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Le plateau des 1000 matchs pour John Tortorella

L'entraîneur des Blue Jackets est le premier Américain à atteindre la marque dans la LNH

par Craig Merz / Correspondant NHL.com

COLUMBUS -- John Tortorella adore parler de ce qu'il appelle « le processus » de développement des joueurs.

Il a dirigé le Lightning de Tampa Bay vers la conquête de la Coupe Stanley en 2004 à sa troisième saison à la barre et il dit souvent que les étapes qui ont mené vers le triomphe ont été plus satisfaisantes sur le plan personnel.

« Remporter la Coupe Stanley n'a pas représenté le moment le plus exaltant de ma carrière », raconte l'entraîneur des Blue Jackets de Columbus. « Ç'a été tout le processus qui nous a conduits jusqu'à la victoire ultime. »

C'est comme si Tortorella ne prenait pas le temps d'apprécier ses accomplissements. Ce n'est pourtant pas le cas.

Quand les Blue Jackets accueilleront les Devils du New Jersey au Nationwide Arena samedi (19h, HE; MSG+2, FS-O, NHL.TV), il va être le premier Américain à atteindre le plateau des 1000 matchs comme entraîneur dans la LNH.

« Je suis très choyé d'être entouré de gens qui ont cru en moi et qui m'ont accordé une chance. Plusieurs bons entraîneurs n'obtiennent jamais d'occasion », est-il cité sur le site Internet des Blue Jackets.

« Un millier de matchs veut dire que vous avez eu des chances. Des gens vous ont fait confiance pour diriger leur équipe et j'ai évidemment côtoyé plusieurs bonnes personnes afin de pouvoir durer longtemps de la sorte. »

Tortorella est le 26e entraîneur, le 10e actif, qui atteint la marque des 1000 matchs. À l'âge de 57 ans, il affiche un palmarès de 474-402-123 en 15 saisons dans la LNH. Son dossier depuis qu'il a remplacé Todd Richards à la barre des Blue Jackets, le 21 octobre, est de 28-27-8.

Tortorella sait ce que c'est d'être congédié. Il a dirigé le Lightning entre les années 2000 et 2008, les Rangers de New York entre 2008 et 2013 (il a été le pilote par intérim des Rangers pendant quatre matchs en 2000) et les Canucks de Vancouver pendant une saison en 2013-14.

Après avoir quitté les Canucks, il se demandait s'il obtiendrait une autre chance.

Son ami de longue date, le président des opérations hockey des Blue Jackets John Davidson la lui a procurée, tard dans la soirée du 20 octobre à la suite de la septième défaite d'affilée de l'équipe en ouverture de la saison régulière. Le lendemain matin, Tortorella était présenté comme le nouvel entraîneur de l'équipe.

Il dit que le temps lui a enseigné d'être davantage à l'écoute et de communiquer davantage avec les joueurs.

Le joueur de centre des Blue Jackets Brandon Dubinsky, qui a évolué sous les ordres de Tortorella à New York, souligne qu'il a déjà eu des prises de bec avec lui, même si tous deux poursuivent le même objectif.

« Il est intense et je le suis, souligne-t-il. Il a à coeur les succès du groupe et c'est la même chose pour moi. Nous voulons tous les deux gagner. Il y a consensus là-dessus, mais nous ne nous entendons pas sur tout. Il nous arrive d'avoir des discussions animées dans ce temps-là. »

Tortorella, qui pilotera Équipe États-Unis au tournoi de la Coupe du monde de hockey en septembre, est le quatrième entraîneur qui franchit le plateau des 1000 matchs cette saison, après Alain Vigneault des Rangers (11 décembre), Dave Tippett des Coyotes de l'Arizona (2 février) et Mike Babcock des Maple Leafs de Toronto (4 février).

L'enthousiasme de Tortorella n'est pas entaché, même si les Blue Jackets ne prendront pas part aux séries éliminatoires cette saison.

« Ce n'est pas ce que les gens veulent entendre parce que c'est ce qu'on leur répète depuis plusieurs années ici. Mais l'équipe est en processus de développement, martèle-t-il. Il faut faire beaucoup d'enseignement. C'est ce qui vous accapare le plus, mais c'est une tâche agréable. »

 

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