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Les champions en titre de la Coupe Stanley semblent à bout de souffle

Guy Boucher dit qu'il ne croit pas que les Sénateurs ont ébranlé les Penguins

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

OTTAWA - La bête est blessée, meurtrie. Lui reste-t-elle encore des forces pour la suite des choses? Il ne fallait pas compter sur Guy Boucher pour la requinquer.

L'entraîneur des Sénateurs d'Ottawa a refusé de voir dans la victoire décisive des siens un quelconque coup de massue sur les Penguins de Pittsburgh.

« Nous ne les avons pas ébranlés, pas du tout », a affirmé Boucher à l'issue de la victoire de 5-1 des siens. « Je le dis toujours, il n'existe pas de momentum qui se transpose d'un match à l'autre parce que si c'était le cas nous aurions perdu parce que nous nous étions fait battre dans le match précédent. C'était la même chose après les deux matchs à New York (contre les Rangers). Nous étions supposément morts, finis. Tout le monde avait trouvé la solution pour nous battre et nous devions nous écraser. Ce n'est pas ce qui s'est produit. Pourquoi? Parce que d'un match à l'autre, y'en a pas de momentum. »

Boucher a répondu aux questions à voix basse sur un ton monocorde, comme s'il cherchait à endormir la bête ou à ne pas lui redonner vie.

Les Penguins se retrouvent en retard 2-1 dans une série pour la première fois depuis la série de premier tour face aux Rangers de New York en 2015. Ils avaient plié l'échine en cinq rencontres.

L'an dernier, les Penguins ont accusé un retard de 3-2 contre le Lightning de Tampa Bay en finale de l'Association de l'Est. Ils étaient venus de l'arrière pour l'emporter. 

« Nous avons plusieurs jeunes dans l'équipe, mais nous avons aussi beaucoup d'expérience, a relevé le gardien Marc-André Fleury. Les plus vieux, nous sommes déjà passés par là, et les plus jeunes ont déjà été confrontés à une situation pire l'an dernier contre Tampa. Nous savons que nous pouvons faire mieux (que ce soir) et nous sortir d'impasse. »

Les Penguins devront vite retrouver leur sang-froid. Visiblement, les vétérans attaquants Evgeni Malkin et Phil Kessel ont la mèche très courte et les joueurs des Sénateurs le savent et ils ne ratent pas une occasion de les piquer au vif. Malkin a été expulsé vers la fin de la rencontre tandis que Kessel se fait malmener par son ancien coéquipier chez les Maple Leafs de Toronto, Dion Phaneuf.

En défense, les champions ont montré un essoufflement même si l'entraîneur Mike Sullivan a fait appel à sept défenseurs. Sullivan a laissé entendre qu'il ne renouvellera pas l'expérience.

« La situation des éclopés en défense ne me préoccupe aucunement parce que ce n'est rien de nouveau pour nous. Nous avons dû la gérer pendant toute la saison. Kristopher Letang n'a disputé qu'une quarantaine de matchs. C'est un joueur très important pour nous. Nous avons également dû composer sans les services de plusieurs autres défenseurs. Nous avons toujours trouvé une façon de nous en sortir. Nous devrons le faire encore. »

Sullivan a tenté de convaincre tout le monde que les Penguins ont bien fait, hormis leur départ médiocre.

« Nous avons eu notre part de chances de marquer. Le score reflète mal le déroulement de la rencontre. Ce n'est pas comme si nous n'avions rien fait de correct. Nous devons continuer dans la même voie. Dans une série au meilleur de sept matchs, vous devez avoir la capacité de revenir plus fort au match suivant. Il n'y a aucun doute dans mon esprit que c'est ce que va faire ce groupe de joueurs. Nous devons tirer une leçon de ce match, aller de l'avant et être prêts pour le prochain match. C'est le type de résilience que nous devons montrer dans le moment. »  

La plus importante décision de Sullivan en vue du match de vendredi aura trait à l'identité de son gardien. Reviendra-t-il avec Fleury ou jettera-t-il son dévolu sur le jeune Matt Murray qui a conduit les Penguins vers la conquête de la Coupe Stanley, l'an dernier.

Sullivan a eu une décision semblable à prendre en finale d'association, il y a un an. Il avait accordé sa chance au vétéran Fleury à la suite d'une contre-performance de Murray. Les Penguins avaient perdu en prolongation.

« Le contexte est complètement différent. C'est une différente année et un défi différent. Je n'ai pas encore réfléchi à la situation », a-t-il réagi à chaud.

La nuit porte conseil, dit-on. On verra bien ce qu'il aura à dire jeudi.

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