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Les d.g. se réunissent lors d'une « journée historique » à Montréal

Les discussions ont porté sur les règles et la sécurité à l'hôtel où la Ligue a été fondée en 1917

par Nicholas J. Cotsonika @cotsonika / Journaliste NHL.com

MONTRÉAL -- Le contexte avait plus d'importance que la réunion en soi.

Chaque mois de novembre, les directeurs généraux de la LNH se réunissent à l'occasion d'une brève assemblée, surtout dans le but d'établir l'ordre du jour pour les assises d'une durée de trois jours qui ont lieu en mars, moment où différents dossiers sont étudiés à fond et où on recommande parfois d'apporter des changements au niveau de la réglementation.

D'habitude, l'assemblée de novembre a lieu au bureau de la LNH à Toronto, au lendemain de la cérémonie d'intronisation du Temple de la renommée du hockey. Vendredi, elle s'est déroulée à Le Windsor, qu'on appelait auparavant l'Hôtel Windsor, l'endroit où la LNH a été fondée il y a 100 ans, soit le 26 novembre 1917.

Les d.g. ont parlé de la règle du hors-jeu, de l'obstruction à l'endroit des gardiens, des coups de bâton et des mises en échec par derrière dans la bande. Mais ils ont aussi regardé une vidéo sur les dirigeants de la LNH et les 191 directeurs généraux dans l'histoire dans la Ligue, en plus d'assister au dévoilement d'une plaque commémorative soulignant qu'on était ici à l'endroit où la Ligue est née.

« Imaginez, il y a 100 ans, cinq personnes se sont assises dans une salle et ont décidé de mettre sur pied la Ligue, et nous voici aujourd'hui avec 31 équipes et plus de 800 joueurs », a fait remarquer le d.g. du Wild du Minnesota Chuck Fletcher, qui est né à Montréal et est le fils de l'ancien d.g. de la LNH Cliff Fletcher. « Ç'a vraiment été une belle année de célébrations (du Centenaire), mais pour moi, ceci est le plus beau moment je trouve. »

Les d.g. ont regardé des exemples de situations de hors-jeu et d'obstruction à l'endroit de gardiens, et ils ont voté à chaque séquence pour que le Département des opérations hockey de la LNH puisse évaluer leur vision des choses. La plupart du temps, ils étaient d'accord avec les décisions qui ont été prises sur le coup.

« S'il y a un consensus à 70 pour cent dans plusieurs des cas, je pense que c'est bon signe, a affirmé le d.g. des Oilers d'Edmonton Peter Chiarelli. Et c'est pas mal ça que nous avons observé. »

La LNH a commencé à décerner cette saison des pénalités mineures aux entraîneurs qui contestent une décision en matière de hors-jeu et perdent. Ç'a eu pour effet de réduire le nombre de contestations et d'interruptions du jeu.

« Le but [de la contestation de l'entraîneur], c'était d'éliminer les erreurs les plus flagrantes en matière de hors-jeu, a fait remarquer le d.g. des Golden Knights de Vegas George McPhee. Ça arrive peut-être huit ou 10 fois par saison. On commençait à exagérer en étudiant les reprises à chaque fois. Ce n'était pas ça l'intention. Ça s'est amélioré. »

L'obstruction à l'endroit des gardiens est un dossier qui n'est pas évident parce que c'est souvent subjectif. Le but, c'est d'amener le plus de monde possible à être sur la même longueur d'onde.

« Je pense que ça s'améliore à travers la Ligue, a dit le d.g. du Lightning de Tampa Bay Steve Yzerman. Nous comprenons mieux, c'est plus clair en ce qui a trait à la façon qu'ils en arrivent à prendre leurs décisions, quels sont les éléments à surveiller… Ça permet donc aux entraîneurs de prendre des décisions plus éclairées quand vient le temps de décider de contester ou non. Reste que ce n'est pas facile. Je ne sais pas si on va en arriver un jour à un contexte où, lors d'une décision donnée, tout le monde va voir la même chose, qu'on va tous être d'accord pour dire que c'était la bonne décision. »

La LNH a commencé à sévir contre les coups de bâton cette saison dans l'espoir de réduire le nombre de blessures et de laisser davantage d'espace de manœuvre aux joueurs habiles.

« L'impression générale, c'est que ça s'en va dans la bonne direction, a déclaré le d.g. des Maple Leafs de Toronto Lou Lamoriello. On en voit de moins en moins. On voit moins de pénalités, ce qui signifie que les joueurs sont en voie de s'adapter à la règle. »

Le hockey s'en porte-t-il mieux ?

« Oh, je crois que oui, a lancé Lamoriello. On laisse les joueurs jouer. »

George Parros, le vice-président principal de la sécurité des joueurs, a expliqué aux directeurs généraux quels genres de coups de bâton pourraient mener à des sanctions supplémentaires. 

« Ce que j'espère, c'est que les décisions des officiels sur la glace vont suffire pour bien gérer les coups de bâton, a affirmé Parros. Je me suis attardé aux coups de bâton qui sont intentionnels, qui surviennent derrière le jeu, qui n'ont pas rapport au hockey, qui visent les mains, le bout des doigts. Ce sont de nouvelles normes. Tout le monde s'y habitue. Si ça survient derrière le jeu, que c'est intentionnel et que c'est fait avec force, alors il y a lieu d'y aller d'un avertissement. La variante, c'est la force du coup. »

Parros s'est par ailleurs dit préoccupé par le fait, ces dernières années, qu'un plus grand nombre de joueurs se retournaient à la dernière seconde près de la bande et se mettaient ainsi dans une position vulnérable.

« Nous avons des joueurs qui sont plus jeunes et qui ont grandi dans un environnement où il y avait moins de robustesse, et maintenant ils ont accédé à la LNH et ils s'attendent à ce qu'il y ait moins de robustesse, a noté Parros. D'autres joueurs viennent d'une autre époque, où on complétait ses mises en échec plus souvent. Il faut donc en être conscient. »

Parros a également renseigné les d.g. sur d'autres dossiers en matière de sécurité des joueurs.

« Globalement, les tendances sont à la baisse, a indiqué Parros. Il y a moins de suspensions, moins de blessures, moins de choses du genre. Le hockey se joue de très belle façon en ce moment, et nous espérons que ça va continuer. »

Il y avait par ailleurs une idée intéressante à l'ordre du jour : que les pénalités durent une minute au lieu de deux en prolongation. Mais Fletcher a indiqué que les d.g. ont manqué de temps pour en parler. On arrivera peut-être à le faire en mars.

« Il y a des aspects du jeu dont tu peux parler, mais selon moi c'est l'aspect historique de cette journée qui prime », a déclaré Jason Botterill, qui en est à sa première saison au poste de directeur général des Sabres de Buffalo. « C'était le moment pour réaliser à quel point notre Ligue a fait du chemin en 100 ans. »

Le correspondant de NHL.com Sean Farrell a participé à ce reportage.

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