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Les Canadiens de 1971 ont marqué l'imaginaire de Gretzky

« La Merveille » avait été impressionné par les débuts fracassants de Ken Dryden dans la LNH et le rendement de John Ferguson

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

NASHVILLE - Les Canadiens de Montréal de 1971 ont marqué l'imaginaire du jeune Wayne Gretzky, qui était à l'époque âgé de 10 ans. 

Quarante-six plus tard, les Canadiens de ce printemps-là auraient été le choix de Gretzky comme la plus grande équipe championne de la Coupe Stanley de l'histoire de la LNH. 

Le titre est plutôt revenu aux Oilers d'Edmonton de 1985 à l'issue du scrutin conduit auprès des amateurs de hockey pour lesquels Gretzky était le capitaine. 

« C'est un choix très discutable compte tenu qu'il y a tellement eu de formidables équipes », a admis Gretzky d'emblée, en se disant honoré que les amateurs aient voté pour eux. « Personnellement, si j'avais eu à voter pour une équipe, mon choix se serait arrêté sur notre équipe (Oilers) de 1987. Si j'avais eu à choisir une équipe autre que les Oilers, ç'aurait été les Canadiens avec dans leurs rangs un jeune gardien Ken Dryden ainsi que les Jean Béliveau et John Ferguson qui ont surpris les Bruins de Boston en sept matchs. » 

Appelé à élaborer quant à sa préférence pour les Canadiens de 1971, la Merveille a lancé en s'esclaffant que c'est parce que son voisin était un fan des Canadiens et que lui prenait pour les Bruins. 

« Ç'avait été un superbe parcours des Canadiens parce que les Bruins avaient terminé devant eux au classement en saison régulière. Les Canadiens avaient un jeune gardien qui n'avait joué que six matchs avant le début des séries. Personne ne savait qui était Ken Dryden. 

« Je visionne beaucoup de vidéos des matchs d'antan. Je n'avais pas réalisé l'importance que John Ferguson avait à l'époque. Je savais que c'était un attaquant robuste et physique. Il a été tellement bon dans la Finale. Il avait été un facteur important. Jean Béliveau avait été Jean Béliveau. Je regarde l'équipe qu'ils avaient. Ça n'a pas été la meilleure équipe qui a gagné la Coupe Stanley cette année-là, mais ils ont été le meilleur groupe de joueurs qui a gagné. J'ai retenu la leçon pour plus tard. 

« C'est dans cette optique que j'aurais donné mon vote à cette équipe », a-t-il résumé. 

« Je me répète, c'est très difficile de choisir une seule équipe parce qu'il y a tellement eu d'équipes qui auraient mérité le titre, a-t-il insisté plus tard. Les Rangers de 1994, entre autres. J'espère que les gens réalisent qu'il n'y a pas de mauvais choix. C'est pour alimenter les discussions et le débat entre les amateurs. » 

Gretzky a par ailleurs dit qu'il aurait bien aimé voir les Oilers de 1985 se mesurer aux Penguins de Pittsburgh 1991. 

« C'est un choix facile parce que j'aurais voulu affronter Mario Lemieux. Comme athlète, on veut jouer contre les meilleurs, ça nourrit le feu sacré en vous. J'ai toujours dit que Mario avait été le meilleur joueur que j'ai affronté. Nous nous vouons énormément de respect l'un pour l'autre. Que ce soit à l'âge de 18 ans quand j'ai affronté Guy Lafleur ou à 28 ans quand j'ai joué contre Mario, je voulais me dépasser. » 

Gretzky a élevé le duo de vedettes des Penguins, formé de Sidney Crosby et d'Evgeni Malkin, au rang des meilleurs duos de l'histoire de la LNH, aux côtés de d'autres célèbres comme les Jacques Lemaire et Lafleur, Bryan Trottier et Mike Bossy et Gretzky-Mark Messier. 

Il a dit voir Conor McDavid et Leon Draisaitl des Oilers d'Edmonton comme le prochain duo explosif en devenir. 
L'ancien défenseur vedette Paul Coffey, qui a fait partie de la dynastie des Oilers dans les années 1980, s'est dit très impressionné par le groupe de défenseurs des Predators de Nashville. 

« Les six sont mobiles, ils font de superbes jeux et ils défendent très bien. Ils jouent comme on devrait jouer au hockey. Ils sont fiables, font de bonnes premières passes. Ils permettent aux attaquants de foncer vers le filet adverse. 

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