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Le stress augmentera chez les joueurs du CH après le départ de Jerabek

L'entraîneur Claude Julien souligne leur professionnalisme malgré les défaites qui s'accumulent

par LNH.com @LNH_FR

BROSSARD - Le départ de Jakub Jerabek aux Capitals de Washington, mercredi, devrait paver la voie à plusieurs autres chez les Canadiens de Montréal.

Le niveau d'anxiété va augmenter chez quelques joueurs à mesure qu'on va approcher de la date limite (lundi 15 h HE).

« Je suis passé par là. Je sais ce que c'est », a souligné mercredi l'attaquant Phillip Danault, qui a été une bonne prise des Canadiens la dernière fois qu'ils ont été des vendeurs à la date limite, en 2015.

Danault tentait de faire sa place chez les Blackhawks de Chicago et il ne s'attendait pas du tout à se retrouver sous d'autres cieux quand on lui a annoncé qu'il prenait le chemin de Montréal, dans la soirée du 26 février 2015.

En retour, les Blackhawks ont mis la main sur les attaquants Dale Weise et Tomas Fleischmann.

Un coup fumant comme le directeur général Marc Bergevin va tenter d'en faire au cours des prochaines journées.

En attendant, Danault a dit ne pas trop craindre d'être impliqué dans une transaction avant lundi.

« Mais on ne sait jamais. Depuis Chicago, j'aurai toujours un doute. »

Le CH a cédé le défenseur Jerabek aux Capitals, obtenant en retour un choix de cinquième tour en 2019.

« Il y a quelques raisons pour lesquelles nous avons pris la décision, a expliqué Julien. La première, il aurait pu se prévaloir du statut de joueur autonome sans compensation à la conclusion de la saison. La deuxième, nous trouvons que nous avons beaucoup de défenseurs du même moule.

« C'était la chance pour nous d'obtenir quelque chose en retour d'un joueur que nous n'étions pas assurés de remettre sous contrat. »

En 25 matchs à sa première saison dans la LNH, l'arrière âgé de 26 ans a récolté quatre points, un but et trois passes.

Video: MTL@BOS: Jerabek marque son premier but dans la LNH

Non repêché, il avait signé un contrat d'une saison le 1er mai 2017. Il peut toujours obtenir le statut de joueur autonome sans compensation le 1er juillet.

« J'ai trouvé qu'il avait connu une bonne adaptation au hockey nord-américain, a mentionné Julien. Il a la chance de joindre les rangs d'une équipe qui va participer aux séries éliminatoires. »

Les Capitals (34-19-7, 75 points), qui ont également échangé leur choix de troisième ronde en 2018 aux Blackhawks de Chicago en retour du défenseur Michal Kempny lundi, sont premiers dans la section Métropolitaine, un point devant les Penguins de Pittsburgh (35-22-4). Ils rendent visite aux Panthers de la Floride jeudi (19 h 30 HE, TVAS, FS-F, NBCSWA, NHL.TV).

Jerabek avait entamé la saison avec Laval dans la Ligue américaine de hockey, récoltant 11 points (un but, 10 aides) en 17 matchs, en plus de présenter un différentiel en défense de plus-10. Ses anciens coéquipiers ont eu de bons mots à son endroit.

« C'est un bon gars d'équipe, un travaillant et un excellent joueur. Il va bien faire avec les Capitals », a affirmé son compatriote tchèque Tomas Plekanec.

« C'est un défenseur qui joue avec sang-froid et qui fait de bonnes premières passes », a ajouté le capitaine Max Pacioretty, en réitérant qu'il fera abstraction des rumeurs au cours des prochaines journées afin de centrer ses efforts à aider l'équipe à renouer avec le succès.

Une barrière aidante

Le défenseur Joe Morrow a fait remarquer que c'est une première pour lui de faire partie d'une équipe vendeuse à la date limite.

« C'est un état d'esprit différent, mais notre devoir comme joueurs est de nous présenter au travail afin d'aider l'équipe à mieux faire », a-t-il dit.

Morrow a dit qu'il n'est pas du genre insécure et que la barrière de la langue l'aide à composer avec la nouvelle situation.

« Je ne comprends absolument rien du français. Parfois, je vais voir une image de moi à la télévision, mais je n'ai aucune idée de ce qu'on dit. C'est une bonne chose, mais également une mauvaise. Vous espérez qu'on dit des choses positives sur vous, a-t-il noté. Personnellement, je compose bien avec les médias. Je comprends que les journalistes ont des reportages à faire, qu'ils soient positifs ou négatifs. Ça fait partie du métier, vous devez l'accepter.

« Je peux par contre comprendre que dans une ville comme Montréal, où tout est scruté à la loupe, ce soit difficile à gérer pour des joueurs que ça pourrait affecter. »

Julien a souligné le professionnalisme dont ses troupiers font preuve malgré les défaites qui s'accumulent.

« La frustration est forte après les matchs, mais ce que j'apprécie de notre groupe c'est qu'il se remet au travail dès le lendemain, a-t-il avancé. Nous aurions pu remporter le match contre les Flyers. Ce n'est pas parce que nous avons été mauvais. J'estime que nous jouons beaucoup de malchance. C'est ce genre de saison pour nous. Ce n'est pas facile, mais nous espérons que les joueurs vont s'endurcir la couenne. Les aspects positifs vont peut-être être ressentis plus tard, mais nous avons la chance de grandir et de nous améliorer au travers des épreuves. »

Les Canadiens (22-29-8, 52 points) ont 13 points de retard sur les Blue Jackets de Columbus et la deuxième place de quatrième as qui donne accès aux séries éliminatoires de la Coupe Stanley dans l'Association de l'Est. Ils affrontent les Rangers de New York au Centre Bell jeudi (19 h 30 HE, TSN2, RDS, MSG 2, NHL.TV).

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