce qui est bien, c'est que c'est la première fois en 40 ans que j'entends quelqu'un dire "C'est ma ville". Ça veut dire beaucoup pour moi, car j'aime Vegas. »

Scott Scherr

Scherr était à la maison le soir du 1er octobre. Il est directeur médical à l'hôpital Sunrise et directeur régional médical pour TeamHealth. Quand la fusillade a commencé, son téléphone a été inondé d'appels et de messages.

Il a enfilé son uniforme et s'est rendu à Sunrise. Normalement, ça lui prend environ 25 à 30 minutes. Cette fois-là, ça lui a pris environ 15 minutes. Les premiers rapports à la radio faisaient état de deux morts et plusieurs blessés. Il n'avait aucune idée de ce qui surviendrait ensuite.

L'entrée des ambulances était remplie de camions, de taxis, de fauteuils roulants et de civières. Treize hôpitaux du coin ont traité des patients ce soir-là, mais c'est Sunrise qui en a reçu le plus, même si ce n'est pas l'hôpital le mieux équipé pour recevoir autant de patients avec de telles blessures. Quatre-vingts pour cent des patients ont été transportés par véhicules privés. Des recherches Internet ont amené les gens à se diriger là.

L'urgence de Sunrise dispose d'environ 45 lits. Elle a reçu 212 patients dans un intervalle de 60 minutes et 30 ont été admis aux soins intensifs.

« Si ce n'était pas de toutes les ressources et de tout le personnel qui est entré au travail, ces 30 patients sauvés auraient bien pu devenir 30 morts supplémentaires », a dit Scherr.

Les docteurs ont effectué 27 opérations pour limiter les dégâts. Ils ont réalisé 53 interventions chirurgicales lors des 24 premières heures et plus de 80 à l'intérieur de la première semaine.

Scherr a travaillé pendant 21 heures de suite après ne pas avoir dormi le jour d'avant.

« Une partie de mon travail était de m'assurer que l'urgence était en mesure de fonctionner le jour d'après, car nous avions encore une ville dont il fallait prendre soin, a expliqué Scherr. L'urgence n'allait pas fermer ses portes. Beaucoup d'employés sont entrés au travail ce soir-là, mais beaucoup d'infirmières et de physiciens ont pris le relais pour ceux qui étaient crevés. »

Par après, Scherr et sa femme Rebecca, une gastroentérologue pédiatrique, sont partis en vacances à Maui. Ils ont regardé la cérémonie d'avant-match des Golden Knights et le match d'ouverture à la télévision.

« Nous étions en larmes sur le divan », a confié Scherr.

Les Scherr avaient acheté des abonnements de saison, mais ils n'étaient pas de très grands partisans de hockey. Ils pensaient assister à la moitié des matchs à domicile, peut-être même moins, notamment en raison de leur horaire chargé. Après tout ça, s'ils sont en ville et que les Golden Knights sont en action, ils sont à l'aréna.

Le 3 décembre, quand les Golden Knights ont vaincu les Coyotes 3-2 en prolongation, Scherr a été honoré comme le « héros du match Vegas Strong. » Les Engelland ont contribué à développer ce programme et ont acheté des billets de matchs à domicile pour les gens touchés par la fusillade. Melissa Engelland a rencontré Scherr et sa femme avant le match et leur a remis un sac-cadeau qui contenait un chandail de Deryk Engelland et un chandail Vegas Strong. Scherr a été présenté à l'écran géant pendant la rencontre.

« Quand tu es sur l'écran géant et que 18 000 personnes sont debout pour t'applaudir… », a dit Scherr, la voix chancelante. « Wow! C'est absolument incroyable. Une soirée et une expérience géniales. Ç'a aidé sur le plan émotif, non seulement pour moi, mais pour ma femme, car elle a dû vivre avec les mêmes difficultés que moi depuis le 1er octobre. »

Deryk Engelland a rencontré les Scherr après la rencontre. Il a signé le chandail et les autres objets, et a demandé s'il pouvait faire quelque chose d'autre. Scherr a demandé si le reste des joueurs pouvaient signer le chandail également. Engelland s'en est chargé. Le chandail est dans un cadre accroché dans le bureau de Scherr. Scherr et sa femme portent un chandail no 17 avec la mention « VEGAS STRONG » lorsqu'ils assistent aux matchs.

Comme Littmann, Burns, Kole et plusieurs autres, Scherr garde contact avec Engelland.

« Le fait qu'en séries, je suis capable de lui écrire, de lui parler et de le féliciter pour les victoires, ça fait en sorte que la communauté sent qu'elle fait partie de l'équipe et ce n'est pas de la frime, a mentionné Scherr. C'est bien réel tout ce que cette équipe et Deryk ont fait pour la communauté. Il est totalement authentique et ça vient du cœur. C'est génial. »

« Plutôt incroyable »

Ce ne sont que des exemples. Pensez à toutes les autres personnes que les Golden Knights ont honorées le 10 octobre : les pompiers, policiers, ambulanciers, infirmières, docteurs. Pensez à tous les autres qui ont été honorés lors de tous les matchs cette saison : les victimes, familles, premiers répondants. Pensez à tous ceux qu'ils ont touchés directement ou indirectement.

Avant, Burns, Littmann et Sproule étaient les seuls à regarder le hockey à la caserne. Maintenant, le drapeau des Golden Knights figure sur les camions et les matchs de l'équipe jouent à la télévision.

« On écoute toujours NHL Network, a dit Burns. Quand il y a un match, tout le monde est dans la cuisine à encourager l'équipe. J'ai tellement d'amis dont les enfants ont commencé à patiner. »

Quelque chose a changé dans la ville.

« Avant le 1er octobre, quand tu demandais aux gens d'où ils venaient, ils répondaient Boston, New York, la Californie ou n'importe quelle place, a dit Scherr. Maintenant, tout le monde dit être de Las Vegas. Même les gens qui ont grandi en regardant les Bruins de Boston ou les Blackhawks de Chicago ont décidé d'enfiler le chandail noir, or et rouge. C'est plutôt incroyable. »

L'impact restera longtemps.

« C'est tout simplement une expérience extraordinaire, a dit Littmann. J'ai dit à ma femme, Julie, que nous pourrons raconter à nos petits-enfants toutes les choses positives qui sont survenues après l'une des pires tragédies dans ce pays. »

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