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Les Canadiens de 1977-78 élus 8e meilleure équipe de l'histoire de la LNH

Ils ont remporté un troisième championnat de suite, avec un alignement qui comprend neuf futurs membres du Temple de la renommée

par Dave Stubbs @Dave_Stubbs / Chroniqueur NHL.com

Note de la rédaction : La liste des meilleures équipes de la LNH est réduite à 10 à la suite de trois rondes de scrutin auprès des partisans. Au cours de la Finale de la Coupe Stanley, les 10 meilleures équipes championnes de la Coupe Stanley de tous les temps seront dévoilées. Au huitième rang, on retrouve les Canadiens de Montréal de 1977-78. 

Les Canadiens de Montréal ont dominé le monde du hockey entre 1976 et 1979, avec quatre conquêtes de la Coupe Stanley à l'aide d'une attaque dévastatrice, d'une défensive exceptionnelle et d'un gardien brillant. Les Canadiens étaient tellement dominants que toutes les autres équipes de la LNH savaient au plus profond d'elles-mêmes que les noms de leurs joueurs auraient tout aussi bien pu être gravés sur le précieux trophée avant même le début de la saison.

Dirigée par le légendaire Scotty Bowman, l'édition 1977-78 a été aussi bonne que n'importe laquelle des quatre éditions de cette dynastie, avec 59 victoires, 10 défaites et 11 verdicts nuls. (Les Canadiens ont conservé une fiche de 58-11-11 en 1975-76, 60-8-12 en 1976-77 et 52-17-11 en 1978-79.) Quinze joueurs de cette formation ont fait partie des quatre éditions, et neuf ont éventuellement été admis au Temple de la renommée du hockey : le gardien Ken Dryden, les attaquants Yvan Cournoyer, Bob Gainey, Guy Lafleur, Jacques Lemaire et Steve Shutt, ainsi que les défenseurs Guy Lapointe, Larry Robinson et Serge Savard, le « Big Three » de la ligne bleue de Montréal.

Video: Troisième conquête de suite pour le CH en 1977-78

Dryden, Lafleur, Gainey, Robinson et Savard ont remporté un total combiné de 19 trophées individuels au cours de cette période. En 1977-78, Dryden et son adjoint Michel Larocque ont partagé le trophée Vézina, remis à l'époque aux gardiens de l'équipe qui accordait le moins de buts. Lafleur a remporté le trophée Hart à titre de joueur le plus utile, le trophée Art Ross à titre de meilleur pointeur de la ligue et le trophée Lester B. Pearson (aujourd'hui le Ted Lindsay) comme meilleur joueur de la LNH selon un scrutin mené auprès des joueurs. Gainey a quant à lui mis la main sur le trophée Selke à titre de meilleur attaquant défensif de la LNH, alors que Robinson a été le gagnant du trophée Conn Smythe remis au joueur par excellence des séries éliminatoires de la Coupe Stanley.

Peu importe le talent incroyable que l'on retrouvait dans l'édition 1977-78 des Canadiens, Robinson se souvient de quelque chose d'encore plus grand que les statistiques.

« Notre chimie était plus importante que notre talent, a-t-il avancé. Nous passions plus de temps avec les autres joueurs qu'avec nos propres familles. À l'aréna pour les entraînements et les matchs, les voyages… À l'époque, nous n'avions pas de vols nolisés, nous utilisions les vols commerciaux. Je me souviens d'un épisode où nous ne pouvions quitter Chicago, alors nous avons passé huit heures à l'aéroport. Pouvez-vous imaginer tout ce qui a pu se passer alors? »

Robinson a ri alors que les souvenirs de ce qui s'est produit ont refait surface.

« Oh, mon dieu, c'était fantastique. »

Même si tout le monde savait que les Canadiens allaient écraser la compétition presque chaque soir, ce n'était pas le sentiment dans le vestiaire de l'équipe.

« Si l'autre équipe nous battait, leur mois était fait », a dit Shutt, qui a été le deuxième meilleur buteur de l'équipe avec 49 derrière Lafleur (60). « Quand tu es champion, chaque équipe va donner son meilleur contre toi. »

Savard a révélé que même avec la confiance des Canadiens, il y avait une crainte.

« Je n'avais pas l'impression que nous étions si dominants à l'époque, a-t-il dit. Quand je repense à ça aujourd'hui c'était le cas, mais je me souviens que j'avais toujours une crainte. Nous n'étions pas certains de gagner. Nous avions aussi le meilleur entraîneur, pas seulement les meilleurs joueurs. Scotty a aidé des gars comme Guy Lafleur à s'améliorer. »

Cournoyer, le capitaine, a dit : « Nous avions peur de la défaite. Nous respections notre adversaire, toujours. Avec l'équipe que nous avions, si tout le monde faisait son travail, nous savions que nous avions une chance. »

En 1978, les Canadiens ont remporté la Coupe Stanley pour la 21e fois, en défaisant trois autres équipes originales au passage.

Montréal a amorcé les séries avec une victoire de 6-2 à domicile contre les Red Wings de Detroit et a ensuite perdu 4-2 avant d'entamer une séquence de neuf victoires, éliminant Detroit en cinq matchs, balayant les Maple Leafs de Toronto et en gagnant les deux premiers matchs de la Finale de la Coupe Stanley contre les Bruins de Boston.

Les Bruins sont venus de l'arrière pour créer l'égalité 2-2 dans la série avant que Montréal ne signe deux victoires de 4-1 pour remporter la Coupe lors du sixième match au Garden de Boston.

« Neuf gars sont au Temple de la renommée sur cette équipe, mais c'était surtout grâce à Scotty, a affirmé Shutt à propos de Bowman. Scotty savait qu'il n'y avait qu'une seule équipe qui pouvait nous battre et c'était nous. Il s'est assuré que nous ne tombions pas dans une zone de confort.

« C'était son travail derrière le banc. Si quelque chose ne fonctionnait pas, il commençait à changer les trios. Les médias ont commencé à compter le nombre de trios différents qu'il utilisait dans un match. Je me souviens qu'il a utilisé Bob Gainey à la défensive pendant un moment. Il n'avait pas peur des changements. Il mettait les bons gars sur la patinoire au bon moment. Toujours. »

Bowman a clairement appuyé sur tous les bons boutons en 1977-78. Et avec un mélange parfait de joueurs vedettes et de joueurs de soutien dans l'une des plus grandes équipes de l'histoire, il avait tout le talent nécessaire pour obtenir de bons résultats.

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