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30 en 30: Les grands enjeux chez le Wild du Minnesota

Minnesota souhaite que l'arrivée de l'entraîneur Bruce Boudreau et l'ajout de robustesse à l'attaque amélioreront le sort de l'équipe en séries

par Dan Myers / Correspondant NHL.com

LNH.com propose une analyse en profondeur de chacune des 30 équipes pendant tout le mois d'août. Aujourd'hui, le Wild du Minnesota.

Le Wild du Minnesota est une des sept équipes de la LNH qui ont participé aux séries de la Coupe Stanley à chacune des quatre dernières saisons. Il n'a toutefois jamais réussi à franchir la deuxième ronde des séries de l'Association de l'Ouest depuis 2003.

L'équipe compte sur son nouvel entraîneur Bruce Boudreau et sur quelques ajustements à l'alignement afin de l'aider à progresser.

Le Wild du Minnesota est une des sept équipes de la LNH qui a participé aux séries de la Coupe Stanley à chacune des quatre dernières saisons. Il n'a toutefois jamais réussi à franchir la deuxième ronde des séries de l'Association de l'Ouest depuis 2003.

L'équipe compte sur son nouvel entraîneur Bruce Boudreau et sur quelques ajustements à l'alignement afin de l'aider à progresser.

Boudreau a été embauché le 7 mai après avoir passé en partie cinq saisons avec les Ducks d'Anaheim. Le 1er juillet, le Wild a aussi conclu des ententes avec les attaquants Eric Staal et Chris Stewart, ainsi qu'avec le gardien de but Alex Stalock.

Voici quatre raisons d'être optimiste cette saison.

1. Un gagnant derrière le banc

Boudreau a remporté huit titres de sections en neuf saisons à titre d'entraîneur des Capitals de Washington et des Ducks. Il est l'entraîneur qui a atteint le plus rapidement la barre des 400 victoires (en 663 matchs) dans l'histoire de la LNH, le 5 mars dernier. Il fait partie des sept entraîneurs qui ont remporté au moins 200 matchs avec deux équipes différentes et son pourcentage de victoire de 0,659 est le plus élevé parmi les entraîneurs actifs dans la LNH.

« Dès que Bruce s'est libéré et que nous avons eu la chance de le rencontrer, nous voulions à tout prix nous entendre avec lui », a commenté le directeur général du Wild Chuck Fletcher le 10 mai. « On a rarement l'occasion d'engager un entraîneur de son calibre. »

 Les succès de Boudreau en saison régulière pourraient agir comme un baume sur le Wild, qui a obtenu le plus de points dans son histoire en 41 matchs (52) avant de tomber en panne sèche et de présenter un rendement de 1-11-2 du milieu du mois de janvier au début de février, ce qui a finalement coûté son poste à Mike Yeo. Il a fallu une séquence victorieuse de six matchs en fin mars et de l'aide extérieure afin de permettre au Wild de décrocher l'ultime place en séries de l'Association de l'Ouest.

2. De la profondeur en défense

La force du Wild réside dans la profondeur de sa brigade défensive, Ryan Suter, Jared Spurgeon, Marco Scandella et Jonas Brodin étant tous sous contrats pour une longue durée.

Suter a affiché un temps de glace moyen de 28 : 35 minutes la saison dernière, soit le deuxième plus élevé parmi les défenseurs. Il demeure un des meilleurs défenseurs de la Ligue et pourrait être encore meilleur si Boudreau trouve le moyen de réduire son temps de glace.

Spurgeon, Scandella et Brodin ont tous 26 ans ou moins. Matt Dumba (22 ans) et Mike Reilly (23 ans) sont en train de s'établir dans la Ligue et ils auront de la compétition de Christian Folin et de l'espoir Gustav Olofsson.

Le 28 juillet, Dumba, à titre de joueur autonome avec compensation, a paraphé une prolongation de contrat de deux ans, ce qui permettra au Wild de bien évaluer le jeune défenseur avant qu'il n'atteigne sa pleine autonomie.

« Nous entretenons de grandes attentes à son endroit », a confié l'adjoint au directeur général du Wild Brent Flahr. « À notre avis, Dumba peut améliorer sa production offensive et nous espérons qu'il continuera de travailler fort et de progresser. Son tour viendra et la prochaine fois, souhaitons-le, il s'entendra à long terme avec le Wild. »

3. De la robustesse à l'attaque

Staal (6 pieds 4 pouces, 205 livres) et Stewart (6 pieds 2 pouces, 231 livres) ajoutent du poids à une formation à l'attaque qui en avait bien besoin. Le Wild misera sur ces joueurs, épaulés par Charlie Coyle (6 pieds 3 pouces, 218 livres) et Mikko Koivu (6 pieds 3 pouces, 215 livres), pour réaliser le sale boulot le long des bandes et repérer les attaquants plus petits et plus rapides du Wild, tels que Mikael Granlund (5 pieds 10 pouces, 184 livres), Erik Haula (6 pieds, 193 livres) et Jason Zucker (5 pieds 11 pouces, 185 livres).

Ces nouveaux venus stabilisent l'alignement du Wild, ce qui n'était pas le cas ces dernières années.

4. De l'expérience devant le filet

 Au début de la saison morte, plusieurs croyaient que le Wild trouverait un moyen d'échanger le gardien de but substitut Darcy Kuemper. Ce dernier, qui devrait devenir joueur autonome sans compensation après cette saison, a prouvé qu'il peut être un bon gardien de but partant dans la LNH. Puisque Devan Dubnyk est déjà lié à l'équipe par un contrat à long terme, Kuemper semble destiné à un second rôle, du moins au Minnesota.

En n'échangeant pas Kuemper, le Wild peut compter sur deux gardiens de but fiables. Dubnyk a entrepris 39 rencontres consécutives après avoir été échangé au Minnesota par les Coyotes de l'Arizona, il y a deux saisons. En 2015-16, Dubnyk a participé à 67 rencontres, soit le deuxième plus grand nombre de parties jouées par un gardien dans la LNH. Il a toutefois célébré son 30e anniversaire le 4 mai et l'équipe se devra de trouver une façon d'accorder un plus grand nombre de départs à Kuemper.

En plus de conserver les services de Kuemper, le Wild a conclu une entente d'un an à deux volets avec Stalock. Ce dernier devrait jouer énormément avec l'équipe d'Iowa dans la Ligue américaine de hockey (LAH) et être une police d'assurance dans l'éventualité qu'il arrive quelque chose à Dubnyk ou à Kuemper.

Voici trois grandes questions auxquelles le Wild fait face :

1. À quel point Eric Staal pourra-t-il contribuer aux succès de l'équipe?

La dernière saison de 30 buts de Staal remonte à 2010-11, alors qu'il avait compté 33 buts avec les Hurricanes de la Caroline. Depuis, sa production offensive n'a cessé de diminuer au cours des quatre dernières saisons. Ses 13 buts et 39 points en 83 matchs avec les Hurricanes et les Rangers de New York représentent ses plus faibles résultats offensifs en carrière depuis sa saison recrue de 2003-04, alors qu'il avait obtenu 31 points.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce ralentissement. Staal bénéficiait de peu de soutien en Caroline. Après que Staal eut été échangé à New York, son rôle et sa position dans sa nouvelle équipe n'ont pas été clairement définis.

Il ne devrait pas revivre cette situation au Minnesota. Les observateurs sont d'avis que Boudreau va placer Staal en bonne position de connaître du succès, peut-être en le faisant jouer sur le trio de Zach Parise, d'où devrait provenir une grande partie de la production offensive de l'équipe.

2. Sous quelle forme se présentera Jason Pominville?

Après avoir marqué 30 buts à sa première saison complète avec le Wild en 2013-14, Pominville n'a obtenu que 18 buts en 2014-15 et 11 buts la saison précédente, son pire total en carrière dans la LNH. Pominville a dû patienter 22 matchs avant de pouvoir enfin célébrer son premier but de la saison. Il a ensuite marqué quatre buts en 12 matchs, avant de tomber de nouveau en panne sèche pendant 16 matchs.

 

Le succès qu'a connu Pominville avec Erik Haula et Nino Niederreiter en fin de saison a néanmoins de quoi réjouir le Wild. Ce trio a été le meilleur du Minnesota en fin de saison régulière et en séries éliminatoires, Pominville marquant quatre buts et obtenant sept points dans une série de première ronde perdue en six matchs aux mains des Stars de Dallas.

Boudreau devrait fort probablement conserver ce trio en début de saison dans l'espoir de profiter d'une hausse de production offensive de Pominville.

3. Boudreau parviendra-t-il à conjurer le mauvais sort en séries éliminatoires?

Boudreau présente une fiche de 41-39 en séries éliminatoires, dont un rendement de 1-7 en situation de match no 7. Il pourrait laver sa réputation en trouvant ce qui fait défaut et en s'ajustant en conséquence.

« L'issue d'un match no 7 se joue souvent sur un coup de dé et j'étais bien conscient du sort qui me serait réservé si nous perdions notre match no 7 [à Anaheim la saison dernière] », a déclaré Boudreau le 10 mai. « Mais je crois que le destin finit toujours par sourire aux gens qui travaillent d'arrache-pied. Et même si une porte s'est fermée devant moi, une autre s'est ouverte. C'est une nouvelle aventure extraordinaire que je me réjouis d'entreprendre. »

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