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L'ère Bruce Cassidy s'amorce chez les Bruins

Le nouvel entraîneur demande plus de vitesse et de responsabilité de ses joueurs

par Amalie Benjamin @amaliebenjamin / LNH.com

BOSTON - Ç'a été la première journée d'une nouvelle ère, la première journée sans conférence de presse ni controverse ou congédiement d'un entraîneur. Ç'a été la première journée de Bruce Cassidy à la place de Claude Julien, la chance pour lui d'orchestrer la relance les Bruins de Boston.

Les préceptes ont été mis en place mardi quand Cassidy, le nouvel entraîneur par intérim de l'équipe, a dirigé sa première séance d'entraînement. Mercredi, il a été le véritable maître à bord, à la tête de son équipe et avec sa façon de faire. C'était trop tôt pour porter un jugement.

Mais au moins ç'a été un début.

« Nous ne réinventerons pas la roue », avait affirmé Cassidy à la suite de sa nomination, mardi. « J'estime qu'il y a beaucoup de choses positives déjà en place. Nous allons tenter de faire des ajustements dans quelques aspects - dans notre zone, en matière de relance plus rapide, et à l'attaque j'espère, question de se montrer plus habiles à saisir les occasions. C'est plus facile à dire qu'à faire. »

Le message a été redéfini mercredi dans l'espoir de solutionner le manque de hargne des Bruins devant le but et le manque de résultat à l'attaque, malgré que l'équipe figure parmi celles qui décochent le plus de tirs par match (34,5 en moyenne).

Il sollicite une plus grande contribution offensive des joueurs de soutien. Il encourage les défenseurs à se porter davantage à l'attaque. Il veut renforcer le sentiment d'imputabilité chez tous ceux qui ne jouent pas à la hauteur de leur potentiel.

« Je veux voir les gars utiliser davantage leurs aptitudes, se faire plus confiance afin de se créer de l'espace en zone offensive, surtout contre les équipes qui préconisent un style de couverture individuelle, a élaboré Cassidy. Ils sont avec nous pour une raison, parce qu'ils ont des aptitudes. Je veux qu'ils utilisent leur talent, que ce soit leur vitesse, leur force physique ou leur intelligence au jeu, ou tout ça mis ensemble. Ils doivent avoir confiance en leurs moyens… sans tenter des jeux à risques élevés. »

C'est le plan, à tout le moins.

« Nous avons eu des bribes », a dit l'attaquant David Backes au sujet des stratégies de Cassidy. « Il apprécie certainement d'enseigner et il met l'accent sur les détails que nous pouvons améliorer. Ça fait deux jours d'entraînement à un rythme soutenu. Nous devrons fournir un meilleur effort que nous l'avons fait afin d'avoir plus de succès dans une ligue très compétitive. Le message a été envoyé : le statu quo ne sera pas suffisant. »

Le concept est de favoriser une exécution plus rapide de tous les exercices à l'entraînement. Comme ça, Cassidy croit que l'équipe jouera davantage sur le bout des orteils que sur les talons.

Cassidy juge qu'un de ses atouts est qu'il connaît plusieurs jeunes joueurs qu'il a dirigés à Providence. Comme l'attaquant Ryan Spooner qu'il va tenter de relancer.

« J'ai bâti une relation avec la plupart des joueurs et j'estime que c'est positif. Je dois poursuivre dans la même voie. La Ligue américaine de hockey n'est assurément pas la Ligue nationale. Je dois agir différemment, mais ça reste du 'coaching'. Vous devez toujours enseigner aux joueurs et les motiver. Je souhaite donc qu'il existe un respect mutuel entre les joueurs et moi parce que j'étais déjà dans l'entourage de l'équipe. »

Aucune décision ne sera prise en regard de la succession de Julien pour la saison 2017-18 avant la conclusion de cette saison, comme l'a indiqué le directeur général des Bruins Don Sweeney. À Cassidy de faire ses preuves et on le considérera comme un des candidats que Sweeney va avoir dans sa mire.

Cassidy, qui a dirigé les Capitals de Washington en 2002 et en 2003 à l'âge de 37 ans, n'a jamais caché son désir d'effectuer un retour derrière le banc d'une équipe de la LNH. Il l'avait mentionné à Julien avant d'être intégré au groupe d'entraîneurs cette saison, en provenance de l'équipe-école de Providence.

À ce moment, il avait indiqué qu'il n'avait pas de plan précis en tête afin de réaliser son objectif.

Mais le moment est arrivé pour lui. C'est son équipe.

Que peut-il donc faire que Julien n'a pas fait? Que peut-il apporter que Julien ne pouvait pas?

« Nous le saurons bien assez tôt », a répondu Cassidy.

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