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Les Blues ont des voisins à imiter

Pendant que les équipes situées à proximité de St. Louis accumulaient les titres, les Blues ne se sont jamais approchés de la Coupe Stanley

par Nicolas Ducharme @NicolasDucharme / Journaliste LNH.com

Avec un gain contre les Bruins de Boston, dimanche lors du match no 6 de la Finale de la Coupe Stanley (20 h HE; TVAS, NBC, CBC), les Blues de St. Louis n'auront pas seulement la chance d'être sacrés champions de la LNH pour la première fois de leur histoire; ils pourraient enfin imiter des voisins qui ont connu leur part de succès. 

Octobre 1967. Les Blues disputent leur tout premier match dans la LNH. À cette époque, il existe dans un rayon de 700 km autour de St. Louis un total de 12 équipes professionnelles dans des circuits majeurs : les Cardinals (MLB) et les Hawks (NBA) de St. Louis; les Chiefs (NFL) et les Athletics (MLB) de Kansas City; les Pacers de l'Indiana (NBA) et les Bulls (NBA), les White Sox (MLB), les Cubs (MLB), les Blackhawks (LNH) et les Bears (NFL) de Chicago; les Reds de Cincinnati (MLB); ainsi que les Packers de Green Bay (NFL).

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Les Blues, qui sont nés à la suite de l'expansion de la LNH qui a aussi vu l'arrivée de cinq autres équipes (les Seals de la Californie, les Kings de Los Angeles, les North Stars du Minnesota, les Flyers de Philadelphie et les Penguins de Pittsburgh), espéraient connaître du succès rapidement, ce qu'ils ont fait en atteignant la Finale de la Coupe Stanley lors de leurs trois premières saisons. Ils ont toutefois été balayés face aux Canadiens de Montréal lors des deux premières Finales, et contre les Bruins de Boston en 1970.

Or, depuis 1967, parmi les 12 équipes professionnelles nommées ci-haut, seuls les Blues n'ont pas été en mesure de donner à leur ville un championnat (les Athletics et les Hawks ont déménagé à Oakland et à Atlanta).

Une attente qui pourrait enfin prendre fin pour les partisans, dont John Oefelein, qui possédait des abonnements de saison au vieux St. Louis Arena pour la toute première campagne des Blues en 1967-1968.

« Plusieurs personnes ont dit qu'ils espèrent vivre assez longtemps pour voir la Coupe Stanley, a dit l'homme de 87 ans. Je n'ai jamais dit ça parce que ça me fait peur. Je ne veux pas mourir l'an prochain! »

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La traversée du désert a été cruelle pour Oefelein et les autres partisans des Blues, qui ont vu les villes voisines connaître du succès, à commencer par les Cardinals, qui ont été sacrés champions de la Série mondiale quatre fois durant cette période (1967, 1982, 2006, 2011). 

Les équipes de Chicago, qui sont reconnues pour avoir une forte rivalité avec celles de St. Louis, ont explosé à partir du milieu des années 80 avec les Bears et leur saison parfaite en 1985. Les années 1990 ont été celles de Michael Jordan chez les Bulls de Chicago, vainqueurs de six titres de la NBA. Les deux équipes de baseball de l'endroit, les White Sox et les Cubs, ont mis fin à des disettes de 87 et 107 saisons, respectivement, pour remporter la Série mondiale en 2005 et 2016 respectivement. Et finalement, les Blackhawks ont remporté la Coupe Stanley en 2010, 2013 et 2015. 

À cette liste s'ajoutent les trois championnats des Reds et les trois des Pacers, tous remportés dans les années 1970, ainsi que les victoires au Super Bowl des Chiefs, en 1969, et des Packers, en 1996 et en 2010, une époque où St. Louis abritait une équipe de la NFL, les Rams, qui sont déménagés à Los Angeles en 2015.

D'ailleurs, les Rams, grâce à leur titre au Super Bowl de 1999, ont ajouté à la longue liste de titres remportés par des équipes de la région, quatre ans après avoir établi leurs pénates à St. Louis.

Ils ne sont pas la seule équipe professionnelle à s'être ajoutée au portrait sportif du Midwest américain dans les années qui ont suivi l'arrivée des Blues dans la LNH. Les Athletics partis, les Royals de Kansas City (MLB) sont nés en 1968 et ont gagné la Série mondiale en 1985 et en 2015. 

Dans la NBA, les Bucks de Milwaukee ont fait leur apparition en 1968 et ont remporté le titre trois ans plus tard. Les Colts d'Indianapolis, déménagés de Baltimore en 1983, ont gagné le Super Bowl en 2006. 

Au total, 29 titres des quatre ligues majeures de sports en Amérique du Nord ont été remportés entre 1967 et 2019 par des équipes situées dans un rayon de 700 km de St. Louis. Aucun ne l'a été par les Blues.

Seuls les Bengals de Cincinnati (NFL), qui ont disputé le premier match de leur existence en 1968, un an après les Blues, connaissent une disette aussi longue que celle des Blues, puisque les deux équipes ont disputé 51 saisons en raison du conflit de travail qui a annulé le calendrier 2004-2005 de la LNH.

Pourtant, les Blues se sont retrouvés en bonne position pour remporter la Coupe Stanley à plusieurs reprises. De 1979-1980 à 2003-2004, ils n'ont jamais raté les séries éliminatoires, mais ils n'ont atteint la troisième ronde qu'à deux occasions lors de ces 25 participations aux séries, s'inclinant avant la Finale chaque fois.

Mais cette année, les Blues ont réussi ce qu'ils n'avaient jamais fait : gagner un match en Finale. Puis un deuxième, et un troisième pour prendre l'avance 3-2 dans la série. L'entraîneur-chef Craig Berube convient que dans ces conditions, ne pas penser trop loin est un défi pour ses joueurs. 

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« C'est difficile pour moi et pour les joueurs de garder les choses dans leur contexte et de rester détendu face à la situation, a déclaré Berube. Nous ne devons cependant pas perdre de vue qu'il reste beaucoup de pain sur la planche pour le match no 6. C'est ma façon de voir les choses et j'espère que les joueurs voient les choses comme moi. »

Pour Oefelein et les habitants de la ville du Missouri, qui attendent depuis si longtemps, on vit d'espoir.

« Je dirais que c'est la plus grande saison (de l'histoire des Blues), parce qu'on s'est rendu si loin, a souligné Oefelein. Mais la réalité, c'est que toutes les saisons sont belles. »

* Avec la contribution du chroniqueur NHL.com Nicholas J. Cotsonika

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