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Les espoirs se rappelleront du test du Wingate

Le Québécois Pierre-Olivier Joseph a été victime de la pénible épreuve bien malgré lui

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

BUFFALO - Trente secondes. Ça peut paraître bien court pour certains, mais pas pour les espoirs de la LNH qui ont entre autres dû passer le test du Wingate lors de la journée des tests physiques de la séance d'évaluation des espoirs de la LNH, samedi.

Après avoir fait des arrêts dans cinq stations de tests différentes, incluant le saut en hauteur vertical, le développé couché, l'agilité, et les tractions, les 104 jeunes joueurs invités avaient une dernière épreuve à traverser.

Une dernière chance de se faire valoir avant le repêchage de la LNH, qui se tiendra les 23 et 24 juin à Chicago.

[LIRE AUSSI: Antoine Morand est un joueur sous-estimé, croit Maxime Comtois]

Au premier coup d'oeil, le test du Wingate, qui sert à mesurer la capacité d'explosion du patineur, semble assez insignifiant. Les joueurs prennent place sur un vélo stationnaire et commencent à pédaler tranquillement. 

C'est au moment d'amorcer l'épreuve que les choses se corsent. Un homme aux allures de général d'armée donne le signal et se met à crier au visage des espoirs, qui pédalent du plus vite qu'ils peuvent.

Tweet from @GLepageLNH: Miro Heiskanen, une des victimes h��tives du Wingate. Une bonne mani��re de se r��veiller. #NHLcombine pic.twitter.com/Op7TSDdMfg

 « Pousse! Pousse! Montre-lui qui est le gagnant, crie-t-il. Plus vite! Plus vite!»

Jusqu'au dernier décompte. « Trois, deux, un... Terminé ». Exténués, certains jeunes incapables de contenir leur déjeuner se retirent derrière un rideau. D'autres s'assoient et retrouvent leur souffle au bout d'une dizaine de minutes.

Le Québécois Pierre-Olivier Joseph, 27e meilleur espoir en Amérique du Nord, a toutefois subi les contrecoups de ce test alors qu'il se trouvait devant les médias. Il venait de répondre à une série de questions en anglais quand il a dû quitter les journalistes abruptement pour payer une courte - mais remarquée - visite à la poubelle la plus près.

« Ce sont des choses qui arrivent, a-t-il lancé en riant quelques heures après sa petite mésaventure. Ce sont 30 secondes où tu mets l'équivalent de tous les efforts que t'as mis durant les dernières années. T'essaies de ne plus avoir aucune énergie en sortant de là. Ça démontre à quel point on veut bien faire.

« Je me suis dit que c'était les 30 dernières secondes que j'avais pour me prouver avant le repêchage. Notre semaine est finie, notre année est finie. On a fait tout ce qui était possible pour prouver ce qu'on était capable de faire. »

Son compatriote Antoine Morand, répertorié au 53e rang en Amérique du Nord, s'est lui aussi dit heureux de la tournure des évènements, lui qui a terminé premier au test des tractions (13 répétitions) et quatrième au développé couché (15).

« Je m'étais bien préparé, je m'étais bien entraîné, a confié l'attaquant à une poignée de journalistes québécois en reprenant son souffle. J'étais vraiment concentré et je pense que j'ai bien fait dans les tests. »

Une expérience formatrice

Au terme de six jours d'entrevues et de tests physiques réglés au quart de tour, tous les espoirs dressaient un bilan positif de leur première immersion dans le monde professionnel.

Ils ont pu voir ce que c'était de devoir négocier avec des hordes de journalistes - une chose à laquelle ils seront exposés tout au long de leur carrière - et leur sens de la répartie a été mis à l'épreuve lors des entrevues avec les différentes équipes.

« On peut dire que ç'a été plaisant de vivre ça avec plusieurs gars que je connais, a déclaré l'attaquant Maxime Comtois, qui s'est entretenu avec 23 équipes. Les entrevues et les tests physiques sont assez exigeants. Ce sont deux choses complètement différentes, mais il faut que tu paraisses bien.

« Je n'ai pas vraiment regardé mes résultats (des tests physiques). Je me suis seulement dit que j'allais dépasser mes limites. Ça ne sert à rien de se comparer aux autres, on n'a pas tous le même développement. J'ai poussé mes limites et les résultats m'importent peu. »

 

 

 

 

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