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Les Blue Jackets prennent leur temps avec Pierre-Luc Dubois

John Tortorella se fout des attentes qui pèsent envers l'attaquant québécois

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

MONTRÉAL - Pierre-Luc Dubois a beau avoir été repêché tout juste après Auston Matthews et Patrik Laine au repêchage de 2016, les Blue Jackets de Columbus prendront le temps qu'il faut pour lui permettre de devenir le joueur qu'ils ont vu en lui à l'époque.

Après avoir été retranché au terme de son premier camp d'entraînement alors que la plupart des observateurs s'attendaient à le voir amorcer la saison dans la LNH, le Québécois a forcé la main des Blue Jackets à sa deuxième tentative.

« Les attentes sont tellement élevées à son sujet à cause de son rang de repêchage, a déclaré l'entraîneur des Blue Jackets John Tortorella. C'est de la foutaise, nous n'allons pas nous attarder à ça. Nous allons gérer ça de la bonne manière et l'utiliser selon son rendement.

« Nous nous attendons à tellement de choses des "kids" si tôt dans leur carrière, surtout depuis que la ligue s'est mise à se rajeunir. Je n'embarque pas dans ce battage médiatique. Nous allons l'évaluer chaque jour, lui parler et le conseiller. »

Dubois ne fracasse rien pour l'instant avec deux buts et deux aides en 19 matchs, mais il respecte à la lettre ce que lui demande Tortorella. Cette fiabilité lui a d'ailleurs valu de passer de l'aile au centre du troisième trio dans un rôle un peu plus défensif.

C'est d'ailleurs le centre que Dubois a occupé à ses deux dernières campagnes au niveau junior et il a répété à plusieurs reprises que c'est là qu'il veut faire carrière. 

« Au camp, on m'avait dit que ça se pouvait que je commence à l'aile question de m'adapter un peu, a expliqué le principal intéressé. Quand il m'a parlé de jouer au centre après 12 matchs, j'étais prêt et j'étais content aussi. C'est une bonne occasion pour moi de prouver que je suis un joueur complet. »

Cette promotion, si on peut la définir ainsi, a provoqué chez le jeune espoir une sorte de déclic et il s'est mis à « bouger ses jambes », ce qui l'a rendu plus efficace. Cette phrase peut sonner comme un cliché pour certains, mais Tortorella a véritablement vu une amélioration dans le jeu de son poulain à partir de ce moment.

« Je crois que c'est son père - Éric, l'entraîneur adjoint du Moose du Manitoba (AHL) - qui lui a fait remarquer, a déclaré Tortorella. Quand il était son entraîneur, il ne bougeait pas ses jambes et c'est encore ce qui lui causait des ennuis en début de saison. 

« Je n'étais pas certain si j'allais l'utiliser au centre si tôt dans la saison parce que c'est beaucoup plus de responsabilités. Mais j'ai pu voir qu'il s'est mis à bouger ses jambes dès ce moment. J'en dois une à son père sur celle-là. »

Un bon pensionnaire

Dès cet été, l'autre Québécois de la formation David Savard avait proposé à Dubois de venir habiter chez lui avec sa conjointe et ses deux enfants de deux ans et un an. L'expérience a été concluante lors du camp d'entraînement et les deux compatriotes ont décidé de la poursuivre tout au long de la saison.

Même s'il n'a pas eu la même chance à son année recrue, Savard tenait à faciliter la vie de son nouveau coéquipier. Et il a par le fait même obtenu un gardien d'enfants à faible coût.

« Ça va super bien pour l'instant, il est assez tranquille et il ne réveille pas les enfants, a lancé Savard en riant. C'est quelque chose qui peut être intéressant au lieu de se retrouver loin de la maison tout seul dans un appartement à ne pas trop savoir quoi faire. »

De cette manière, Dubois peut se concentrer uniquement sur le hockey... et sur sa corvée de vaisselle à l'occasion. 

« Ça va de mieux en mieux, a dit le numéro 18 des Jackets. Ça m'aide beaucoup d'habiter chez David, lui et sa famille sont là pour moi. Je m'adapte tranquillement. Plus ça avance, mieux je me sens. »

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