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L'élimination hâtive des Rangers laisse perplexe

Les dirigeants doivent soupeser si l'équipe plafonne, voire régresse

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

NEW YORK - L'heure est aux bilans chez les Rangers de New York. Les dirigeants doivent soupeser si l'équipe plafonne, voire régresse.

Il y a deux ans, les Rangers ont participé à la finale de la Coupe Stanley. L'an dernier, ils ont été du carré d'as en atteignant la finale de l'Association de l'Est. Cette année, l'élimination hâtive au premier tour des séries éliminatoires a de quoi laisser perplexe.

Comme l'a soulevé le joueur de centre québécois Derick Brassard samedi, « c'est la manière que nous avons perdu qui est plate ».

Les Rangers ont été surclassés par les Penguins de Pittsburgh. Vrai que les "Penguins volants" sont survoltés actuellement. La série a toutefois mis en lumière la grande vulnérabilité des Rangers quand leur gardien Henrik Lundqvist n'est pas au sommet de son art. Ça vous fait penser à une équipe du Québec?

Les Rangers et les Canadiens de Montréal sont effectivement du même moule, même hormis l'importance démesurée qu'ont Lundqvist et Carey Price devant le filet.

Les Rangers ont leur noyau de joueurs - les Rick Nash, Derick Brassard, Mats Zuccarello, Ryan McDonagh et Lundqvist - sous contrat pour au minimum les deux prochaines saisons. Lundqvist est associé avec l'équipe jusqu'en 2020-21.

Six vétérans pourraient quitter après avoir écoulé leur dernière année contractuelle : les attaquants Eric Staal, Dominic Moore et Viktor Stalberg, les défenseurs Keith Yandle et Dan Boyle ainsi que le gardien réserviste Antti Raanta.

L'acquisition de Staal à la date limite des échanges le 29 février, comme joueur de location, s'est avéré un fiasco. L'attaquant âgé de 31 ans n'a pas récolté de point en cinq rencontres en séries, tout en présentant un différentiel en défense de moins-7. Il a grandement ralenti et les Rangers n'essayeront sans doute pas de retenir ses services. Il pourrait avoir de la difficulté à trouver preneur sur le marché des joueurs autonomes sans compensation. Boyle pourrait avoir disputé son dernier match dans la LNH, à l'âge de (bientôt) 40 ans.

Ce qui complique la tâche des dirigeants, c'est que la relève ne foisonne pas. L'équipe-école de la Ligue américaine de hockey n'a pas participé aux séries cette saison. L'organisation a aussi sacrifié beaucoup d'avenir afin de se donner une chance de faire un bout de chemin en séries au cours des deux dernières saisons.

L'an dernier, les Rangers ont acquis le défenseur Yandle des Coyotes de l'Arizona ainsi que le défenseur Chris Summers et un choix de quatrième tour en 2016, cédant en retour le défenseur John Moore, l'espoir québécois Anthony Duclair ainsi que des choix de premier tour en 2016 et de deuxième en 2015. Duclair a connu une saison prometteuse chez les Coyotes.

Cette année, ils ont obtenu Staal des Hurricanes de la Caroline en retour de choix de deuxième tour en 2016 et en 2017, ainsi que l'espoir finlandais Aleksi Saarela.

Avec comme résultat qu'ils ne réclameront pas d'espoirs avant le troisième tour de la séance de repêchage 2016 de la LNH, s'ils n'améliorent pas leur rang de sélection d'ici les 24 et 25 juin.

Ils peuvent toujours se tourner vers le marché des joueurs autonomes, au début de juillet. Mais ils ne disposent d'environ 20 millions $ de disponibles sur la masse salariale en vue de la saison prochaine, selon le site Internet generalfanager.com. Cela avant la renégociation des contrats des quatre jeunes de l'équipe admissibles au statut de joueur autonome avec compensation, soit les attaquants Chris Kreider, Kevin Hayes, J.T. Miller et le défenseur Dylan McIlrath.

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