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Les Blackhawks se retrouvent en territoire connu

Les champions en titre restent confiant de pouvoir remonter la pente contre les Blues

par Brian Hedger / Correspondant LNH.com

CHICAGO -- Les Blackhawks de Chicago sont en territoire familier dans la série du premier tour de l'Association de l'Ouest qui les oppose aux Blues de St. Louis.

Les champions en titre de la Coupe Stanley tirent de l'arrière 2-1 dans la série quatre-de-sept à l'approche du quatrième match qui sera disputé mardi au United Center (21h30 HE; TVA Sports, SN, NBCSN, FS-MW, CSN-CH), mais c'est là un scénario qu'ils ont vécu 10 fois depuis que l'entraîneur Joel Quenneville s'est retrouvé à la barre de l'équipe en 2008-09.

Les Blackhawks ont remporté sept de ces 10 séries, réalisant l'exploit deux fois en finale de la Coupe Stanley (en 2013 et en 2015). Ils ont alors affiché un dossier cumulatif de 24-8 dans les matchs no 4 à no 7. Ils ont donc bâti un niveau de confiance dans ce contexte qu'aucune autre équipe dans la LNH ne peut se targuer d'avoir.

« Il suffit de regarder ce que nous avons fait par le passé et à quel point nous avons connu du succès à revenir de déficits dans différentes séries; cela témoigne du caractère qu'il y a dans ce vestiaire, aussi bien au sein du personnel d'entraîneurs que chez tous les joueurs », a fait remarquer l'attaquant Andrew Shaw, lundi, une journée après que les Blackhawks eurent été défaits par les Blues dans le troisième match de la série. « Nous nous inspirons les uns les autres et nous nous tenons toujours ensemble malgré les hauts et les bas, et nous finissons toujours par avoir le dessus, on dirait. »

Ces paroles sont appuyées par les statistiques.

Quenneville en est à sa huitième présence de suite en séries à la barre des Blackhawks. Durant cette séquence, Chicago a montré une fiche de 43-14 dans les matchs no 4 à no 7 d'une série, peu importe la situation après trois rencontres. Les Penguins de Pittsburgh, qui montrent un dossier de 22-19 lors des quatre derniers matchs d'une série durant cette période de temps, ont la deuxième plus belle fiche dans ce contexte.

Chicago a par ailleurs une fiche de 26-6 dans les matchs no 4 à no 7 au cours des trois dernières années, dont 15-1 au United Center, endroit où aura lieu le quatrième match de la présente série.

Les Blackhawks se sont servis de cette détermination hors du commun pour remporter la Coupe Stanley trois fois au cours des six dernières années, ce qui explique pourquoi personne au sein de l'équipe ne semble inquiet pour le moment. Chicago avait notamment perdu les deux premiers matchs de la série du premier tour contre St. Louis en 2014 avant de remporter les quatre rencontres suivantes et ainsi passer au tour suivant.

Le vétéran attaquant Andrew Ladd n'était pas avec les Blackhawks pendant cette série-là, mais il était là lorsque l'équipe a remporté le championnat en 2010. Ce printemps-là, Chicago s'était retrouvé en déficit de 2-1 face aux Predators de Nashville au premier tour et avait signé la victoire dans les trois rencontres suivantes pour ainsi poursuivre son chemin.

Le niveau de confiance des Blackhawks était encore à bâtir à ce moment-là. Il s'est pleinement développé depuis. Ladd a remarqué à quel point cette confiance a grandi lorsqu'il est retourné à Chicago dans le cadre de la transaction complétée le 25 février avec les Jets de Winnipeg.

« Je crois que c'est parce que les gars dans le vestiaire ont confiance, et aussi parce qu'ils comprennent à quel point le prochain match est important, a dit Ladd. Nous avons confiance en ce sens que nous savons que si nous jouons comme nous en sommes capables, nous nous donnerons d'excellentes chances de remporter le match. C'est encore ce genre d'opportunité qui se présente à nous pour le match qui s'en vient, et nous tenterons de rehausser notre niveau d'émotions en fonction de l'enjeu afin d'être prêts. »

Quenneville a remarqué l'attitude qui caractérise son noyau de vétérans. Ceux-ci retirent beaucoup de fierté du fait qu'ils sont une équipe difficile à éliminer, qui force l'adversaire à afficher son meilleur niveau pour y arriver.

« Il y a des ajustements [au niveau de la stratégie] que tu essaies de faire et de mettre de l'avant, mais en bout de ligne, il faut surtout travailler plus fort et mieux jouer que le joueur à qui tu seras opposé pendant tout le match ou presque, a souligné Quenneville. Bien des fois, c'est à ça que ça se résume. Nous savons que plus les matchs sont importants, plus il faut être à la hauteur du défi, et nous avons plusieurs joueurs qui semblent aimer relever des défis du genre. »

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