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Les DG discutent de la contestation pour obstruction sur le gardien

Ils ont essayé de trouver des façons de changer le processus de revision, mais pas la règle

par Dan Rosen @drosennhl / Journaliste principal NHL.com

BOCA RATON, Floride - Les directeurs généraux de la LNH ont passé environ trois heures à discuter de la contestation par les entraîneurs pour l'obstruction sur le gardien de but et à débattre à l'aide d'exemples, lors de leur rencontre annuelle du mois de mars, lundi.

Ils ont bon espoir d'en arriver avec un plan ou une recommandation pour clarifier ou peut-être changer le processus de révision en cas d'obstruction sur le gardien de but, et ce, avant de quitter le Boca Beach Club, mercredi.

« Il devrait y avoir un changement et il y en aura un », a affirmé le directeur général des Maple Leafs de Toronto Lou Lamoriello. « Il faut seulement s'assurer que ce soit le bon changement. »

Le changement requis demeure incertain et c'est pourquoi la discussion sur le sujet se poursuivra mardi.

Par contre, les directeurs généraux ne s'attendent pas à ce que le changement, s'il y a en a un, soit majeur. Il n'y a pas non plus de volonté de la part des DG ou du Département des opérations hockey de la LNH de changer la règle actuellement en vigueur pour l'obstruction sur les gardiens de but.

On ne sait pas encore si quelque chose changera cette saison.

« Je pense que nous avons fait des progrès sur la façon d'améliorer le processus de révision », a révélé le directeur général des Golden Knights de Vegas George McPhee. « Le règlement ne changera pas. Le processus de révision sera amélioré d'une façon qui semblait plaire à tous dans la salle. Donc, nous en discuterons encore un peu demain et arriverons avec une solution. »

Les DG ont également souligné que les potentiels ajustements au processus de révision qui sont étudiés présentement n'ont pas pour but de condamner la contestation par les entraîneurs en soi ou les raisons pour lesquelles elle a été implantée avant la saison 2015-16.

Ils trouvent que la règle fonctionne bien, mais puisque la décision sur l'obstruction n'est jamais noire ou blanche, leur but est d'en arriver avec un compromis pour diminuer la zone grise, ce qui n'est pas un exercice facile comme ils ont pu le constater lundi.

Les DG ont vu 14 séquences qui présentaient une contestation d'un entraîneur pour de l'obstruction sur le gardien. Sur quelques jeux, il y a eu des désaccords à savoir si le but devait être accordé ou non.

« Tu ne pourras pas t'en tirer sans faire de jugement, car, à la base, une décision quant à l'obstruction sur un gardien nécessite un jugement », a expliqué le DG des Jets de Winnipeg Kevin Cheveldayoff. « La discussion en cours est là pour essayer d'améliorer la décision. C'est évidemment là-dessus que nous avons amplement discuté aujourd'hui. Y aura-t-il une conclusion? Je ne sais pas s'il y aura un jour une conclusion définitive pour une décision qui fait appel à un jugement. Je pense qu'il faut définir les critères sur lesquels prendre la décision, être à l'aise avec ces critères et, au final, accepter le jugement qui est fait. »

Les DG ont discuté d'un changement qui ferait en sorte que toutes les décisions finales seraient prises par le personnel des opérations hockey dans les quartiers généraux de Toronto. En ce moment, l'officiel sur la glace a le dernier mot lors des révisions pour l'obstruction sur le gardien.

Cela dit, Kris King, le vice-président principal des opérations hockey de la LNH, a indiqué qu'environ quatre à neuf décisions sur les 170 jeux révisés pour obstruction auraient été différentes si la décision avait été prise par Toronto au lieu des officiels.

« De notre côté, ce n'est pas vraiment un problème, car pour le reste des jeux, nous voyons la même chose que les arbitres, a mentionné King. Les arbitres regardent les reprises, nous demandent notre opinion, mais nous respectons également la règle qui stipule que c'est eux qui ont le dernier mot. Donc, dans ces six décisions, peut-être que nous aurions aimé qu'ils décident autrement, mais ça n'a pas été le cas. »

Les DG ont également soulevé la possibilité de voir les opérations hockey mettre en place un arbitre actif ou à la retraite dans les quartiers généraux de Toronto pour communiquer avec l'officiel sur la glace qui doit rendre une décision à partir de la reprise vidéo.

La Ligue a déjà un groupe d'arbitres à la retraite qu'elle utilise durant les séries éliminatoires de la Coupe Stanley pour communiquer avec les arbitres sur la glace lors des processus de révision.

« Peu importe qui a le dernier mot, ça ne change pas grand-chose », a estimé Stephen Walkom, le directeur de l'arbitrage de la LNH. « Je ne sais pas si c'est si important. Je pense qu'il y a encore cinq ou six jeux qui font place au débat et avec lesquels la moitié des DG est en accord et l'autre moitié ne l'est pas. »

Colin Campbell, le vice-président directeur des opérations hockey de la LNH, a précisé que la Ligue avait commencé à soumettre aux entraîneurs et DG, il y a environ trois semaines, des vidéos explicatives de la logique derrière les décisions prises lors de cas d'obstruction sur le gardien.

Il a expliqué que les entraîneurs et directeurs généraux essaient de dresser un portrait juste des décisions qui sont prises et a également mentionné que les DG discutent de la possibilité de rendre ces vidéos publiques, un peu comme le fait le Département de la sécurité des joueurs de la LNH lorsqu'il y a une suspension.

Walkom a également indiqué que les arbitres recevaient chaque semaine, depuis l'implantation de la contestation par les entraîneurs en 2015-16, des vidéos détaillant chaque révision pour de l'obstruction sur le gardien ou un hors-jeu.

« Nous avons discuté de la possibilité d'être plus ouverts, a dit Campbell. Qu'est-ce qui aiderait le processus? Nous avons parlé de beaucoup d'éléments. Quel est le meilleur plan? Nous n'avons pas fini d'en parler encore. »

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