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Les espoirs québécois se font rares

Dans le recensement des 310 espoirs les plus en vue du mensuel The Hockey News, on ne retrouve que 18 Québécois

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

Ce n'est plus une surprise pour personne, les espoirs québécois - et les joueurs québécois en général - commencent à se faire de plus en plus rares dans la LNH.

Le dernier recensement des espoirs - joueurs repêchés ou embauchés qui ne se sont pas encore établis dans le circuit Bettman - effectué par le mensuel The Hockey News nous le rappelle de façon brutale.

Dans un classement des 10 meilleurs espoirs de chaque formation de la LNH dressé à partir des observations de recruteurs des 31 équipes, on retrouve un total de 18 Québécois - dont deux qui ont choisi la voie des collèges américains plutôt que celle de la LHJMQ (Kevin Roy - ANA, Samuel Vigneault - CBJ). 

Sur 310 joueurs, cela représente un faible taux de 5,8 pour cent.

« Ce n'est pas une question de développement, c'est une question de talent, de bassin de joueurs disponibles pour être capable de produire des joueurs pouvant atteindre la LNH », avait défendu le commissaire de la LHJMQ Gilles Courteau, à l'aube du dernier repêchage au cours duquel neuf représentants de la province ont trouvé preneur.

Si l'on répertorie tous les joueurs qui sont passés par le circuit Courteau - Canadiens, Européens et Américains - on arrive à un total de 36 joueurs pour une représentativité de 11,6 pour cent.

Parmi les 100 meilleurs espoirs « sur la planète », le défenseur de 18 ans Pierre-Olivier Joseph est le seul Québécois en lice. L'arrière des Islanders de Charlottetown a été sélectionné au 23e échelon par les Coyotes de l'Arizona au dernier encan de la LNH et a récolté 13 buts et 33 aides en 58 matchs cette saison.

Pour ce qui est des représentants (anciens ou actuels) de la LHJMQ dans le top-100, on retrouve le défenseur Philippe Myers (no 40 - PHI) et les attaquants German Rubtsov (no 45 - PHI), Drake Batherson (no 53 - OTT) et Daniel Sprong (no 56 - PIT).

Ce résultat, aussi décevant soit-il, ne fera tomber personne en bas de sa chaise.

La LHJMQ vient de connaître deux maigres repêchages de suite, elle qui a fourni 14 joueurs à la LNH au cours des deux derniers encans, dont neuf et huit Québécois respectivement.

Le dernier bon repêchage de la LHJMQ remonte à 2015 alors que 30 joueurs avaient été sélectionnés, dont 17 Québécois. De ces 17 joueurs, le défenseur Thomas Chabot (OTT) et l'attaquant des Islanders Anthony Beauvillier (NYI) sont les deux seuls qui ont réussi à s'établir au sein de leur équipe jusqu'à maintenant.

Puis, des 22 Québécois sélectionnés en 2013 - une année record depuis l'instauration des sept rondes - seuls Jonathan Drouin (MTL), Anthony Mantha (DET) et Anthony Duclair (CHI) jouent régulièrement dans la LNH.

« Je trouve qu'on se console en se disant que c'est cyclique, mais à un moment donné, il faut creuser plus profondément, avait expliqué un recruteur professionnel en juin dernier. On dirait qu'on a peur de dire les vraies choses.

« Dès qu'on a un bon résultat, on va pousser dessus et on va en parler vraiment positivement, mais il faudrait réellement réfléchir au problème qui se cache derrière les années de misère. »

Lueur d'espoir

Le portrait pourrait changer légèrement au cours des prochaines années puisque les cuvées qui se pointent le bout du nez sont assez intéressantes. 

Déjà pour le repêchage de juin prochain, 36 joueurs de la LHJMQ - dont seulement 12 Québécois - sont répertoriés sur les listes du Bureau de recrutement de la LNH.

Dans quelques mois, les attaquants Joe Veleno et Benoit-Olivier Groulx risquent d'être sélectionnés au premier tour tandis que trois des quatre meilleurs gardiens en Amérique du Nord sont originaires de la province.

En 2019, les attaquants Raphaël Lavoie, Jakob Pelletier, Xavier Simoneau et Samuel Poulin seront sous la loupe des recruteurs tandis qu'en 2020, la LHJMQ devrait frapper un grand coup puisque ce sera au tour du phénomène Alexis Lafrenière de trouver preneur...

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